‹ Etude sur la vaccination ou L'inoculation du virus-vaccin (cow-pox) [microforme]Chapitre 5 sur 10 · D: COM: IN LA VACC'NAT:ON A AUGMENTÉ LA MORTALITÉ DES ENFANTS · texte numérisé non relu

D: COM: IN LA VACC'NAT:ON A AUGMENTÉ LA MORTALITÉ DES ENFANTS

(Extrait du ra; part du Régistrateur-général, intitulé ‘* Mortalité par la vaccination,” No. 433, session 1878, pulié par l'orlre d'la Chambre des Communes.) j

LA VACCINATION. 1f

« Moyenne de l1 mortalité annuelle causée chez les enfants âgts de moins d’un an par 15 maladies spéciales qui sont inoculables ou deviennent plus fréquentes par la vaccination.”

Avant l'acte de la vaccination—1847-53. Mortalité des enfants, 1847 sesssuss à ssssesnss saponee conoee svouvocovees 62,619 Sur une population de 17,927,C09. Vaccination obligatoire—18#854-67.

Mortalité des enfants, 1854 ses os so 73,000 do 1BOT sovoon ce sovnsovos vovose soso 92,827 Sur une population de 20,066,224 Vaccination par contrainte—1868-75 :

Mortalité des enfants, 1868, seu, seses soc sous 96,282

do BTS sussnnse ess sosvovsos soso 100,173 Sur une population de ?22,712,266

Ainsi, tandis que la population de l'Angleterre s'est accrue de 18 à 23 millions, la mortalité causée chez les enfants par 15 maladies spéciales s'est élevée durant la même période, de 63,000 à 106,000. Si la mortalité avait marché de pair avec la population, les décès en 1875 n'auraient été que de 80,000 ; c'est-à-dire qu’en 1875, il est mort en Angleterre 26,000 enfants qui auraient vécu si la vaccination eut été æussi peu en vogue qu'en 1847.

Sur 89,000 décès par la variole, mentionnés dans ce rapport (No. 433), 43,000 étaient des enfants d’au-dessous de 5 ans, alors que la vaccination rendue compulsoire par la loi, devait leur garantir une protection parfaite.”

Sans aller plus loin, nous savons qu'ici depuis 10 ans. on a vacr'né plus que par le pas:é, et la variole n’a pas cessé d'exister, et ses ravages n’en ont pas moins été en augmentant d'année en année. Eh !le Bureau de santé ne nous fournit-il pas une preuve de ce fait, lorsqu'on voit chaque semaine, par les rapports de l’Officier de santé, que le nombre de: ‘‘écès causés par la variole est de près de 20 par cent sur le total des décès ? Les rapports du bureau de santé ne nous fournissent pas toujours un compte exact des statistiques vitales, les statistiques elles-mêmes sont le plus souvent fausses ; mais elles donnent tout de même àréfléchir.

Pour faire voir combien la variole fait de ravages parmi nous, je citerai quelques-uns de ces rapports hebdomadaires que j'emprunte aux diverses éditions de ‘‘ la Patrie ” du 7 octobre dernier (1879) : ‘ Sur 71 décès, 11 ont été causés par la variole ” ; du 11 octobre : “Sur 59, 8 sont morts de la variole ; ” du 4 novembre :. ‘‘ Sur 40,6 sont morts de la variole” ; du 18 novembre : ‘Sur 53 personnes décédées durant le cours de la semaine deruière, 14 sont mortes de la variole” ; du ?

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décembre courant : ‘ Sur 56 décès, 17 ont été causés par la variole ; ‘(et encore ici l'Officier de Santé ne fait mention que des inhumations faites dans le cimetière catholique); enfin, du 9 décembre: ‘Sur 48 inhumés dans le cimetière catholique, 8 étaient morts de la variole.” De plus, on voit dans le “Star” du 10 décembre que sur 16 inhumations qui ont eu lieu dans le cimetière Mont-Royal (Protestant), 3 décès avaient été causés par la variole, et l’Officier de santé n’en dit pas un mot dans son rapport publié dans la ‘ Patrie ” du 9 décembre. Nous avons donc raison de dire que :es statistiques du Bureau de santé sont souvent fausses. En résumé, d’après les statistiques de l'Officier de santé, pour les 8 semaines correspondant aux rapports mentionnés, on voit que sur les 418 décès qui onteu lieu, 79 étaient par la variole, ce qui donne, sur le total des décès par les différentes maladies, plus de 1/5 ou près de 19 p. cent par la variole. Ce chiffre extraordinairement élevé dénote de nombreux cas de variole dans cette ville, et fait voir que cette maladie augmente et a toujours augmenté depuis dix ans.

Et dernièrement encore, le bureau de santé a soumis au Conseil-de-Ville un rapport priant Son Honneur le Maire, M. Rivard, de demander de l’aide au gouvernement afin de se procurer du vaccin de meilleure qualité. (Voir la “ Patrie” du 11 novembre dernier. 1879.)

