Le tissu graisseux périnéoplasique
C'est un fait constant qu’autour d’un cancer du gros intestin le tissu graisseux réagisse en s’œdématiant et en augmentant de volume. Au niveau du côlon transverse, ce sont surtout les franges épiplooïques et la graisse du méso-côlon qui subissent cette transformation qu’on a appelée la lipomatose périnéoplasique. Les franges épiplooïques forment des
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amas graisseux suspendus au bord de l'intestin, parfois agglomérés, constituant sur le pourtour du néoplasme une masse de tissu d’aspect jaunâtre. Il en est de même du méso-côlon, qui augmente singulièrement de volume et qui, chez des sujets gras'où, normalement déjà, il paraît très épais, prend parfois des proportions considérables. La base d’insertion sur le méso-côlon s’élargit : ce n’est plus, comme Pa dit Okinezyc, « un bord mésentérique, mais une surface mésentérique ».
Mais, ce qui est encore plus! remarquable au niveau du côlon transverse, c’est la réaction que subit le grand épiploon. Sur un grand nombre des: observations que nous avons recueillies, il est noté au protocole opératoire que le grand épiploon infiltré est venu se coller au devant de la tumeur, grossissant celle-ci, lui adhérant et augmentant de ce fait les difficultés opératoires. Dans une observation de M. Tixier, on: voit que le grand épiploon forme un magma collé au devant d’un cancer de la partie droite du transverse, unissant sous un même bloc graisseux inflammatoire le transverse et le côlon ascendant. Il en était de même dans une observation de M. Patel, où le grand épiploon infiltré ramassé sur lui-même était venu se pelotonner en entier sur un cancer du milieu du transverse. Ce fait est noté dans de très nombreuses observations. Il s’agit d’ailleurs le plus souvent de phénomènes inflammatoires simples. Ce n’est que rarement, comme nous le verrons plus loin, que'le grand épiploon subit une dégé-
nérescence cancéreuse.
Res Ps.