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procédé doit être rejeté, parce qu'il donne un produit âcre, poisseux, qu'il est à peu près impossible de débarrasser des dernières traces d’acide.
è PROCÉDÉ. — L'imperfection de ce procédé amenait des pertes qui rendaient impraticables son emploi ailleurs que dans Ja contrée où les résidus des pétroles, pris à pied d'œuvre, étaient de faible valeur. La vaseline était préparée en France par la société Chesobrough, qui avait pris ses brevets en 1876 pour la fabrication de ce produit.
Cette société avait préconisé ce corps comme un produit nouveau et doué de propriétés curatives merveilleuses. Les brevets Chesobrough furent acquis par M. Lancelot, pharmacien militaire, qui fit Justice de cette prétention, et présenta son produit sous le nom de « pétroline ». La méthode usitée à Aubervilliers, dans les établissements de la maison Lancelot, peut être résumée comme 1l suit (1):
« L'huile de pétrole américain est évaporée sous une hotte d’un fort tirage dans de grandes chaudières en fonte aussi remplies que possible; par ce moyen, les vapeurs ne se condensent pas sur les parois pour retomber dans la chaudière, ce qui est un point capital, parce que ce sont ces produits qui donnent à la vaseline une odeur et une causticité qui doivent absolument être évitées. »
Un couvercle mobile est établi et peut être abaissé sur la chaudière en cas d'incendie; des portes en fer ferment l'enceinte pour que le tirage ait heu en entier dans la cheminée et soit très rapide. L'huile concentrée est jetée sur de grands filtres en tôle, rappelant les formes à pains de sucre, chargés de noir animal ou d’une tourbe spéciale.
(1) Journal de Pharmacie cl Chimie, 5° série, T. xxif, p. 19.
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Ces filtres sont disposés au nombre de 90 sur 9 rangées de 10, dans une étuve en maçonnerie chauffée. La partie évasée des filtres est au ras de la surface supérieure des filtres, et le reste est enfermé dans létuve. La vaseline filtrée est reçue dans 9 rigoles inclinées vers l'avant du four, d’où elle s'écoule dans des vases disposés à cet effet : l'huile est brune, blonde ou blanche, suivant qu’elle a subi 1, 2 ou 3 filtrations; à la couleur près, l'huile brune est d’aussi bonne qualité que la blonde et même que la blanche. On ne perd pour ainsi dire pas d'huile dans cette filtration, parce que le noir ou la tourbe épuisée est traitée, dans un réservoir clos, par du pétrole neuf qui sert aux opérations suivantes, et le décolorant est ensuite chauffé pour en retirer l'huile qui l’imprégnait, puis revivifié par le feu.
On est convenu d’appeler la matière obtenue ainsi du nom de vaseline naturelle.
3 PRocÉDÉé. — Âéthode des dissolvanis. — Les résidus des pétroles ou huiles lourdes sont réduits aux deux tiers de leur volume par la distillation, afin de leur donner une consistance sirupeuse. On en traite alors une partie par 7 parties d’éther pétrole (d=0,88), et on met .en contact 2 heures avec une 1/2 partie de noir animal pulvérisé. On répète ce traitement jusqu’à ce que le liquide soit d’une Himpidité parfaite (12 à 20 traitements successifs parfois); on chasse ensuite l’éther de pétrole au moyen d’un courant de vapeur d’eau.
Le produit obtenu de cette manière est huileux, incolore, inodore, insipide, à fluorescence bleue, et se prend bientôt en une masse blanche transparente, onctueuse, non cristallisée et fondant à 32, distillant au-dessus de 300. La composition chimique correspond à 86,5 de carbone, 13,5 d'H.
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4 ProcéDE. — Par distillation.— Xn 1890, on a indiqué, pour obtenir de la vaseline, de distiller sous pression très réduite dans la vapeur surchauffée le résidu de l'huile lampante. On opère la décoloration des résidus avant de les soumettre à la distillation.
Critique de ce procédé : la distillation dans le vide de la vaseline naturelle a conduit MM. Bohm et Eugler aux deux observations suivantes : les points de fusion, qui s'élèvent d’abord, s’abaissent ensuite, ce qui est l'indice d’une décomposition partielle.
Les produits distillés offrent tous une structure cristalline, tandis que les résidus gardent, jusqu’à la fin, la mollesse caractéristique de la vaseline naturelle. La vaseline obtenue par ce procédé diffère donc dans sa composition des vaselines obtenues par les procédés précédents. Son point de fusion est plus élevé; elle offre un aspect cristallin; elle est plus cassante et se laisse moins facilement étirer, et ainsi est d’un emploi défectueux pour les usages pharmaceutiques. |
(b). VASELINE LIQUIDE. — Préparation. — La vaseline liquide s'obtient en dissolvant la vaseline ordinaire dans Île moins possible d’éther et agitant cette solution avec un peu d'alcool absolu jusqu’à formation de flocons blanes. On filtre vivement, on lave avec un peu:d’alcool absolu ; on laisse égoutter, eton élimine les dernières traces d'alcool en chauffant au bain-maric.
La liqueur filtrée est de nouveau traitée par lalcool jusqu’à ce qu'il ne se sépare plus de parafline, et qu'il se sépare quelques gouttes d'huile.
Enfin, on reprend la derniére liqueur, on la distille pour enlever l'alcool et l’éther ; on dissout le résidu dans le moins
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possible d'éther, et on relroidit la dissolution dans un mélange frigorifique, puis on précipite les dernières traces de paraffine dans le moins possible d'alcool; on filtre sur un entonnoir refroidi, et on reprend lPopération jusqu’à ce qu'il se forme des gouttes huileuses.
Cette préparation consiste donc à enlever à la vaseline ordinaire tout ce qu’elle renferme de parafline.
(B). VASELINE ARTIFICIELLE. — Sa préparation. (1)
En 1890, on a aussi proposé le procédé suivant qui donne une pétréoline artificielle, qui est fabriquée par Île mélange de paraffine avec de l'huile purifiée par la méthode décrite plus loin.
L'huile lourde du commerce, pesant 0,840 à 0,850, est épurée ? fois à l’'SO* H? concentré, et une fois à la soude; chaque traitement est suivi d’un repos et d’un lavage à l’eau.
Ce produit est distllé dans un courant de vapeur surchauffée, mis à digérer pendant 24 heures, avec 10 p. 100 de chlorure de zinc, dans un tonneau tournant, puis agité à l'air avec 2 p. 100 d’'hydrosulfite de soude, et lavé.
On opère sur 200 kilog. de parafline, qu'on introduit dans une chaudière sphérique entourée d’un manchon; on fait arriver de la vapeur, qui élève la température à 150, et on injecte de l’air chaud dans la paraffine, pendant 2 heures environ. On ajoute alors 200 kilog. de l'huile purifiée; on continue à chauffer sous pression pendant 24 heures; on introduit 20 kilog. de noir d'os, et on chauffe encore pendant une heure. Le liquide décoloré est enfin décanté dans le vide. Cette vaseline sert pour le graissage et la
(1) Jou ‘nal de Pharmacie et Chimie, Le SOTIC TR) De
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