Eruption discrète
3 scarifications avec une pustulette.
3 — deux pustulettes isolées.
5 — une traînée vaccinale,
23. — L'éruption aaugmenté; elle était donc retardée par rapport à celle du singe témoin (n° 2 &is), dont d’ailleurs elle n’atteint pas la gravité.
27, — Le singe meurt accidentellement (froid).
Autopsie : Rien à noter en dehors de lésions tubérculeuses discrètes du poumon et des ganglions mésentériques.
SINGE N° 2 Ds, témoin (maçacus rhésus). — Le 16 octobre 1909, après une prise de sang à la veine humérale droite, inoculation par 10 incisions cutanées dorsales de vaccin Chambon récent, pur et stérile.
Le 21. — Magnifique éruption vaccinale.
1 scarification avec 1 pustulette.
1 — 2 pustulettes confluentes.
2 en trainée vaccinale.
6 — transformées en grosses papules arrondies. Le 23. — L'éruption suppure abondamment.
Le 30. — D’épaisses croûtes recouvrent des clapiers purulents.
Le singe meurt, probablement de cette lésion suppurative cutanée.
L'autopsie révèle des lésions tuberculeuses discrètes.
ETUDE COMPARATIVE DU SÉRUM DES SINGES 2 ET 2 bis. —— Le 18 octobre, sur le dos d’un lapin, on inocule dans deux carrés, une dilution vaccinale à 1/100 dans, pour le carré antérieur, le sérum du singe n° 2 prélevé le 16 octobre, le 11° jour de la variolisation et, dans, pour le carré postérieur, le sérum du singe n° 2 Dés, recueilli à la même date.
Le 23. — Zone antérieure (singe variolisé) : 0,75 éléments par cm.q.
— Zone postérieure (singe témoin) : 0,87 —
En résumé: Le singe n° 2 ne présenta aucun phénomène morbide consécutif à la variolisation. Il se montra cependant partiellement immunisé (éruption retardée et moins grave (vis-à-vis de la vaccination. Les propriétés virulicides de son serum furent peu accusées.
SINGE N° 3 (macacus nemestrinus). — Le 7 janvier 1940, on procède à l’inoculation de cet animal, avec du virus récolté sur un enfant non vacciné, atteint de variole confluente (voir génisse n° 9). Des scarifications très superficielles ont été pratiquées sur la peau du dos : sur les 17 scarifications que l’on fait à droite, on ensemence le produit de grattage hyalin de vésiculo-pustules et sur les 16 scarifications de gauche, le produit purulent récolté, simultanément, dans des pustules. ‘
Le 12. — Simple rougeur des scarifications.
Le 13 (6° jour). — Les scarifications sont le siège d’élevures, recouvertes de croûtelles jaunâtres, sans réaction inflammatoire de voisinage. À gauche 12 scarifications sur 16 ont pris ; à droite, du côté inoculé avec la Iymphe hyaline, 16 sur 17 ont répondu à l’inoculation variolique.
La température est de 37°6. Le singe a beaucoup maigri.
Le 14% -- Des deux côtés, les scarifications sont couvertes de pustules varioliques, semblables, en tous points, à des pustules vaccinales. [1 est à remarquer que sur le flane droit, les pustules plus nombreuses et plus grosses, sont, en majorité, confluentes.
Le 15. — On procède à la récolte de ces pustules, par grattage avec une curette. Le produit est immédiatement inoculé à 2 lapins, l’un sur le dos seulement, l’autre sur le dos et la cornée, en prenant soin d’ensemencer séparément le produit prélevé sur le flane droit et celui récolté sur le flanc gauche du singe.
Cette précaution fut inutile ; les inoculations restèrent stériles. C'est cette première semence qui fut inoculée, sans succès, à la génisse n° 10,
En résumé: Eruption variolique primaire plus accusée avec la lymphe variolique hyaline qu'avec la Iymphe purulente. Pas d’éruption secondaire. L’inoculation au lapin en 2° passage fut im-
possible.
SINGE N° 4 (macacus rhésus), inoculé le 31 janvier, avec du virus recueilli dans un cas de variole confluente. On ensemence les 14 scarifications du flanc gauche, avec le contenu Sgnguinolent de vésiculo-pustules non suppurées et les 15 scarifications du flanc droit, avec de la lymphe purulente.
Pit
- Le À février (4° jour). - Belles pustules de l’un et l’autre côté, cependant sur le flanc gauche, les pustules sont plus belles, plus nombreuses, et ont une tendance marquée à la confluence.
Le 5. — Le singe très abattu et amaigri meurt dans la nuit.
L'autopste ne révèle rien d’anormal, en dehors de quelques ganglions mésentériques caséeux. Les poumons sont sains. Îl est incontestable que cet animal a succombé plus à l'infection variolique qu’à l'infection tuberculeuse.
