‹ Étude sur l’arrachement traumatique du cœurChapitre 10 sur 52 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

ANATOMIE FATHOLOGIQUE

L'étude des 29 observations que nous avons réunies montre le plus souvent l'existence de lésions traumatiques multiples ; c’est là du reste la règle habituelle dans tous les cas où il s'agit de grands traumatismes tels que ceux qui déterminent en général l’arrachement traumatique du cœur. Pour faciliter l'étude de ces lésions multiples, il est nécessaire d'étudier successivement plusieurs points :

a) En premier lieu les lésions constitutives de l’arrachement cardiaque, c’est-à-dire les lésions à la suite desquelles le cœur est isolé, libéré d'une façon plus ou moins complète de ses connexions avec les autres organes; et à ce point de vue il sera nécessaire de distinguer deux groupes de faits dans les uns le cœur est isolé et mobile par suite de la rupture plus ou moins étendue des organes qui contribuent à le fixer (péricarde et gros vaisseaux) ; que l’arrachement soit total ou partiel, toujours dans ces cas il isolera ou tendra à isoler le cœur tout entier ; dans le deuxième groupe de faits, les lésions traumatiques aboutissant à l’arrachement ne se produisent plus Sur les

vaisseaux et le péricarde seuls, mais sur le cœur dont

A Pa elles isolent un fragment soit complètement, soit en partie ; cette variété, qui d'après nos observations paraît plus rare que la précédente, constitue l’arrachement ventriculaire des auteurs allemands.

b) Il faudra ensuite étudier les lésions pouvant coexister avec les précédentes, c’est-à-dire :

1° Les lésions des organes internes: cœur, poumons. foie, rate, etc. ;

2° Les lésions du squelette ;

30 Les lésions des parties molles ;

c) Enfin, il sera nécessaire de rechercher si, parmi ces lésions coexistantes, il en existe qui, par leur fréquence, puissent caractériser d'une façon spéciale l’aspect ana- tomo-pathologique des arrachements traumatiques du

Cœur.

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