‹ Étude Sur Le Cancer Du Colon Transverse Et De Ses AnglesChapitre 15 sur 119 · Les abcès · texte numérisé non relu

Les abcès

« L’abcès n’est qu’un degré de plus dans l’inflammation du cancer : c’est l’aboutissement de l’infection étendue aux tissus péri-cancéreux » (Okinezyc). Leur fréquence n’est pas grande au niveau du côlon transverse ; nous les trouvons notés 9 fois sur 182 observations. Nous ne parlons pas des tous petits abcès qui sont dus à la suppuration isolée d’un ganglion ; nous n’envisageons que les abcès suffisamment volumineux pour créer à eux seuls une partie du tableau clinique. Ces abcès volumineux ne sont pas toujours dus à une perforation, parfois très petite, qui siège au niveau du néoplasme. Bien souvent, on incise l’abcès, il s’écoule du pus fétide, mais non fécaloïde, et ce n’est qu’au bout d’un certain laps de temps, parfois trois semaines, que se constitue une fistule stercorale. La perforation intestinale semble donc être souvent secondaire à la formation de l’abcès péri-néoplasique.

D’autres fois, mais plus rarement, comme dans l'observation de Lambret, il existe un abcès secondaire à une perforation intestinale, et, dès l’incision ou la fistulisation de l’abcès, il s’écoule des matitres stercorales.

L'évolution anatomique de ces abcès est généralement localisée par des adhérences. Le plus souvent, ils ont tendance à s’ouvrir spontanément à Ja peau (Tuffier, Vanverts) ; parfois, mais très rarement, ils font brusquement irruption dans la grarde cavité péritonéale, provoquant une péritonite géncralisée et causant même la mort immédiate du rualade (Radice).

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