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G, STEINHEIL, éditeur,
GÉNISSE Ne 26, inoculée à blane le 8 avril 1910. Le 10€ jour on note, sur 3 incisions, 4 élevures papuleuses très nettes et une papule isolée de même apparence, sise en dehors des incisions. Le 14e jour, la papule isolée a disparu; une papule grattée est desséchée et croûteuse ; enfin les 2 autres ont évolué. Le 29° jour, en pratiquant la vaccination d’épreuve on découvre encore une papule lenticulaire rouge, d'origine récente, non déprimée au centre. La vaccination d’épreuve fournit des éléments d'assez bonne apparence, mais d'évolution hâtive.
Le produit d’une des papules inoculé sur la narine du lapin détermine l'apparition de 2? petites papules. Ultérieurement, cet animal se montre très légèrement immunisé vis-à-vis de la vaccine.
En résumé : 6 papules inoculables au lapin. Immunisation faible.
Sur 7 génisses inoculées à blanc avec de la glycérine stérile, 6 ont donc présenté une éruption vaccinale non douteuse. Tantôt c'étaient de belles pustules se développant par poussées successives et réalisant le type d’une éruption vaccinale discrète comme en témoignent les aquarelles et les photographies que nous reproduisons ; elles immunisaient presque complètement l'animal vis-à-vis de la contre-épreuve vaccinale et, sur le lapin. fournissaient une éruption pustuleuse parfaite. Tantôt il s'agissait de simples papules ou papulo-vésicules plates, ombiliquées, frustes, mais reconnaissables à leurs traits essentiels. Cette éruption diminuait également la réceptivité vaccinale du porteur et le produit de grattage, inoculé au lapin, provoquait une ébauche de papulation sur la nature de laquelle 1l était impossible d’hésiter.
Expériences sur les lapins.
La variolisation des lapins fut, comme celle des génisses, réalisée à l’hôpital Claude-Bernard, avec des précautions analogues, pour éviter la contamination vaccinale. Une de ces expériences fut faite dans les locaux de la Faculté de médecine.
Les animaux furent inoculés avec des produits varioliques, purs ou additionnés d’eau salée et de glycérine, semblables à ceux qui servirent à varioliser les génisses. C'était donc, pour les premiers, une semence plus ou moins ancienne ; pour les derniers, un virus abondant et fraîchement recueilli, transmis, sans intermédiaire, du malade à l’animal.
Deux procédés furent employés pour inoculer le virus sur le dos de l'animal préalablement rasé : tantôt Île simple étalement avec friction et dans ce cas, parfois on scarifiait légèrement l’épiderme avec la pointe d’un scalpel ou on le dénudait au papier de verre ; tantôt le grattage léger, à l’aide d'une pipette mousse. contenant soit la lymphe variolique pure, soit le liquide qui surnageait, après une courte centrifugation des croûtes varioliques additionnée d’eau salée. Cette dernière technique cherchait à imiter le procédé préconisé, pour la vaccination du lapin, par Calmette et Guérin.
Par ailleurs, l'inoculation fut parfois pratiquée sur le nez, à l’aide de piqûres; ou sur la cornée par des scarifications.
Les lapins inoculés de variole furent au nombre de quinze.
Lapin N°1. — Le 18 mars 1908, inoculation à un lapin de 4 kilo 850, par scarifications sur le dos préalablement rasé, de croûtes récoltées sur B..., Félix, 17 ans, atteint de variole con-
fluente, et additionnées récemment, après broiement, d’eau salée physiologique et de glycérine. (Semence de même origine que celle employée sur les génisses n° 3, 4, 7, 8).
21 mars. — Autour des scarifications, zone inflammatoire.
26. — Les scarifications sont recouvertes de croûtes jaunâtres ; il existe en outre deux ulcères suppurants, sans tendance à la guérison, situés l’un à la limite antérieure, l’autre à la limite postérieure de la surface rasée.
L'ensemencement du pus de ces ulcères montre seulement !a présence de rares staphylocoques blancs (un tube de gélose reste stérile ; sur l’autre, une seule colonie).
6 avril. — L’abcès antérieur ouvert au bistouri laisse sourdre un pus bien lié et une sérosité purulente dans lesquels l'examen microscopique ne révèle que de très rares leucocytes mono et polynucléaires et la culture, de rares staphylocoques.
17. — Très amaigri, l’animal meurt. L’autopsie ne révèle rien d’anormal.
En résumé : Pas d’éruption. Croûtes jaunâtres et ulcérations persistantes.
Lapin N° 2. — Le 7 avril 1908, dans les locaux de la Faculté de médecine, on inocule sur le dos préalablement rasé d’un lapin de 2 kilos 300, un demi-centimètre cube de lymphe purulente recueillie la veille, sur un malade en traitement à l'hôpital Claude- Bernard, pour une variole confluente.
8 piqûres sont pratiquées en même temps sur la narine et la lèvre supérieure gauche, avec une lancette chargée de ce produit.
1 avril. — Sur les deux flancs, on constate une légère rougeur sans éruption concomitante. La narine et les lèvres présentent les traces de piqûres sans autre apparence morbide.
25. — Inoculation naso-labiale gauche avec un vaccin très énergique.