‹ Etude Sur Le Bacterium Coli CommuneChapitre 13 sur 44 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Bacterium coli des Entérites.

En 1887, Hueppe (1) examinant les selles d’un enfant atteint de choléra nostras, y trouva en prédominance un bacille, qui, cultivé sur gélatine, ressemblait au bacille typhique, au bacille napolitain d'Emmerich, et au bacillus coli communis d’Escherich. La culture sur agar rappelait le bacillus lactis œrogenes; sur pommes de terre on eût dit le bacille propionique:de Brieger. Il coagulait le lait et était mobile comme le bacille d’'Emmerich, dont il ne se distinguait que par une action pathogène beaucoup moins énergique sur le cobaye.

Os. I.

L'enfant qui avait fourni le sujet de cette observation étant en moi: teur avait absorbé une grande quantité de bière froide. Brusquement la nuit il fut pris de courbature, diarrhée profuse, crampes dans les mollets, cyanose et véritable aspect, cholérique, les selles étaient riziformes. Deux jours après il était guéri.

Hueppe supposa que cette ingestion intempestive’ avait provoque une transsudation intestinale exagérée, une modification de la constitution chimique du milieu intestinal et par suite la pullulation des bactéries peu nombreuses et, inoffensives à l’état de

santé.

Wyss (2),chez un nouveau-né de quelques jours, souffrant d’une

(1) Huepre. Berlin-Klin. Wochenschrifte 1887, n° 32. (2) Wyss. Centralblatt. für Bakleriotogie, 1885.

Res

entérite légère, sans âèvre, et mort à l’improviste, trouva, à l’autopsie, un gonflement de la rate et un catarrhe de l'intestin. Il fit des cultures avec rate, foie, reins, plaque de Peyer et ganglion mésentérique : De tous, il retira un microbe qui ressemble au Bacterium coli.

La première mention précise du Bacterium coli comme étant l'agent causal du choléra nostras est due à MM. Gilbert et Girode. Voici leurs observations :

Ogs. II

Un premier cas s'était dévelappé chez une femme de 57 ans, polysarcique, qui fut amenée mourante à l’hôpital, présentant le tableau complet du choléra à la phase algide à part l’état riziforme des selles et l’aphonie, et succomba 5 heures après son admission, au troisième jour de ja maladie. A l’autopsie existaient les lésions les AE significatives, la teinte hortensia de l'intestin, la psorentérie, etc.

Le deuxième cas fut très léger etle malade ne tarda pas à se réta blir.

O8s. III

Le troisième cas concerne un jeune homme de ?6 ans, qui, lorsqu'il entra à l'hôpital, deux jours après le début des accidents, était dans un état très grave ; les vomissements étaient incessants, formés de liquides verdâtres ; les selles diarrhéiques, séreuses, étaient fréquentes ; les crampes étaient relativement rares et sans acuité; les urines albumineuses étaient presque supprimées, la voix était éteinte, les extrémités étaient froides et cyanosées, les yeux excavés; le thermomètre marquait 3608 dans Vaisselle. Le pouls était absolument imperceptible. Ce malade, néanmoins, meurt au cinquième jour, il pouvait être considéré comme hors de danger.

Os. IV.

Dans le quatrième cas, la durée totale de la maladie a été de 22 jours, avec deux jours d’apyrexie, du 146 au 46e jour. Des manifestations cutanées étaient apparues à la phase réactionnelle le 48 jour ; apparition sur P’abdomen, sur la peau du thorax et sur une partie des cuisses, de taches d’un rose vif, légèrement saillantes, arrondies ou irrégulières, s’effaçant par la pression et d’une dimension d’une lentille à celles d’une pièce de cinquante centimes.

Trois de ces cas ont été soumis à l’examen bactériologique : du premier et du troisième on examina seulement les selles, qui ont fourni des cultures presque pures de B. coli.

Dans le quatrième cas, les selles ont été examinées cinq fois pen-

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