‹ Étude sur la vie et les œuvres de Lope de VegaChapitre 53 sur 120 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

DON JUAN, GERMAIN

germain, qui les a suivies juqu'au fond de la scène. Les voilà toutes deux qui passent chez ton frère.

DON JUAN

Qu'elles aillent partout où bon leur semblera.

GERMAIN

Qui peuvent-elles être, et qui nous le dira?

DON JUAN

Que m'importe? je suis possesseur d'une somme Qui me permet demain d'aller, en gentilhomme, Plus brillant qu'un soleil aux fêtes de saint Jean !

germain, souriant*

Quel bonheur !

DON JUAN

Est-il rien pour moi de plus urgent?

CE RM AIN.

Comment sera l'habit que tu vas faire faire?

DON JUAN

Blanc, tout blanc, et plus beau que tous ceux de mon frèr

GERMAIN

Un habit blanc! Tu vas sortir resplendissant; Mais cent petits écus! sera-ce suffisant?

LOPE DE VEGÀ,

DON JUAN

Ah! nous ajouterons les bagues et la chaîne.

GERMAIN

Ton frère et ses amis te connaîtront à peine.

DON JUAN

Us seront stupéfaits à ne pouvoir parler.

GERMAIN

Tu vas, sans doute aussi, tout de neuf m'habiller: Tu ne peux aller seul.

don juan, riant et montrant la porte où Rosela et Celinda sont sorties. Invoque aussi les Muses.

GERMAIN

Tes succès t'ont gonflé, si bien que tu t'amuses... Moi! j'ai fourni l'argent.

DON JUAN

Je fournirai l'habit !

GERMAIN

De saint Jean ton patron je reconnais l'esprit.

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