SCENE PREMIERE
DON ALONZO, OCTAVIO et CAMILLO.
DON ALONZO
m costume ?
OCTAVIO
Il est prêt, excepté la culotte.
BON ALONZO
îtourne la chercher, ô tête de linotte I
{A Camilto qui entre,) 16 me veut-on ?
CAMILLO
Seigneur, l'armurier est ici.
LOPB DE VRQl.
Lm méhks, L'^RMOftlER avec uu gitvjon lut porte une ép£e et une dague doréos.
DON *LoSio, à l'ai Soyez le bienvenu !
L'AHHtiiiEii, monlrenl l'épie.
La garde que voici.
Seigneur, vous conviendra ; j'y mis, je vous le jure, Tous mes soins.
Oui, c'est bien ; j'en aime h dorure ; N'est-ce pas, Octavio ?
De ce bel ornement La lame de l'épée était Jigne vraiment I
Tirez-la donc.
Superbe I
Oh ! comme elle étincelle I
Parbleu I le diamant pâlirait devant elle 1
Ce n'est point assez dire ; on ne trouverait pas Une lame pareille ailleurs, même à Damas.
OCTAVIO
On voit qu'elle est de vous.
l'armurier.
[ Oui, d'après la légende.
' DON ALONZO
En un mot, elle est bien.
L*ARHURIER.
* Sa valeur est plus grande
En vous appartenant ; (i7 la considère encore) elle vous couperait Un homme en deux !
OCTAVIO
Bravo I
l'armurier.
Bien plus, elle pourrait Trancher du même coup la bourse d'un avare : Il n'est rien de plus dur.
DON ALONZO
Oh ! c'est un morceau rare !
(// remet Vépée et (a dague à Camillo.) A l*armurier et à Octavio :
Dites donc comme moi, qu'avec discernement Par la fenêtre ouverte on jette son argent !
l'armurier. ,
J'ajouterai, seigneur, que votre renommée,
A Valence et partout, n'en est que mieux famée !
Et, bien que vous soyez un noble cavalier.
Et depuis quelques jours un fort riche héritier.
Rien ne vous pose mieux, ne vous fait mieux connaître,
Que de jeter ainsi l'argent par la fenêtre.
LOPE DS VESA.
L'orfèvre devant ïous désire être iatrodait.
Ce qu'il lient à U main, comme un soleil reluit. ■