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43. — Note du D' Blaxall : « Pas de formations pustuleuses. Boursouflement léger des incisions ».
15. — Le D" Fremlin utilise dans l'A. V. E. le produit des singes n° 2 et 3 à l’inoculation de 2 veaux.
20. — Résultat positif de l’inoculation de ces deux animaux, mais supérieur chez l'animal inoculé avec la pulpe du singe n° 3. Récolte de cette lymphe dont une partie est conservée et l’autre envoyée au Directeur technique médical de l’Institut Jenner en vue d’autres expériences.
26. — Inoculation d’un veau dans les locaux de l'A. V. E. avec l’émulsion de la pulpe de 2° génération du singe n° 3. 31 — Le long de toutes les incisions, éruption pustuleuse
impossible à différencier d’une éruption engendrée par la lymphe ordinaire du Government Establishment.
Les résultats de même ordre obtenus précédemment dispensaient de renouveler les inoculations aux enfants. Mais M. Copeman s inocula lui-même et obtint un résultat parfait.
Les expériences de M. Copeman prouvent, à son avis, que, si l'inoculation au veau de la lymphe variolique humaine, est le plus souvent négative, 1l n’en est pas de même de la pulpe variolique primaire du singe. Celle-ci détermine, en 2° et 3° générations, une éruption vaccinale dont la lymphe, reportée sur l'enfant, détermine des boutons vaccinaux. Ces résultats le confirment dans l'opinion que le cow-pox, à l’époque de Jenner, dérivait vraisemblablement d'une forme atténuée de la variole humaine.
Pendant qu'en Angleterre, M. Copeman poursuivait ses recherches sur la variolisation des singes et des bovidés, en France, MM. Roger et P.-E. Weil (52) tentaient eux aussi la variolisation du singe et, première expérience de celte sorte, la variolisation du lapin.
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Leurs expériences portèrent sur 9 animaux, macaques où makis. Quatre de ces singes furent inoculés avec du pus de variole : deux, par scarificalions, qui eurent, aux points d'inoculation, de belles pustules, deux, par injection sous-culanée, qui ne présentèrent aucune mamfestation morbide.
Dans une deuxième série d'expériences, l'inoculation lut pratiquée avec du sang de variole hémorrhagique. Chez un singe auquel on fit 10 scarifications, on vit se développer 4 petites pustules qui évoluèrent en 12 jours. Quatre autres animaux furent injectés sous la peau l’un d'eux succomba à une infection streptococcique, les autres ne présentèrent aucun phénomèue morbide.
Ainsi, l'inoculation au singe de pus ou de sang de varioleux peut, ou provoquer le développement de pustules caractéristiques, si l’on emploie la méthode des scarifications, ou ne produire aucun trouble apparent, quand l’inoculation est faite sous la peau.
Ces divers animaux furent vaccinés trois semaines après. Cetle épreuve démontra que le pus variolique, injecté sous la peau où introduit par scarification, diminue la réceptivité du singe, sans la supprimer complètement ; tandis que le sang de varioleux, injecté sous la peau, peut, si la dose est suffisante, conférer l’immunilé.
MM. Roger et P.-E. Weil se servirent également des singes pour contrôler l’action de la variole sur le lapin.
La variolhisation du lapin peut être obtenue avec du pus variolique injecté sous la peau ou dans les veines, ou encore déposé dans les narines. Les résultats sont susceptibles de varier quelque peu avec la virulence de
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la semence variolique et avec la résistance du lapin. Cependant, dans la majorité des cas, l'inoculation souscutanée ou intra-veineuse de pus variolique privé de germes adventices, détermine une véritable septicémie rapidement mortelle.
Dans certains cas, l’inoculation sous-cutanée de pus ou de sang variolique, provoque une éruption papuleuse comparable à celle que l’on observe dans la variole du nouveau-né. Mais dans tous les cas, 1l existe, preuve de la réussite, une mononueléose sanguine et une réaction de la moëlle osseuse, comparables à celles qu'on observe chez l’homme, au cours de la variole.
Par ailleurs, le sang ou le pus, prélevé le 4° jour et inoculé au singe, confère à cet animal une immunisation vis-à-vis de la vaccine, tantôt presque absolue, tantôt assez minime, malgré l'apparition caractéristique de la mononucléose sanguine variolique. Dans quelques cas, l'inoculation d’une grande quantité de sang peut entraîner la mort du singe avec réaction myéloïde et normoblastique du sang. Inoculé à d’autres, le sang de l'animal mort peut provoquer une immunité absolue. La variole est donc inoculable aux lapins et le sang de ces animaux se comporte comme le sang des varioleux : 1l peut être assez virulent pour entraîner la
mort ; ordinairement 1il confère une immunité partielle ou absolue.
Au congrès de Carlsbad (18) en 1902, aucun fait nouveau ne fut apporté, concernant la variolo-vaccine.
Une tentative nouvelle de M. Freyer (30) ne fut qu'un demi-succès. Le procédé était neuf. Un peu de pulpe