Ce rapport au Conseil-de-Ville est compromettant pour le bureau de santé : prier aujourd’hui son honneur le Maire de s'adresser au gouvernement pour obtenir du vaccin de meilleure qualité, c’est admettre ni plus ni moins que le vaccin employé jusqu’à ce jour n'a produit que de mauvais effeis, sans avoir préservé qui que ce soit ‘contre la variole. Demander du vaccin de meilleure qualité! C’est risible. Estce qu’il y a jamais eu de bon vaccin ? Il faut ignorer quelle est la nature de ce virus pour fairs une demande aussi naïve.

Il y a peu de temps encore, l'Officier de santé ne soumettait-il pas au bureau un rapport dans lequel il est dit, que S{les cas de petite vérole deviennent de jour en jour plus

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fréquents ? et le Dr Hingston ne faisait-il pas adopter ia réso: lution suivante ?—

“ Que le Bureau de Santé prie les Commissaires des écoles ‘ catholiques et protestantes, les Frères de la Doctrine Chré- ‘tienne et les directeurs des autres écoles de joindre leurs ‘: efforts à ceux du Bureau de Santé, afin de faire adopter un “ système général de vaccination, en exigeant de chaque ‘“ élève âgé de moins de dix ans, un certificat attestant qu'il ‘a été vacciné, et des élèves de plus de dix ans, un certificat ‘ attestant qu'ils ont été vaccinés une seconde fois; que l'avocat de la corporation soit prié aussi de donner son avis ‘ relativement aux modifications qu'il est nécessaire de faire ‘à la loi.” Voir la ‘ Patrie ” du 29 novembre 1879.

Ces faits démontrent évidemment que la variole fait de grands ravages parmi la population de Montréal ; que la vaccination ne peut être considérée comme un moyen de prévenir. ou de modifier les effets de cette maladie, que par des partisans outrés qui ne veulent point se rendre compte des résultats funestes de cette pratique : pour eux, les victimes de la vaccination ne sont que des exceptions! Cependant, en Angleterre où tout le monde est vacciné, (97 par cent), la variole y à pour ainsi dire élu domicile, et ici, nous n’avons guère rien à envier sous ce rapport car on peut dire que, surtout depuis que nous avons des vaccinateurs publics, la maladie s'est accrue d'année en année ; ce fait a été attesté devant le bureau de santé et personne n’osera le nier. Et pourtant, le même bureau suggère de nouveaux moyens d'augmenter la vaccination. Est-ce pour se venger de n'avoir pu jusqu’à présent faire adopter sa loi compulsoire ?

J'ose espérer que, pour l'honneur de Montréal, le bureau de santé ne renouvellera nas les tentatives qu’il fit en 1875 pour nous imposer forcément la vaccination. 1l est heureux que les citoyens aient alors ressenti aussi vivement quel crime allait commettre le Conseil de ville en passant des règlements qui, s'ils fussent devenus loi, eussent trop souvent froissé les chefs de famille dans leurs sentiments les

plus chers. La population de la cité, représentée par plus de 10 milles personnes qui envahissaient les alentours et les salles du Conseil-de-ville en imposaient par leur présence, manifesta sa volonté et fit comprendre aux conseillers tout le danger de la position, s'ils adoptaient ces règlements. Le sentiment d’'indignation qu'éprouvait cette assembiée était tel, qu’il eût suffi d’un seul mot adressé imprudemment à la foule pour que l'Hôtel-de-Ville fût saccagé et la vie des conseillers mise en danger. Et encore que ces fameux règlements aient été abandonnés les fenêtres de l'Hôtel-de-Ville furent brisées, ainsi que les lustres de la salle ds délibérations, et plusieurs personnes furent blessées. Cette démonstration populaire fit comprendre tout l’odieux de cette mesure et le manque de confiance qu’on avait dans l'action préservative de la vaccination. Si le Bureau de Santé et le Conseil-de-Ville ont oublié les quelques heures de malaise qu’ils ont passées lors de cette assemblée monstre, les citoyens, eux, ne les ont pas oubliées.

Cette démonstration indiquait clairement que les citoyens pe se laisseraient jamais imposer la vaccination compulsoire Sans y opposer de l1 résistance.

L':s extraits que nous allons faire des lettres de Jenner publiés par John Baron, son biographe, feront voir plus qu'aucun autre raisonnemant que Jenner lui-même admettait que le. virus-vaccin n’exempte point de contracter la variole ; et, avec la restriction qu’il apportait à l’inoculation du virus-vaccin (Cow Pox), c'était admettre que la vaccination n'offre aucune garantie contre les effets de cette maladie pestilentielle.

Jeuner a été l’un des plus grands fascinaieurs de son temps; il a su s'emparer de l'esprit des faibles et des crédules ; il était un oracle presque divin pour eux comme il l'est encore pour les vaccinateurs du jours qui ne comprennent point sa doctrine, mme 01 le verra par les extraits faits de sa correspondance. Il a su 82 faire accopter afin d'obtenir les £30,000 stg que le gouvernemont anglais luia octroyès pour sa prétendue décor. verte.

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