‹ Étude sur la variole-vaccinChapitre 30 sur 36 · Aucune éruption vaccinale · texte numérisé non relu

Aucune éruption vaccinale

En résumé : Une dizaine de petits nodules fugaces. Immunisation totale.

Lapin N° 6. — Le 6 avril 1910, au lit même du malade, on pratique sur cet animal une triple inoculation naso-labiale, dorsale et cornéenne, avec les mêmes produits que pour lagénissen°15. L’inoculation naso-buccale est faite par 3 piqüres virulentes sur la narine gauche et autant sur la partie interne de la lèvre droite; l’inoculation dorsale, avec une pipette mousse promenée sur la surface du dos fraichement rasée. La charge virulente de 20 vaccino-styles environ est employée dans cette opération.

Le 9 et le 11 avril. — Réaction banale sur la région dorsale. Rien sur la muqueuse naso-labiale et ni sur la cornée. Le 12, 15 et 14 avril. — Sur la narine gauche se développe une

petite élevure, avec dépression centrale, remplie par une croûtelle brunâtre. C’est une lésion traumatique, provoquée par la pointe de la lancette engagée trop profondément sur ce point. Le petit nodule est raclé et inoculé séance tenante sur la narine d’un lapin neuf. Le résultat de cette épreuve fut absolument nul.

Le 16. — Sur la lèvre droite, apparition de 2 petites élevures blanches, reposant sur un fond rouge, qui disparurent très rapidement.

Le 18. — Sur la narine gauche, on découvre deux petites élevures fugaces similaires.

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-Le 6 maï, à l’Académie de médecine où ce lapin a été transporté, on lui fait subir une saignée de 6 cc. à la carotide droite, puis on l'inocule sur le flanc gauche et la muqueuse naso-labiale, avec un vacein dilué à 1/100.

Le 11. — Au milieu de la surface inoculée dorsale, apparaissent de petites saillies submiliaires à peine appréciables, marquées au centre par une dépression rouge, légèrement encroûtée. Sur le bord supérieur de la narine existent deux petites saillies à peine appréciables, couronnées par une eroûtellette : rien sur le bord inférieur, ni sur la lèvre.

Le 18. — Deuxième saignée de 5 cc.

Le 20. — Le sérum des deux saignées du 6 et du 18 mai, sont inoculées parallèlement sur les deux flancs d’un lapin neuf de 3 kil. 830. Celui du 6 mai, antérieur à l’inoculation vaccinale, donne lieu à une éruption très confluente ; celui du 18 mai, postérieur à la vaccination, à une éruption fruste (4, 6 éléments par centimètre carré).

En résumé : Quelques petites papules naso-labiales, de spécificité douteuse, non inoculables au lapin. Immunisation presque complète.

Lapin N° 7. — Le 12 avril 1910, inoculation à cet animal, au lit même du malade, de la semence variolique employée pour la génisse n° 16.0n pratique,avec la lancette chargée de matière virulente, 3 piqûres sur le bord inférieur des 2 narines et sur la face interne de la lèvre droite, ainsi que des scarifications superficielles et multiples sur la cornée gauche.

Du 14 au 18, aucune apparence morbide.

Le 18, petite tache punctiforme sur la cornée.

Le 4 mai, à l'Académie de médecine, après une saignée à la carotide, de 8 ec., on vaccine cet animal sur le das avec une dilution au 4/10 et, en outre, avec le même vaccin non dilué, sur les deux bords de la narine gauche et la face interne de la lèvre droite.

Le 9. — Quelques éléments petits, mal formés, se détachent seuls sur la surface squameuse d’inoculation dorsale. Sur le bord

supérieur de la narine, s’alignent 3 petits éléments avortés, figurés par de simples croûtelles. Sur la surface interne de la lèvre droite, s'élève un élément petit, mais assez caractéristique.

Le 18. — Saignée de 5 ce.

Le 20. — Inoculation sur l’un et l’autre flanc d'un autre lapin, d’une dilution vaccinale dans le sérum prélevé avant et après la vaccination (le 4 et le 18 mai).

Le 25. — L'éruption est plus confluente sur le flanc inoculé avec la dilution vaccinale dans le sérum prélevé avant la vaccination.

En résumé : Aucune réaction. Immunisation très nette.

Lapin n° 8. — Inoculé au lit du malade, le 22 avrël,sur le dos, les lèvres et les cornées, avec la même semence que la génisse n° 17.

Du 22 au 30. — Aucune réaction spécifique. Le champ d'inoculation dorsal est converti en une surface squameuse, couverte de lésions traumatiques diverses : égratignures, piqûres, ete., mais exempte de toute apparence de lésions spécifiques. Sur la cornée, on relève les traces à peine visibles des piqûres. Les 2 cornées ont leur transparence normale.

Le 6 mai. — A l'Académie de médecine, vaccination d’épreuve sur le dos, avec une dilution à 4/100, et sur la muqueuse nasolabiale, avec de la pulpe non diluée.

Le 11. — Le champ d’inoculation dorsal, légèrement squameux, est couvert de petits élevures submiliaires, croûtelleuses, légèrement déprimées au centre. Sur la narine, la trace des piqüres est visible, mais sans papulation.

Le 20. — Inoculation, sur le dos d’un lapin neuf, d’une dilution vaccinale dans le sérum prélevé avant et après la vaccination du 6 mai. |

Le 25. -— La dilution vaccinale dans le sérum prélevé avant la vaccination donne une éruption confluente, l'autre, une éruption discrète (2, 1 éléments par eme.)

En résumé : Aucune réaction. Immunisation partielle.

