‹ Étude sur la vie et les travaux de ProudhonChapitre 59 sur 134 · Édition Valette, Paris, 1842, t. I, p. 477 et suiv · texte numérisé non relu

Édition Valette, Paris, 1842, t. I, p. 477 et suiv

légaux au mariage que ceux énumérés dans la loi et que, civilement, l'efficacité des vœux n'est plus reconnue en France, Proudhon ne faisait qu'exposer, sans les apprécier, les principes contenus dans la nouvelle législation.

Heureusement, Proudhon trouva des cœurs plus nobles, des esprits plus généreux et plus larges, qui surent allier les devoirs de la conscience à ceux de la reconnaissance. M. de Chaffoy, vicaire général du diocèse de Besançon ', qui avait déjà félicité Proudhon en l'an VI, n'hésita pas à lui envoyer l'attestation demandée 2. Les députés du Jura affirmèrent aussi leur sympathie pour Proudhon en adressant, à la commission de l'instruction publique, une lettre collective dans laquelle ils déclarent qu'en lui offrant le témoignage de leurs sentiments particuliers sur la conduite honorable qu'il a tenue constamment dans leur province de Franche-Comté, « ils ont cédé à un devoir impérieusement commandé par la vérité, la justice et rcstimc que s'est toujours acquises, parmi eux, un professeur dont la moralité égale le profond savoir. » ^

Cependant, la commission lui avait accordé un nouveau délai d'un mois pour produire son Mémoire justificatif *. Il en profita pour faire de nouvelles démarches, demeurées longtemps infructueuses. Ce fut le 14 septembre 1816 seulement, qu'un premier arrêté leva la suspension prononcée contre lui, le renvoya à ses fonctions de professeur ^, et nomma son collègue Poncet doyen provisoire. ^

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