‹ Étude sur l’Anatomie comparée des LombricidesChapitre 36 sur 55 · SCHÉMA DES (GLANDES DE MORREN · texte numérisé non relu

SCHÉMA DES (GLANDES DE MORREN

Fi. 28. — de Notogama rosea ; Fi. 29. — de Notogama fœtida ; Kia. 30. — de Dendrobænx octœdra; Fig. 31. — Lumbricus herculus. P Diverticulum de Perrier Mi, Mr, Mur. M, les quatre glandes de Morren.

Cette glande impaire antéro-postérieure IV reçoil donc le sang du vaisseau dorsaFet le distribue aux glandes moyennes et antérieures. Ne pas confondre cette circulation avec celle provenant des vaisseaux inlestino-tégumentaires décrits par M. JAQuET en

Atllolobophora turgida Duces, var. minima Risaucourr (fig.26). — Chez cette espèce, la disposition change un peu. Il y a un diverüiculum pair de PERRIER allongé, mais la disposition de la partie postérieure de la glande de MorRenx est des plus simples. Une coupe sagittale de celle partie du tube digestif a exactement le même aspect qu'une coupe de la glande antéro-postérieure IV du Lumbricus. L'origine des parois folliculaires va se confondre avec l'épithélium intestinal. L'histologie diffère un peu en ce sens que les parois folliculaires sont parfois formées de plusieurs couches de cellules à noyaux très distincts. De plus, chose importante, le

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réseau sanguin longitudinal est compliqué par un système de gros vaisseaux circulaires très visibles sur une coupe frontale un peu épaisse el non colorée (fig. 64).

Allobophora (Notogama) rosea (fig. 28). — Ici la disposihion est la même; néanmoins le diverticulum de PERRIER, qui est peu considérable, a sa paroi de l’avant très mince et peu glandulaire. Au contraire sa paroi postérieure est épaisse et très glandulaire.

De plus, à la parlie-postérieure de la grande existe parfois une sorte de petit diverticulum pair du tube digestif. Chez Notogama fœtida, qui n’a presque pas de diverticulum de PERRIER (fig. 23), ce petit diverticulum existe, mais est plus considérable. En résumé, les glandes de MorREN d'Allolobophora (Notogama) rosea ressemblent beaucoup à celles d’Allolobophora turgida, mais ici, la glande antéro-postérieure unique commence à se segmenter au niveau des dissépiments par des étranglements de la glande limitant trois grands troncs vasculaires circulaires.

Les follicules commencent donc ici à se grouper suivant trois masses distinctes impaires communiquant toutes inférieurement par leurs follicules.

Les cellules qui composent ces follicules sont disposées très régulièrement suivant une seule couche. Le sang qui circule entre les follicules est abondant. Il forme ordinairement des masses sphériques contenues dans de nombreuses ampoules. Cette disposition est surtout visible sur une coupe frontale.

Atllolobophora chlorotica. — Chez Allolobophora chlorotica la spécialisation glandulaire s’accentue encore ; outre le diverliculum pair de PERRIER qui est semblable à celui d’A/lolobophora r'ose4, NOUS avons au niveau de la séparation des deux glandes. un pelit cul-de-sac. Il en est de même à la partie postérieure de la deuxième glande (antéro-postérieure). Mais ces culs-de-sac sont à peine visibles, ne présentant aucune différencialion glandulaire et ne pouvant être en aucune façon comparés à un diverticulum de PERRIER. :

Atlolobophora (Notogama) fœtida SaviexY (fig. 29). — Chez cette espèce, la différenciation glandulaire s’accentue encore. À la place d'une glande unique longitudinale comme chez Alolobophora Herinanni (fig. 23), à la place de deux spécialisations glandulaires

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comme chez Alurus, Dendrobæna putris, Allolobophora trapezoûdes (fig. 25-28), nous en avons trois distinctes :

a) Un petit diverticulum situé antérieurement, inappréciablement assimilable à un diverticulum de Perrier (fig. 29, P).

b) Une grosse masse moyenne paire semblable, et analogue à l’une des deux glandes moyennes Il, II, décrite chez le Lumbricus (fig. 29, M’.

c) Une portion allongée impaire analogue à la glande IV antéropostérieure du Zumbricus. Elle est comme chez le Lumbricus très allongée et richement vascularisée (fig. 29, M”).

Dendrobæna octoedra SAviGnY (fig. 30). — Ici la disposition etle nombre des glandes sont identiques à ceux décrites pour le genre Lumbricus. Il y a donc quatre spécialisations glandulaires.

a) Une antérieure (fig. 30, M”) avec un petit diverticulum de PERRIER moins considérable que chez Lumbricus (fig. 30, P).

b) Deux moyennes paires (fig. 30, M).

c) Une antéro-postérieure impaire (fig. 30).

Ces diverses glandes sont énormes, surtout les glandes moyennes IT et TTL. |

De cette étude il ressort que l'anatomie générale des glandes de Morrex n’est pas identique dans la famille des Lombricides ; que le genre Lumnbricus a quatre spécialisations glandulaires de MoRREN : une antérieure paire avec diverticulum de PERRIER : deux moyennes paires plus considérables à la partie dorsale qu’à la partie ventrale et enfin une glande antéro-postérieure, allongée impaire, entourant le tube digestif en manchon depuis le jabot jusqu'au diverticulum de Perrier. La glande antéro-postérieure de MoRREx est la plus ancienne, l’antérieure et les deux moyennes II, IIT n’en sont que des différenciations secondaires.

Entre la disposition glandulaire ancestrale constituée éhez Allolobophora Hermanni et celle de Lumbricus herculeus, il y a toute une série de types où l’on peut suivre l’évolution progressive de ces glandes.

En comparant les divers follicules des espèces on constate que moins il y a de follicules plus l’espace séparant chaque follicule est considérable et plus le sang y circule abondamment.

260 E. DE RIBAUCOURT.

C’est ainsi que chez Lumbricus la circulation intrafolliculaire est beaucoup moins considérable que chez Aolobophora trapezoides

Fig. 32. — Coupe sagittale de la paroi d'une glande de Morren d'Alurus. A glandes chloragogènes ; E amoebocytes ; C cavité folliculaire ; D épithé-

lium ; E glandes sinus veineux. LE ou Allurus tetraedus (fig. 32) où elle prend un développement prépondérant.

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