‹ Étude sur la vie et les œuvres de Lope de VegaChapitre 65 sur 103 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

DON JUAN, GERMAIN

Et te voilà content !

Don IVAN.

Parbleu I ceci m'enchante I

Dis-moi de ton bonheur la raison concluante. On nous met jk la porte l

Oui, j'en bénit te cielj Ue voillt hors des mains d'un despote cruel.

GERMAIN

Mais le temps à passer d'une heure à deux m'intrigue*.

DON JUAN

à notre damné sort nous montrerons la figue '.

GERMAIN

pravo, maître, bravo, voilà de la raison, Et je sais quelque part une honnête maison Où tu pourras loger chez une brave dame De bonne renommée, enfin, une belle âme Que je soupçonne un peu d'aimer ton serviteur.

DON juAn.

Voilà pour le logis, dînerons-nous par cœur?

Quant aux maigres repas que Ton fait chez ton frère,

^, peu de frais l'on peut avoir meilleure chère;

Fe peux, par ci, par là, par de petits travaux

Et des commissions, gagner quatre réaux ;

d'est assez pour nous deux ; j'emploierai ma journée,

Ex nous pourrons, le soir, narguer la destinée.

DON JUAN

3uel frère peut valoir un ami tel que toi? (// veut s'agenouiller,)

GERMAIN

\ genoux 1 que fais-tu?

DON JUAN

Cher Germain, laisse-moi ; Si je reste debout, il faut que je t'embrasse.

* L'heure du dîner.

s £ xpression italienne et espagnole, sorte de proverbe.

402 ' LOPE DB VBGA.

tiERMiUIf.

Mon cher maître, voyons, ta bonté m'embarrasse.

DON JUÂK.

Mais, moi, j'ai mon projet aussi... Par mon concours Nous pourrons déjeuner et dîner tous les jours.

GERUAIN.

Quel projet?

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