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bovidés, se transforme en vaccine. Les souches variolovaccinales obtenues ainsi ne diffèrent en rien, dès leur origine, des souches vaccinales cultivées dans les Insütuts allemande depuis de longues années. »
Les autres essais de transformation variolo-vaccinale, qui furent faits pendant les années 1897 et 1898 dans les Instituts vaccinaux, en particulier à Berlin, à Oppeln et à Hambourg, ont tous échoués.
Au Congrès vaccinal (16) qui se tint à Dusseldorf en septembre 1898, M. E. Meder annonça qu'il venait de réussir une nouvelle expérience. Une petite épidémie de variole s'étant déclarée, au printemps, à Bruch, près de Recklinghausen, on lui avait envoyé, en Juillet et août 1898, un peu de virus variolique. Après l'avoir glycériné, il s’empressa de l'inoculer à 2 veaux par des scarifications, des incisions en grille et des dénudations. Le premier animal fut variolisé dans l'Institut vaccinal même, le second dans une étable étrangère el sur une table spéciale afin d'éviter toute contamination accidentelle. La récolte fut faite le 4° jour et le produit, dilué dans de la glycérine, fut inoculé à un veau. Cette lymphe de 2° génération servit à vacciner des enfants. Ceux-ci eurent des pustules d’inoculation typiques que n'accompagna Jamais aucune éruplion générale. Il est cependant à remarquer que la lymphe, inefficace au moment de la récolte, ne devint active que 6 semaines après.
M. Meder pense donc que, s’il convient de récolter et de diluer la lymphe variolo-vaccinale de bonne heure, il ne faut l’employer que quelque temps après,
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Cette communication fournit à M. Freyer l’occasion de rappeler qu'à diverses reprises, 1l avait constaté qu'un séjour de 8 jours à la glacière était susceptible d'activer une lymphe jusque-là inefficace pour le veau.
En 1899, M. Stumpt recourut à un procédé nouveau : au lieu d'employer la semence variolique elle-même, il inocula le produit de sa culture. Cette expérience fut rapportée, en 1900, au Congrès vaccinal d'Aix-la- Chapelle (17).
Vers la fin de l’année 1899, le Prof’ Nakanish1 (46) demanda à M. Stumpf de mettre à sa disposition 2 veaux afin de leur inoculer la culture pure d’un bacille qu rl avait constamment trouvé dans la lymphe vaccinale. Le résultat fut négatif : ni éruplion, ni immunisalion.
M. Stumpf était incrédule ; cependant, l’occasion s'étant présentée de cultiver de la lymphe variolique qu’on lui avait envoyée d'Italie, il y trouva le balle de Nakanish1. Après l'avoir repiqué sur bouillon, il décida de l’inoeuler, à tout hasard, à un veau, à l’aide de scarifications cutanées. Les premiers jours, le champ opératoire resta
vierge ; mais le 5° Jour, apparurent deux pustules situées, l’une dans la région inguinale droite, l'autre sur le côté droit du serotum. Huit jours après, on récolta la lymphe qui fut glycérinée et placée dans la glacière. La petite érosion qui en résulta se couvrit d’une croûte qui, arrachée quelques jours après, laissa voir une profonde ulcération qu'on ne pouvait s'empêcher de comparer à une cicatrice de variole.
La contre-épreuve vaccinale, malgré la qualité et la diversité des lymphes employées, fut négative.
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La lymphe variolo-vaccinale recueillie sur le premier veau fut reportée, par incisions et piqûres, sur un deuxième animal. Le 4° Jour, les points inoculés prirent une teinte argentée absolument spéciale.
Sur l'emplacement des pustules récoltées au 8° et au 9° jour, siégeaient de petites ulcérations qui se couvrirent de croûtes d'une largeur et d’une épaisseur anormales. En même temps, la température s'éleva. Les ganglions inguinaux s'engorgèrent, l’état général devint rapidement mauvais, l'appétit diminua et, les croûtes laissant sourdre un pus fétide, on décida d’abaitre et d'’incinérer l'animal. :
Malgré la virulence qu'il lui supposait, M. Stumpf inocula à 14 enfants cette lymphe variolo-vaccinale de deuxième génération. En agissant ainsi, il se proposait de vérifier si, entre la variole initiale et la vaccine vraie que, d'après les expériences de Fischer, on obtient dès la 4° génération, 1l n'existait pas une maladie intermédiaire.
Des médecins, à la demande du Pr Zeitz, de la Polyclinique des Enfants de Munich, acceptèrent de visiter chaque jour, douze de ces enfants. M. Stumpf se réserva de surveiller lui-même les deux autres. Les observations concordèrent exactement. Jusqu'au 6° jour, pas de fièvre. Le 7° Jour, la fièvre monta, sans jamais dépasser 39° 8, Au 10° jour, elle tomba. Elle avait donc évolué comme la fièvre vaccinale et s'était accompagnée d’un léger état saburral des voies digestives. Quant aux pustules d’inoculation, elles évoluèrent comme des pustules vaccinales. Dans quelques cas, 1l y eut en plus sur le corps une éruption générale papuleuse discrète. Un seul enfant eut
une éruption serrée; mais d'après la mère, il en avait été de même de ses autres enfants, lors de précédentes vaccinations. |
De ces faits, M. Stumpf conclut qu’à la 2° génération, le virus variolique est déjà transformé en lymphe vaccipale homogène. Il en aurait été de même, à son avis, s'il avait employé la lymphe des grandes pustules de première génération.
