‹ Étude Sur Le Cancer Du Colon Transverse Et De Ses AnglesChapitre 19 sur 119 · Lss adhérences néoplasiques · texte numérisé non relu

Lss adhérences néoplasiques

Moins fréquentes que les adhérences inflammatoires, les adhérences néoplasiques ne sont pas moins à redouter. Elles se font au niveau de tous les organes de la £avité abdominale ou au niveau de la paroi abdominale antérieure : adhérences au pancréas, rendant toute extirpation du cancer impossible ; adhérences aux anses grêles pouvant obliger à la résection de toute une anse iléale ; adhérences à la vésicule impossibles à libérer et nécessitant . une cholécystectomie (Morton) ; adhérences à l'ombilic conduisant à l’omphalectomie (Barker).

Les plus intéressantes de ces adhérences sont celles qui, se faisant avec un viscère voisin, constituent une véritable propagation du cancer: c’est ainsi qu’un gros cancer du côlon transverse a pu, à travers le méso-côlon, aller au cæcum, où il a formé un ulcus carcinomateux (Pétermann). Bonney a relaté un cas où un cancer du transverse adhérent au côlon sigmoiïide. s'était perforé dans ce dernier, créant ainsi une fistule côlo-côlique et obligeant de pratiquer une colectomie très étendue.

Quant aux adhérences avec l'estomac, elles sont très importantes à un triple point de vue anatomo-pathologique, clinique et thérapeutique. Généralement, l’estomac et le côlon transverse ne forment qu’un seul bloc cancéreux, qu’il faut réséquer en masse (Goullioud, Patel, Perrin). Il est rare toutefois que les deux cavités gastrique et côlique communiquent, créant ainsi la fistule gastro-côlique, bien étudiée par Bouveret dans la thèse de Bec, par Chavannaz,

ot

Pratt, Cividali. Cette fistule est le plus souvent unique ; parfois, il s’agit d’un trajet à plusieurs branches, avec, d’un côté, un seul orifice : le côté gastrique en général et deux orifices dans le côlon transverse. Ou bien, le côlon et l’estomac sont immédiatement adhérents sur une plus grande étendue, et le trajet très court n’est qu’une sorte de bouche mettant directement, en communication les deux viscères. Il est d’autres cas où il existe un trajet plus ou moins long et sinueux, avec des végétations qui l’obstruent partiellement et transitoirement. Dans presque tous les cas, la fistule est au centre d’une tumeur assez volumineuse. La communication entre l’estomac et le côlon transverse peut exister à travers un trajet long et sinueux, creusé dans l’épaisseur de la graisse néoplasique souvent interposée entre les deux viscères. Quoiqu'il en soit, qu'il s'agisse de fistules gastro-côliques ou simplement d’adhérences entre l'estomac et le côlon, sans communication entre les deux viscères, ces organes forment un même bloc et il est très difficile de savoir quel est le. point de départ du cancer : côlon ou estomac, même après l'ouverture de la cavité, quand il y a fistule gastrocôlique.

Nous n’avons trouvé qu’une observation de fishule jéjuno-côlique (Timbal et Belloc). La fistule faisait communiquer le côlon transverse avec la premiére anse jéjunale, tout près de l’angle duodéno-jéjunal,

c) Les perforations en amont de la tumeur

Elles sont rares dans les cas de cancer du côlon transverse. Leur maximum, de fréquence est, pour les cancers du côlon gauche : angle gauche et côlon pelvien. Nous n’en avons trouvé qu’une observation de Weiss et une très ancienne de Gogué (1844).

d) Les métastases

Elles sont signalées dans 8 seulement de nos observations, ce qui ne veut pas dire qu’elles soient aussi rares que cela, puisque, malheureusement, toutes les observations ne sont pas complètes. Nous les avons trouvées surtout fréquentes au foie, donnant une allure clinique de cancer du foie (Desqueyroux), ou même de cirrhose (Pallasse et Lesbroc). On les voit aussi aux poumons, au cerveau, à la colonne verté-

brale.

e) Les tumeurs multiples’

Ce sont des raretés. Denk a publié une observation de cancer du côlon transverse et de cancer du côlon ascendant, séparés par un intervalle de muqueuse saine. Tuffier, dans la thèse de Ducatte, a relaté une observation de cancer du côlon transverse et de cancer du côlon descendant.

Î) Invagination

L’invagination est une complication exceptionnelle du cancer du côlon. Nous en avons trouvé un cas de Back et Edwards, où un cancer de la partie moyenne du côlon transverse s’était invaginé dans le côlon descendant.

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