En résumé : Belle éruption primaire plus accusée du côté inoculé avec la lymphe hyaline ; pas d'éruption secondaire.
SINGE N° 5 (macacus rhésus). Le 12 février 1910, on procède à Pinoculation de cet animal avec de la lymphe variolique hyaline prélevée sur une malade entrée au début d'une variole discrète.
Le 16 Jévrier (4° jour). — Toutes les scarifications sont boursouflées et rouges. Par ailleurs, un coup de rasoir est lui-même tuméfié, présentant déjà quelques pustulettes. Entre les scarifications, on peut voir, par transparence, quelques papulo-vésicules.
Le 17 (5° jour). — Toutes les scarifications sont recouvertes de grosses pustules ; entre elles, siègent quelques papules aberrantes dont le nombre semble avoir augmenté depuis hier.
Le 19 (7° Jour). — On procède à la récolte du virus.
En résumé : Belle éruption variolique primaire.
SINGE N° 6 (macacus rhésus). Le 23 février 1910, cet animal est inoculé parallèlement à la génisse no 12; mais l’inoculation du singe est pratiquée au litmême du malade, avec du virus non glycériné. Cet ensemencement est fait par 9 scarifications dorsales longitudinales.
Le 24 février (24 heures). — Les traits de scarification sont masqués par une boursouflure nette, limitée par une croûtelle d’une seule tenue.
Le 26 (3° jour). — Les scarifications commencent à se vésiculiser.
Le 27 (4° jour). — Toutes les stries d’inoculation sont le siège d'une éruption pustuleuse, qui ressemble à s'y méprendre à une éruption vaccinale. On procède à la récolte.
En résumé : Belle éruption variolique primaire.
SINGE N° 7 (macacus rhésus), inoculé le 28 mars 1910, au lit même de la malade, parallèlement à la génisse n° 14. L’ensemencement est pratiqué, à gauche par 10 scarifications, à droite par quelques grattages, purement épidermiques, faits au vaccinostyle.
Le 4+ avril (4° jour). Les scarifications commencent à se boursoufler, laissant deviner des vésicules naissantes.
Le % (7e jour). — Toutes les scarifications sont couvertes de belles pustules entre lesquelles on observe quelques éléments supplémentaires. Par contre, la zone inoculée par grattage épidermique ne présente que 7 à 8 petites vésiculo-pustules.
Le 7 (10e jour). — On remarque, à la face et dans le creux de l’aisselle droite, 4 à 5 pustules en voie de dessication, soit pustules spontanées secondaires, soit éléments d’auto-inoculation.
Le 8 (11° jour). — On procède à la récolte de la semence variolique.
Le 9 (12° jour). — Les éléments grattés le 8, sont couverts de
grosses croûtes brunes. On remarque 2 pustules en voie de dessication à la partie interne de la cuisse gauche, et 1 pustule sur la lèvre supérieure. Cette découverte semble indiquer qu'il ne s’agit pas d'une inoculation accidentelle. Car, outre qu'il n'existe pas trace de lésions de grattage, ces différents éléments offrent tous les caractères des vésiculo-pustules d’une variole discrète.
Le 14 (17e jour). — Les croûtes qui recouvrent les scarifications sont sur le point de tomber. Les petites pustules qui recouvraient les inoculations superficielles ont disparu sans laisser de traces, ainsi que les éléments éruptifs secondaires.
En résumé : Eruption primaire suivie de l’éruption secondaire de quelques vésiculo-pustules
L'intérêt de ces expériences de variolisation réside dans la preuve qu’elles apportent, de la virulence des semences varioliques employées sur les bovidés. Evidemment les croûtes anciennes, avec lesquelles furent inoculées certaines génisses, n'avaient qu'une virulence atténuée puisque, sur le singe, elles ne se montrèrent
ET is
pas capables de créer une pustule d’inoculation variolique; mais la lymphe fraîche, en particulier la lymphe hyaline plus active à n’en pas douter (singes n° 3 et 4), ne manqua jamais de produire de grosses pustules varloliques, ressemblant à s'y méprendre à de grosses pustules vaccinales. Une fois même (singe n° 7}, on put observer une éruption secondaire discrète.
Elles prouvent encore, si l’on peut tirer une conclusion d’une seule expérience, que l'élément variolique primaire, comme l'avait vu M. Voigt, n’est pas plus inoculable à la génisse ou au lapin, que l'élément variolique généralisé de la variole humaine {singe n° 3).
Que conclure de l’ensemble de ces expériences ?
Pour le moment, ce fait seul que, tandis que nous ne pouvions réaliser la transformation variolo-vaccinale en inoculant à 19 veaux et à 15 lapins, un virus incontestablement actif, les génisses inoculées à blanc dans les élables de l’Institut supérieur de vaccine, présentaient pour la plupart, une éruption vaccinale légitime.