SCENE XVIII
Les mêmes, DURANGO, avec un coffret à la main qu'il présente
à la comtesse,
DURÂNGO.
Voici votre cofiEret.
DON JDÂN.
Que peut-il contenir ?
Quel est votre dessein ?
LA COMTESSE
Donnez, je vais l'ouvrir, Regardez....
DON JCAN.
Quoi! des fleurs?
LA COMTESSE
Oui, des fleurs, celles même Que, dans les tristes jours d'un dénûment extrême. Vous fabriquiez en soie, et que vendait Germain.
DON JCAN.
Vous me faites rougir....
LA COMTESSE
Je les ai, de ma main, Mises dans ce cofïret; je les trouve si belles,
Qu'un coffre en diamant eût été digne d'elles.
Je veux les mettre un jour, cher don Juan, sous vos yeux,
Si.vous deviez jamais devenir orgueilleux.
Ces fleurs, vous rappelant la misère, et.... le reste.
Devront vous conseiller d'être simple et modeste.
DON JUAN
Conservez-les toujours ; en elles je veux voir D'un passé qui n'est plus le fidèle miroir.