LES F L E U R S I) E I) 0 N .1 1 A N
germain, a part.
Et moi qui leur parlais comme à des chambrières ! Je suis perdu !
(Aux deux dames.)
Daignez écouter mes prières; De grâce, excusez-moi ! Je ne suis qu'un grand sot, Qui des choses de cour ne connais pas un mot.
DONA CONSTANCE
Votre façon d'agir était un peu tartare.
DONA INÈS
De ce galant début la fin eût été rare.
LA COMTESSE
C'est du passé, Constance, assez s'entretenir; Ne laissons pas le temps à l'aube de venir; L'amour est notre juge, et veut qu'à la minute Pour les deux condamnés son arrêt s'exécute.
Quoi ! ce n'est pas un rêve ! Est-il possible, ô cieux ! Que mon secret amour ait attiré vos yeux !
LA COMTESSE
Don Juan, votre mérite aura fait ce prodige. Si j'ai du rang pour vous dédaigné le prestige, Si je préfère à l'or votre humble pauvreté Vous ne me devez rien, vous l'aurez mérité.
DON JUAN
Ah ! je vous dois la vie.
Allons doiic, tous ensemble
Chez moi! que le souper tous quatre nous rassemble; Pour avoir plus de joie il faut nous réunir.
DONA CONSTANCE
Dur an go?
DURANGO
La v oiture à l'instant va venir.
don juan, à Germain, à part, Que t'en semble, Germain?
GERMAIN
Oh ! je dis que Dieu même Aura tenu don Juan sur les fonts de baptême.
don juan, souriant.
Tu ne m'appelles pas seigneurie, insolent !
GERMAIN
Vous avez triomphé du moins jusqu'à présent ; Mais attendons la fin de la cérémonie, Je veux voir à l'autel votre union bénie : Car, entre Y ou et \% si le temps tournait mal, Sur nos têtes pourrait tomber un non fatal.
( Ils sortent.)