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première série d'animaux, elle s’est rapidement atténuée quoique le bouillon d’inoculation fùt le même; dans une seconde jsérie, le bouillon avait été ensemencé longtemps après le premier, isolément ; la virulence fut très faible et ne se manifesla que par ‘un abcès sous la peau du lapin.
© Ces recherches sont trop limitées pour permettre d’en tirer des conclusions au point de vue de l’action pathologique du B. coli dans ces sortes d’angines. Il est néanmoins très intéressant de savoir que le Bacterium coli participe à la formation des fausses membranes de la gorge.
Infarctus de l'estomac.
La malade dont nous avons publié l'observation au sujet de l’angiocholite suppurée, consécutive à l’obstruction des voies biliaires par un cancer du pancréas, présentait en outre sur la muqueuse de l’estomac six exulcérations arrondies, siégeant dans la grande courbure, d’un diamètre de 0 c. 5 à 3 cent. isolées ou unies. Ce sont des plaques légèrement saillantes, d’un gris jaunètre, entourées d'un liseré rouge congestif. Ces plaques ne sont pas dures ; on croirait être en présence d'’infarctus. L’æœsophage en présentait une analogue.
Sur une coupe passant par la région moyenne de l’un de ces infarctus stomacaux, on constate que la muqueuse seule est intéressée dans ce processus. Les trois quarts de son épaisseur en partant de la surface sont presque nécrosés, on reconnaît encore la forme des éléments ; mais ils prennent à peine les matières colorantes. Le tissu glandulaire a totalement disparu; à sa place se trouve une substance fondamentale grenue, rappelant parfois le contour des cellules. Les capillaires sont très dilatés et gorgés de globules rouges. Sur les travées conjonctives interglandulaires et vasculaires, se trouvent quelques leucocytes ; mais tous ces éléments sont à peine colorés. En approchant de la musculaire muqueuse, les leucocytes sont de plus en plus abondants et à la limite de ces deux couches ils forment une zone embryonnaire très riche. À la périphérie de la lésion, le tissu glandulaire apparait peu à peu infiltré de nombreux leucocytes dissimulant par places la disparition glandulaire ; la coloration s’y fait très facilement.
Dans la tunique celluleuse existent quelques trainées de leucocytes; les vaisseaux sont dilatés, pleins de sang, parfois avec un réseau fibrineux dans leur intérieur (méthode de Weigert). Autour des vaisseaux se rencontrent quelques cellules granuleuses d'Ebrlich. Sur toute la portion nécrosée existent des bacilles colorés par la méthode de Kühne. Toutefois cette coloration est très difficile, et parfois on ne les aperçoit qu'avec beaucoup de peine. Sur des préparations heureuses, on voit que les bacilles sont disséminés dans toute l'épaisseur de la zone nécrosée. On les poursuit ainsi jusqu’à la couche de leucocvtes. A ce niveau. ils sont peu nombreux ; on en rencontre quelques-uns entre les leucocytes et éeux-là prennent bien la matière colorante.
En faisant des coupes successives vers la périphérie, on voit la zone morlfiée diminuer d'épaisseur, et les culs-de-sac glandulaires réapparaître, rares et isolées au milieu d’un tissu en voie de nécrose. Dans ces culs-de-sac les cellules sont en voie de dégénérescence granuleuse et on trouve quelques bacilles.
La méthode de Gram n’a permis d’aperceyoir aucune autre espèce de microbes.
Quel rôle attribuer à ces bactéries ? Tout d’abord, il faut savoir à quelle espèce elles appartiennent. La culture n’en a pas été faite ; néanmoins comme le sujet présentait déjà des lésoins produites par le B. coli, et que les bacilles de l’infarctus présentent la même forme et réaction colorante, on peut conclure à leur identité. Ces bacilles se trouvaient-ils dans ce foyer à la suite d’embolie capillaire ? Nor, car dans les capillaires eux-mêmes il n’a pu en être décelé, ni dans les plus petits vaisseaux de la tunique celluleuse. Est-ce donc en saprophytes que ces microbes, hôtes fréquents de l'estomac, ont envahi, infillré une zone mortifiée, et par le fait favorable à leur développement ? S'il en étàit ainsi, ce fait serait à rapprocher de celui de Malvoz relatif à un infarctus de l'intestin. A la suite d’une thrombose d’une branche de la mésentérique, un anneau de l'intestin, sur plusieurs centimètres, s'était nécrose; et dans ce tissu pénétraient les microbes qui ont ainsi infecté le péritoine. Dans ce cas le rôle purement secondaire des micro-organismes n’était pas douteux. Mais dans le nôtre cet enchainement est moins évident. Nous n'avons pas trouvé de lésions des artérioles expliquant une coagulation et par suite la nécrose du terri-
toire privé de l'apport de sang artériel. Nous porvons donc supposer que les microbes ont eu ici un rôle plus actif, sinon primitif.
IL n'est pas rare d'observer sur la muqueuse de l'estomac. des zones plus ou moins étendues de vascularisation intense parsemées parfois de petites érosions.superficielles.
Ces lésions préparées par l’altération des capillaires ou des fines artérioles, s’observent souvent chez les alcooliques, les athéromateux, les brightiques.
Ne peut-on pas supposer que cette surface dont la vitalité est diminuée, fournit au B. coli souvent présent dans l’estomac un terrain approprié à son développement, à sa prise de virulence et par suite à sa facilité de pénétration? D'ailleurs notre malade était pour ainsi dire en puissance du B. coli virulént, qui remplissait toutes ses voies biliaires.
Cette action pathogène du B: coli sur une muqueuse congestionnée, n’a rien qui doive nous surprendre car nous savons que l’inoculation chez les animaux du B. coli virulent a souvent pour effet de produire des ulcérations intestinales.
L’abondance des leucocytes à la limite de la lésion serait encore en faveur du rôle actif du B. coli dans cette circonstance. On voit parfaitement les microbes s’insinuer entre les leucocytes, quipar leur accumulation, forment néanmoins un rempart infranchissable.
En résumé le B. coli aurait produit sur cette muqueuse stoma. cale sans doute préparée par un trouble circulatoire, une plaque de nécrose de la zone glandulaire. Peut-être ainsi pourrait-on s'expliquer le mécanisme de l’ulcération de la dysenterie qui, d'après MM. Kelsch et Kiener est caractérisée par une escharre nécrosique d'emblée. Dans notre cas, la lésion était superficielle, étalée, et de marche lente : mais au degré près, elle réalisait bien la conception de MM. Kelsch et Kiener, d’une application d’un ‘caustique sur la muqueuse, amenant une escharre limitée par une zone inflammatoire, embryonnaire
Abcès voisins du tube digestif.
Dans leur communication à la Société de biologie, MM. Achard et Renault disent avoir pris du B. coli dans un abcès de l’anus.
on de cette nature. Mais il paraît l'anus pourront, en raison de |
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