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égard des résultats des tentatives de transmission de la variole dans les Instituts vaccinogènes, et que de pareilles recherches, pour être à l’abri de toute objecüon, doivent s'entourer de précautions plus rigoureuses que celles qui ont été mises en pratique jusqu’à
présent. »
Depuis le Congrès de Hambourg, pendant les années 1908 et 1909, deux nouvelles expériences de transnussion variolique réalisées par MM. Méder (de Cologne) et Freyer, furent encore couronnées de succès.
En 1898, M. Meder (de Cologne) avait, pour son premier essai, réussi à inoculer la variole au veau. Cette expé-
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rience fut, à l’époque, rapportée au Congrès de Dusseldorf. Aux Congrès vaccinaux qui suivirent, il ne put que relater les échecs qui toujours répondaient à ses inoculations, même lorsqu'il prenait le lapin comme animalde passage. C'est alors qu'une petite épidémie ayant conduit, en septembre 1908, quelques varioleux à l’hÔpital de Duisburg, il tenta de nouveau la chance en inoculant, le lendemain de la récolte, la semence variolique prélevée le 30 août 1908 sur deux de ces malades. L'un deux présentait des pustules en voie de suppuration, chez l'autre l’éruption venait d’éclore. Les champs d’inoculation restèrent vierges.
Une seconde expérience fut tentée quelques jours plus tard.
Le 11 septembre 1908, on reçut de nouveau un peu de lymphe hyalinée récoltée le matin même sur un nourrisson qui n’avait pas encore ét: vacciné. On l’émulsionna dans de la glycérine et immédiatement on l’inocula à un veau par une scarification quadrillée dont les mailles ne dépassaient pas 1 em. L'expérience fut faite dans l'Institut vaccinal ; mais, dit M. Mcder, «il va de soi qu'on avait pris toutes les précautions pour prévenir une transmission vaccinale accidentelle (stérilisation des torchons, draps, instruments, etc.), le veau ne fut d’ailleurs pas logé dans l’étable de vaccination ; mais dans une étable d'observation où nese trouvaient que des veaux non vaceinés ».
Le 15 septembre dans la matinée on remarqua une petite vésicule blanchâtre, de la taille d’une petite lentille, située à la hauteur de l'articulation de la cuisse droite, sur les traces de l’une des scarifications d’inoculation. Le soir, elle avait déjà changé d'aspect : c'était une pustule plate et nacrée.
Le 16 septembre, 5° jour de linoculation, on procéda à la récolte de la lymphe qu’elle contenait. Après mélange à la glycérine, le produit fut placé à la glacière.
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Le 95 septembre, le veau se montra complètement réfractaire à l'inoculation d’une lvmphe qui provenait d’une souche vaceinale vigoureuse.
La semence variolo-vaccinale récoltée Le 16 septembre 1908, fut inoculée, le 29 septembre, à un second veau. Le résultat fut excellent ; mais présentait cette particularité que les pustules de cette souche müûrissaient beaucoup plus lentement que les éruptions vaccinales ordinaires. Il en füt de même, le 1‘ décembre 1908, de la 3° généralion de cette lymphe.
Ce retard dans l’évolution milite en faveur de l’origine variolo-vaccinale de cette nouvelle souche. Il y a là quelque chose de spécial, que l’on peut rapprocher de l'évolution également retardée, quoique à un moindre degré, des pustules de rétro-vaccine.
La lymphe de 3° génération permit à plusieurs médeems et à M. Meder lui-même, de vacciner, avec plein succès et sans accidents un grand nombre d'enfants.
M. Meder ajoute qu’en février 1909, l'inoculation à un veau d’une semence recueillie sur un varioleux de Berg- Gladbach, dans des conditions favorables, ne donna aucun résultat.
Ces allernatives de succès et d'échecs prouvent que la transmission de la variole aux bovidés ne réussit pas toujours, même en se plaçant dans des conditions identiques ; mais les résullats positifs devraient convaincre ceux que M. Meder appelle « nos voisins de l'Ouest » en leur reprochant d’être encore sous l'influence des résul- (ats de la Commission Lyonnaise et de l'opinion autorilaire de Chauveau, |
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Le beau succès qu'il a relaté au Congrès de Hambourg, encouragea M. Freyer à continuer l'étude de la variole du lapin.
