‹ Étude sur la vie et les œuvres de Lope de VegaChapitre 12 sur 103 · LA CORONA MERE|CIDA · texte numérisé non relu

LA CORONA MERE|CIDA

(La Ck)uronne méritée.)

C'est encore un amour de roi qui s'adresse, cette fois, à la femme d'un sujet ; vertueuse et forte , doiïa Sol résiste à cette passion. Le roi, mal conseillé, après avoir épuisé tous les moyens de lui plaire et de satisfaire ses désirs insensés, prend une dernière résolution. Il suppose une trahison de don Alvar, l'époux de dona Sol, et le fait jeter en prison, il espère que sa femme viendra lui demander la grâce de son époux, et il se propose de la lui vendre au prix de son honneur. En effet, dona Sol arrive et se jette aux pieds du roi :

DONA SOL. Je ne viens pas vous demander mon époux avec des larmes, ni implorer votre pitié pour ma douleur, roi invincible, puissant Alphonse, noble branche du trône deCastille, parce que . si le criminel doit s'humilier quand il vient implorer sa grâce, je sais que ce n'est pas le cas de don Alvar, et il me suffit que le roi le sache comme moi. — Don Alvar, seigneur, est un cavalier de votre maison et de votre sang , descendant de Lain Calvo, ce juge suprême qu'estime toute la nation castillane. Pourquoi irait-il mettre au front d'un barbare ^ la couronne royale qui ceint votre tête, quand il a reçu de vous mille faveurs?

* Don Alvar a été accusé de vouloir donner la mort au roi d'Espagne, pour couronner à sa place le roi Almanzor,

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