‹ Étude sur la vie et les travaux de ProudhonChapitre 57 sur 134 · Idem, in fine · texte numérisé non relu

Idem, in fine

3. Chez M. Loiscau, avocat à la cour do cassation, place Saint-André-des- Arts, n" 4, comme le prouve la suscription des lettres qui lui étaient adressées à cette époque.

la mort, en l'an VI. Mais on se tromperait en pensant que tous prirent énergiquement son parti, comme la reconnaissance leur commandait de le faire.

Sans doute, Tabbé Breuillot, directeur du Séminaire de Besançon, écrivait à Frayssinous en faveur de Proudhon ; sans doute, il mandait à celui-ci, le 6 décembre : « Notre cher ami Vernier prend le plus vif intérêt à tout ce qui vous concerne et je partage bien ses sentiments. Nous souhaitons tous ardemment que notre lettre puisse vous être de quelque utilité. Oui, Monsieur, c'est vous qui avez arrêté l'effusion du sang des prêtres insermentés en vous mettant à la brèche pour eux, et le clergé franc-comtois vous a les plus grandes obligations. » *

Mais lorsque Proudhon insiste pour obtenir un concours plus efficace et une attestation plus circonstanciée, il reçoit cette étrange réponse :

BesançoD} 21 décembre 1815.

« Monsieur,

» J'ai reçu hier votre lettre du 16 courant et j'ai l'honneur de vous répondre par la première poste.

» Mes confrères, pénétrés de la plus vive reconnaissance pour le service important que vous avez rendu au clergé de notre diocèse en arrêtant l'effusion du sang des prêtres par votre Mémoire, ne perdront jamais la mémoire de ce signalé service ; ils feroient du plus grand cœur l'attestation que vous proposez, si elle ne devoit servir qu'à vous tirer d'embarras ; mais comme le but seroit de vous conserver dans l'enseignement, ils ont dit qu'ils ne pourroient point en conscience y coopérer, en voici la raison : c'est avec peine que je vous la rappelé (sic) et je vous prie de croire qu'aucun autre motif ne les a décidés. Vos principes sur le divorce, les empêchemcns du mariage, les vœux, sont formellement opposés à la

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