Lapin n° 9, inoculé, le 9 maë 1910, au lit du malade, sur le dos,

le nez et la cornée gauche, avec la même semence que le taurillon n° 18.

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Du 41 au 25. — Aucune apparence morbide.

.En résumé : Aucune réaction, La recherche de l’immunisation n'a pas été faite. |

Lapin no 10, inoculé le 25 mat 1910, sur le flanc gauche, la cornée gauche, la narine gauche et la face interne de la lèvre droite, avec la même semence que la génisse n° 19.

Le 31 mai. — Ebauche de réaction phlegmasique sans autre forme morbide.

En résumé : Aucune réaction spécifique. La recherche de l’immunisation n'a pas été faite,

Lapins n°5 41, 19, 13, 44, 15. — Ces 8 lapins furent inoculés sur le dos simultanément le 26 aoët 1 909, avec des croûtes varioliques de B..., Félix, conservées à la glacière depuis un an et demi environ (Voir génisses n° 3, 4, 7, 8). F;

Du 27 août au 4 septembre 1909, aucun de ces animaux n’accusa le moindre symptôme morbide.

La vaccination d'épreuve pratiquée à des jours différents, suivant les animaux, avorta à partir du 7e Jour.

En résumé : Immunisation malgré la date très ancienne du prélèvement des croûtes varioliques.

Ainsi les lapins, pas plus que les génisses variolisées, n'ont, entre nos mains, répondu à l’inoculation variolique par une pustule vaccinale. Sur un lapin (n° 3), nous avons observé une carapace croûteuse Jaunâtre analogue à celle décrite par M. Freyer ; mais son inoculation à un 2° lapin {n° 4), si elle a déterminé une immunisation parfaite, vis-à-vis de la vaccine, a cependant été impuissante à fournir une souche variolo-vaccinale. Un autre lapin (n° 5) présenta au 4° jour, une dizaine de nodules disséminés, qui retrocédèrent sans laisser de traces. Enfin le lapin n° 6, inoculé avec du virus frais,

DUVOIR, 8

montra aux points inoculés, nez ou lèvres, quelques petits nodules de nature RECRUE douteuse, de réinoculation impossible. Mais si la plupart des animaux ne réagirent en aucune manière à la variolisation, tous, et ce fait, par sa conslance, acquiert une importance particulière, se montrèrent à partir du 7° Jour, soit absolument, soit partiellement réfractaires à la vaccination d’épreuve. Il semble done que l’immunité vis-à-vis de la vaccine se développe avec une facilité plus grande chez le lapin que chez la génisse.

Expériences sur les singes.

Les singes (macacus rhésus et macacus nemestrinus) furent inoculés à l’aide de scarifications sur le dos préalablement rasé. On employa les mêmes souches varioliques que pour les lapins et les génisses.

Sept singes furent variolisés; en outre, deux singes témoins servirent à la comparaison et au contrôle de l'éruption vaccinale d'épreuve.

SiNGE N° À (macacus rhésus) inoculé le 26 août 1909, par 19 scarifications recouvertes d'un méiange glycériné de croûtes varioliques, conservé à la glacière depuis un an et demi environ (semence des génisses n° 3 et 5).

Le 4e septembre, les scarifications sont recouvertes de squames jaunâtres. Aucune élévation thermique, mais mononucléose immédialé, sans adénopathies, ni splénomégalie.

28. — La mononueléose a persisté pendant le mois de septembre (le 16 septembre elle a atteint 70 */.). C'est pour ce motif que l'on a retardé jusqu’à ce jour, la vaccination d’épreuve. Après une prise de sang à la veine fémorale, on inoeule sur le dos de cet animal, par 6 scarifications, du vaccin Chambon pur, frais et stérile.

7 octobre. — Une scarification stérile.

Une scarification avec 2 pustulettes séparées.

Quatre scarifications recouvertes d’une traînée vaccinale.

Enfin, il existe une vésicule supplémentaire due vraisemblablement à une inoculation accidentelle.

ETUDE DU séRUuM. — Le 30 septerrbre, on inocule dans deux carrés tracés sur le dos d’un lapin, une dilution vaccinale à 1/500 dans, pour le carré antérieur, le sérum du singe n° 1 et dans, pour le carré postérieur, une solution saline à 7/1000.

à octobre. — Zone antérieure (sérum du singe n° 1) : 0 élément.

Zone postérieure (solution saline) : éruption contluente.

SINGE Ne { bis, témoin (macacus rhesus), est vacciné le 28 septembre 1909, parallèlement au singe n° !, par 10 scarifications.

Le 4 octobre, sa température monte à 41°2, en même temps que débute l’éruption.

Le 7. — Toutes les scarifications sont couvertes par de grosses pustules pleines et rondes qui les débordent largement.

Le 16 novembre. — Revacciné sans succès par 16 scarifications.

En résumé : Le singe n° 1 n’a accusé, après la variolisation cutanée, aucun autre phénomène morbide, qu'une mononucléose sanguine persistante. Par contre, il se montra partiellement réfractaire à la vaccination, et son sérum fut virulicide vis-à-vis du vaccin.

SINGE N° 2 (macacus rhesus). — Le 5 octobre 1909, inoculation dorsale par 10 scarifications d’un échantillon du virus variolique déjà employé pour le singe n° 1.

Du 5 au 16, aucune réaction. Pas de modifications de la formule sanguine. Ce jour, prise de sang à la veine humérale gauche, et vaccination, par dix incisions cutanées dorsales, avec du vaccin Chambon pur, récent et stérile.

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