‹ Etude sur la vie et les œuvres philosophiques de Georges BerkeleyChapitre 21 sur 21 · RESUME · texte numérisé non relu

RESUME

En résumé, Berkeley s'est arrêté à cette théorie que le monde est un ensemble de groupes de sensations produit par TEsprit souverain dans des esprits subordonnés qui les perçoivent. Mais Tétude attentive de âes œuvres autorise une autre interprétation de ce système, à laquelle, il est vrai, son caractère etTimpuissance, où il était fatalement condamné, par son éducation et la tournure de son esprit, de discerner sur certains points la croyance de la science, Tauraient empêché de souscrire : sa doctrine se réduirait ainsi ou à un monisme répété et multiplié, ou, plus rigoureusement encore, à un monisme radical. En démontrant comme il Ta fait, c'est-à-dire de telle sorte que Ton ne peut plus se dire philosophe si Ton ne reconnaît pas la valeur de cette démonstration, que toute l'existence du monde sensible consiste dans le fait d'être connue, en prouvant que la notion d une substance matérielle, indé-

pendante de Tesprit, est contradictoire, en expliquant par la constance de certaines relations tout idéales la valeur objective de nos perceptions, il a préparé révolution définitive de la pensée philosophique : la métaphysique ne doit plus dépasser les bornes d'une théorie de la connaissance subjective.

De rimpossibilité de rien savoir de ce qui n'est pas nous ou nos modifications personnelles, nous concluons à la nécessité de croirCy mais pour des raisons purement morales, à Texistence d'autres esprits seulement. Dieu et nos semblables.

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