Les pustules vaccinales des enfants servirent à rétrovacciner des veaux. Même, fortement délayée, cette lymphe montra une activité remarquable. Les pustules qu'elle donnait ne müûrissaient qu'au 6° jour et étaient d'une taille, d'une couleur et d’une turgescence exceptionnelles.
La lymphe variolo-vaccinale de 2° généralion engendra sur le veau de magnifiques pustules dont certaines alteignaient À centimètre de diamètre. Cette souche, après 9 passages, garda une activité remarquable dans le service courant de l'Institut vaccinal.
Par ailleurs, M. Stumpf envoya un échantillon de la lymphe de 2° généralion aux Directeurs des Instituts vaccinaux de Hambourg, Stettin, Weimar, Carlsruhe, Halle et Dresde, en les priant de linoculer à des animaux. Partout elle fournit des pustules d’une taille et d’une beauté exceptionnelles. Il en fut de même, plus tard, dans les Instituts de Buda-Pesth, Leipzig et Bernburg. À Hambourg, M. Voigt s’inocula lui-même la lymphe de 3° génération et le D' Klingenberg, celle de 4e gérération. Ils eurent, l'un et l’autre, une réaction qui fut intense, mais non anormale. Après plusieurs passages, M. V'oigt mélangea la variolo-vaccine de Munich
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à la vieille souche variolo-vaccinale de Hambourg. Le succès fut complet. On obtint ainsi uné lymphe qui présentait {ous les caractères qu'avait eu autrefois la souche de Hambourg : mürissement plus lent des pustules, virulence plus grande, durée de conservation plus longue, ete.
Cette première expérience ne resta pas isolée.
C'est ainsi que M. Nakanishi tenta, sur le veau, une nouvelle inoculation de son bacille vaccinal qu'il avait, entre lemps, repiqué trois fois sur gélose. Ce fut un plein succès. Seule, la proximité trop grande des stries d'inoculation empêcha la formation de larges pustules. La lymphe que l'on recueillit servit à inoculer, en 2° généralion, un autre animal. Il eut une éruption vaccinale irréprochable puisque la pulpe qu'on en retira, reportée sur trois enfants, donna des boutons vaccinaux typiques. Il était cependant hors de doute que les cinq repiquages, dont {rois sur gélose de la culture microbienne, avaient modifié d'une façon fâcheuse l’évolution des pustules. On décida donc d'abandonner celte souche vaccinale.
Quelques autres tentatives restèrent vaines. C’est ainsi qu'on ne produisit ni éruption, ni immunisation par linoculation, soit du produit de la culture, suivant le procédé de Loœæffler, du sang de l’animal qui avait fourni la souche variolo-vaccinale, soit d'une émulsion faite avec les ganglions inguinaux de l'animal inoculé en »° génération.
D'ailleurs on venait de s'apercevoir que les microorganismes de Nakanishi existaient normalement sur la peau de l’homme et sur celle des bovidés. On fut donc
conduit à admettre que la transmission variolique avait été accidentelle, ce qui, entre autres choses, prouvait la résistance considérable du virus variolique.
M. Stumpf avait donc obtenu, par l'intermédiaire d’une culture microbienne non spécifique, une souche variolovaccinale douée de qualités et de caractères spéciaux qui la différenciaient nettement de la rétro-vaccine que l’on cultivait jusqu'alors à Munich.
M. Voigt cite, parmi les travaux qui, en 1900, furent publiés sur la variolo-vaccine, l'observation que M. Rumpel rapporta à la Société des médecins de Hambourg (53.
En réalité, ce fut accessoirement et pour vérifier la spécificité possible d’un streptocoque qu'il avait isolé chez des varioleux que M. Rumpel inocula au veau (par incisions cutanées, inJeclions sous-cutanées ou ingestion dans du lait) une culture pure de ce microbe. Aucune éruption ne se produisit ; mais l’animal inoculé par la peau, se montra ullérieurement réfractaire à la vaccination qui, chez les deux autres, donna au contraire un résultat satisfaisant.
En 1901, M. Monckton Copeman (23) reprit ses expériences de variolisation des bovidés et des singes. Il tenta de nouveau, comme il l'avait fait autrefois, d’inoculer directement la semence variolique au veau. Les quatre essais qu'en 1901, 1l fit de nouveau à l'Insüitut Brown pour éviter la contamination vaccinale, restèrent sans résultat. C’est pourquoi, se basant sur des considérations théoriques, 1l lui parut, opinion qui avait été autrefois celle de Etlerts de Haan, et aussi celle de M. Voigt dont il ne connut d’ailleurs les travaux que lorsque les siens