En attendant qu’une nouvelle occasion de récolter de la semence variolique, M. Freyer utilisa ce qu'il lui restait de virus. Cette lymphe desséchée était conservée depuis 81 jours entre deux plaques de verre. Délayée dans une solution saline, elle fut inoculée à un lapin sur le dos duquel elle produisit les mêmes effets que le virus frais. La récolte, ensemencée sur le dos d'un 2° lapin, forma une carapace dure et crevassée que l'on arracha pour la mêler à de la glycérine.
Les produits récoltés sur ces deux lapins furent transmis comparativement sur un même veau. L’un des deux champs d'inoculation, celui qui correspondait au 1% lapin, resta stérile ; l’autre, au contraire, preuve des progrès de la transformation variolique, se couvrit d’une belle éruption pustuleuse.
Le 1* avril 1909, M. Freyer eut l’occasion de récolter, au 6° jour d’une variole, un peu de lymphe hyaline.
Dès le lendemain, il l'inocula à deux lapins soit pure, soit additionnée d’une solution saline glycérinée.
Six et huit jours après on récolta « la matière qui s'était produite » pour l'inoculer deux jours après, à un autre lapin. Six jours après, nouvelle récolte et nouvelle inoculation qui détermina une abondante éruption de pustules. L'inoculation au veau de cette dernière lymphe produisit une éruption, en tous points semblable à une éruption vaccinale, qui se montra fort eflicace sur les enfants. Ce dernier résultat fut confirmé par les différents Directeurs
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d'Instituts vaccinaux allemands auxquels M. Freyer envoya des échantillons de cette lymphe.
Pour compléter cette série d'expériences M. Freyer fit quelques recherches sur les qualités de la lapino-variole. Il constata ainsi que ces souches ne subissent par le temps, que peu de modifications de leur virulence. Cette constatation permet, pour la production d’une souche variolo-vaccinale, de suppléer au manque de produits varioliques, par du virus récolté depuis plus ou moins longtemps sur le lapin.
L'inoculation du virus variolique au lapin doit se faire en grattant le dos rasé, mais non pas dénudé au papier de verre. La semence peut, indifféremment être employée pure ou additionnée d’eau salée et de glycérine. En général, rien n'apparaît sur le dos du 197 lapin pendant les 2 premiers Jours, si ce n’est une légère rougeur de la peau. Puis le 3° et le 4° jour, le champ d'inoculation se couvre d’une croûte brune qui se crevasse et laisse sourdre un peu de pus. Le 5° jour, elle commence à se dessécher : c'est le moment de la récolte.
Le lapin de 2° passage présente des réactions un peu différentes à partir du 3° jour. À ce moment apparaissent quelques nodules ; mais le point important reste la croûte que, là encore, 1l convient de récolter vers le 5° jour.
Ces dernières expériences ont été, en grande partie, faites hors de l'Institut vaccinal. Le premier lapin, celui qui tut inoculé de variole, fut placé dans les caves de l’Institut de Stettin où 1l était enfermé dans une cage qui n'avait pas encore servi. Par mesure de précaution ce local resta fermé à clef pendant toute la durée de l’ex-
périence. C’est hors de l’Institut vaccinogène que furent varlolisés les autres lapins. Les veaux furent, par contre, inoculés dans l’Institut vaccinal. Mais les résultats furent tels qu'ils ne laissent, de l'avis de M. Freyer, place à aucune discussion. Ce n’est pas en effet quelques éléments isolés qui apparurent mais une série de pustules, qui fournirent une grande quantité de lymphe.
Nous croyons savoir qu'en Allemagne, les résultats heureux se multiplient et que pendant l’année 1910, trois nouvelles souches variolo-vaccinales auraient encore été créées.
Telles sont, exposées avec imparlialilé, les principales expériences qui furent réalisées dans le but de transformer la variole en vaccine. Leur étude conduit assez naturellement à l'opinion, généralement admise à l'Etranger, que la question de la variolo-vaccine est tranchée par l’affirmative. Nous espérons que les expériences que nous rapportons modifieront quelque peu cette opinion.