LA COMTESSE, DON JUAN
DON JUAN
Quoi ! vous voulez déjà, noble dame, entreprendre Mon éducation.
LA COMTESSE
Oui, vous allez m'entendre.
DON JUAN
Déjà de la morale et dans un si beau jour ! Oh 1 j'aurais préféré les disputes d'amour.
Au contraire, il vaut mieux, lorsque la cire est molle, De mes leçons, de suite, y graver la parole.
DON JCAN.
Plutôt que vous causer des ennuis ou des peiues, Je lainsersis couler loul le sang de mes ïeinea.
Holii! quelqu'un.
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Uaa«me.
Le i-offrei en Lois noir
Allez vile clierehei-
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.le brille le plancher.
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Cela TOUS
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Serait-il nécessaire'' Pour vous aimer mieux? non.
Dites la vérité.
BON JLAN, tmbarraaé.
Que puis-je désirer?
Parlez en Ulterlé,
Cher comte, mon seigneur, notre bourse est commune; Puisez à pleines mains, usez de ma fortune.
DON JUAN
Je vais donc mettre encor, puisque vous le voulez, Vos bontés à l'épreuve, et vous...
LA COMTESSE
Allons, parlez.
bON JUAN.
Mon importunité. — Tous ces biens mis en gage Et vendus par mon frère....
LA COMTESSE, vivement.
Assez, pas davantage !
Ils seront rachetés. Tout ce qui me revient Des banques de Valence à vous seul appartient.
DON JCAN, timidement.
Ces dettes que mon frère....
LA COMTESSE
Acquittez-les de suite !
DON JUAN
Ah ! c'est plus mille fois que don Juan ne mérite, Permettez qu'à vos pieds.... (// se Jette à ses genoux,)
Cher comte, levez-vous ; Quoi, pour si peu de chose, encore à mes genoux ! Vous ne m'aviez donc pas jusqu'à présent connue.
DON JUAN
Marchez et sous vos pieds je mets ma tête nue.
474 LOPE DK VB6A.
LA COMTE88B
Mon cœur en ses désirs ne se trompa jamais; Ne vous connaissant pas, déjà je vous aimais. Mais, pour que ce bonheur soit constant et durable. Je yeux y mettre un sceau qui soit ineffaçable.