‹ Étude sur la vie et les travaux de ProudhonChapitre 80 sur 134 · TÉMOIGNAGE D'ESTIME ET DE GRATITUDE DE LA VILLE DE BESANÇON · texte numérisé non relu

TÉMOIGNAGE D'ESTIME ET DE GRATITUDE DE LA VILLE DE BESANÇON

2. Délib. du cons. municipal de Besançon du 31 mars 1863 et décret impérial du 26 juillet 1864.

Ainsi parlait M. Lagier moins de deux mois après la mort de Proudhon ^; les quarante années qui se sont écoulées depuis lors n'ont pas affaibli l'expression de ces sentiments. Nous n'en donnerons pour preuve que l'intérêt universel qui s'attache encore aujourd'hui à sa mémoire 2, et l'autorité incontestée, à l'Ecole et au Palais, de son nom et de ses travaux.

Mais nous ne connaîtrions pas complètement Proudhon si, après avoir parcouru successivement les incidents de sa vie publique, nous ne le suivions maintenant au milieu de ses élèves et de sa famille.

Il nous serait difficile, à nous, ouvrier de la dernière heure, à nous qui n'avons pas eu l'heureuse fortune d'entendre la parole du maître, et qui n'avons pu recueillir ses enseignements que de la bouche de ceux qui furent autrefois ses élèves, il nous serait difficile de dire sur ce sujet plus que nos devanciers. Vouloir ajouter à leur appréciation, serait accepter pour vrai ce que nous considérons comme la légende, dont l'auréole s'attache toujours, avec le temps, aux grandes figures et aux nobles caractères.

Nous nous contenterons donc d'analyser les impressions de ceux qui ont connu Proudhon et d'y ajouter les renseignements nouveaux que nous avons pu recueillir d'une manière certaine. Qui mieux que ses premiers biographes ^ pourrait apprécier ses qualités, révéler les bontés de son cœur pour sa famille et pour ses élèves, qu'il associait toujours dans une mutuelle affection.

Dès le jour où Proudhon donna sa première leçon de droit à l'Ecole centrale de Besançon, il se montra ce qu'il devait rester toujours : lucide, initiateur, entièrement dévoué à ses élèves.

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