‹ Étude sur la variole-vaccinChapitre 11 sur 36 · NAT · texte numérisé non relu

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touchaïent à leur fin, que la pustule variolique ancienne était l'élément de choix pour varioliser les bovidés. Ayant appris qu'en Nubie et dans quelques parties des Indes se pratiquait encore la variolisation, M. Copeman chercha à se procurer un échantillon de cette lymphe variolique primaire. Après une attente vaine, il résolut, faute de mieux, d'employer à cet usage la pustule d’inoculation du singe dont ses expériences de 1892 lui avaient montré la facilité de production. Ces recherches, parfois interrompues faute de matériaux d'étude, commencèrent en 1898. La lymphe variolique qu'il employa avait des origines diverses. On l’obtenait, au début, en ponctionnant les vésiculo-pustules. Ce procédé un peu pénible fut abandonné et ultérieurement ce fut sur les cadavres qu à l’aide d’une curette de Volkmann, on recueillit la semence variolique. Quel qu’ait été le procédé de récolte, on broyait soigneusement cette pulpe en lui ajoutant, petit à petit, un mélange de glycérine et d'eau salée physiologique ; puis après un examen bactériologique, on la mettait au frais jusqu'au moment de l’emploi. Les singes employés furent des macaques ; au début on les variolisait au bras ou à la cuisse ; plus tard on les mocula de préférence sur le dos. Chez les singes âgés de 1 an, les éléments éruptifs arrivaient à maturité vers le 8° jour ; chez les sujets plus jeunes, l’évolution fut plus rapide. C'était done, suivant les cas, du 5°au 8° jour que l’on graltait les pustules avec un scalpel ou une curette. Le produit que l’on en obtenait, était traité comme la pulpe variolique humaine ; cependant, lorsqu'on devait l'inoculer immédiatement, on n’ajoutait pas de

glycérine.

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L'inoculation au veau de cette pulpe primaire se fit après plusieurs passages sur le singe, suivant les procédés habituels. L'inoculation fut faite dans les locaux du Government Vaccine Establishment; mais des précautions furent prises pour éviter tout contact entre les veaux variolisés et ceux qui servaient aux travaux courants de l’Institut vaccinal.

Un garçon spécial fut affecté aux animaux d’expérience et les instruments qui servirent à l’inoculation des enfants, des veaux et des singes furent toujours au préalable bouillis ou flambés.

En général, le premier passage du singe sur le veau ne donna que des résultats médiocres, et ce ne fut qu'après 2, 3 ou # passages que l'on obtint une pustule vaccinale typique. M. Copeman s'inocula lui-même et vaccina quelques enfants avec ces nouvelles souches variolo-vaccinales, mais il ne s'en servit pas d’une manière courante.

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