SCENE X
Les mêmes, moins DON ALONZO.
DON FltANGESCO.
En touchant ce sujet on le met en courroux.
LEONARDO
Du malheureux don Juan, je crois qu'il est jaloux.
DON LUIS
Il ^, ma foi, raison.
GERMAIN, à don Juan,
Ton frère se retire ?
DON JUAN, s' approchant.
Je m'en vais leur parler ; — messieurs, daignez me dire Qui de vous a perdu ?
LEONARDO
Nous avons tous gagné :
Pour votre frère seul, la chance a mal tourné.
DON JUAN
Je ne le plaindrai pas.
DON FRANGESCO.
De notre bénéfice * Je vous offre une part.
Oui, parbleu, c'est justice, £t j'en veux faire autant.
LEONARDO
Pour moi, j'ai peu gagné, Hais on ne dira pas que je n'ai rien donné.
DON JUAN
le pa raisdonc, messieurs, vous demander l'aumône; Mon habit la demande, et non pas ma personnne ;
{A Leonardo,) Merci... Leonardo, pouvez-vous me prêter
* Dar barato, — môme note qu'à la page 352.
LOPB DE VBGJ
Un de vos trois chevaux 1 Je voudrais U Demain ; de mon patron je célèbre la te
Le blanc esl le meilleur; je dirai qu'on l'apprête.
En toute occasion vous pourrez vous servir
De l'un comme de l'autre, et n'aurez qu'à choisir.
Je vous en remercie; il est vrai qu'A, mon frère J'aurais de préférence adressé ma prière; Hais je n'ai pas osé, vous devinez pourquoi; Depuis lon^mps il fait le tyran avec moi ; De vous le demander enJin j'^ l'assurance. Parce que je suis sûr de votre complaisance...
Dites mon amitié ; j'en eus toujours pour vous.
DON LuiSi à don Juaa.
Votre frère renonce à dîner avec nous Et veut recevoir seul cette double visite. Vous le remplacerez, don luan, je vous invite.
Et vous, messieurs, aussi.
LBÛNARDO
Nous voici.
GBftMAm, à part
i Dieu nous visite ! Et, sans eux, je le jure, siurais à manger que noyaux ou pelure.
[Ils sortent tous,)