‹ Étude Sur Le Cancer Du Colon Transverse Et De Ses AnglesChapitre 30 sur 119 · PLANCHE II · texte numérisé non relu

PLANCHE II

Fig. 2 Fig, 1. — Cancer de la partie droite du colon transverse. Pièce d’Hémicolectomie (Professeur PATEL).

Fig. 2. — Cancer de l'angle droit.

Pièce prélevée à l'autopsie (Docteur DESGOUTTES).

Service photographique de l’Université de Lyon.

2 ho)

droit, au niveau du côlon transverse et à l'angle gauche (planches I et IT).

Nous ne voulons pas insister sur l’état des tuniques intestinales ; les lésions sont les mêmes que partout aileurs au niveau du gros intestin.

La muqueuse, ulcérée; présente des bourgeons néoplasiques, friables et saignants. Ces ulcérations sont intéressantes, parce que ce sont elles qui sont à l’origine des perforations. La muqueuse est encore altérée en amont du néoplasme ; elle y est même souvent ulcérée et cela explique les perforations à distance que l’on voit au niveau du cæcum pour un cancer de l’angle gauche, par exemple. “y

La musculeuse disparaît au niveau du cancer.

M. Patel a décrit ces lésions au niveau du segment sus-jacent à la sténose : l’hypertrophie musculaire vraie est rare dans une sténose extra-pariétale, alors: que, au contraire, elle est fréquente, dans une sténose qui intéresse les parois mêmes de l'intestin. En aval de la tumeur, la musculeuse est généralement normale, mais elle peut présenter un épaississement qui est inflammatoire.

La séreuse présente ce fait intéressant qu’elle n’a plus son aspect lisse et brillant. Elle est rouge, elle est œdématiée, et cet œdème de la séreuse remonte toujours très loin en amont du néoplasme. Cet état fait que les sutures intestinales sont toujours précaires, quand on veut faire une anastomose côlocôlique.

HISTO-PATHOLOGIE

Quand on lit les descriptions concernant l’histupathologie des tumeurs de l'intestin, on constale qu’on a accumulé les variétés et qu’on a distingue un nombre trop considérable de formes Hhistolegiques. |

C'est parce qu'on s’est basé uniquement sur les aspects morphologiques, sans tenir compte de la physiologie des cellules, qu’on est arrivé à cet abus. Il existe, dans l'intestin, deux variétés de cellules :

a) Des cellules de revétement, qui ont une fonction d’absorption ; |

b) Des cellules glandulaires qui, elles, président à la sécrétion du mucus et des ferments intestinaux.

Il est impossible, à l’heure actuelle, de préciser d’une façon absolue, aux dépens de quelle variété cellulaire naissent les tumeurs malignes. Le fait n’a d’ailleurs pas un intérêt primordial, car, en définitive, l'une et l’autre de ces variétés dérivent de l’entoderme intestinal primitif, donc d’une souche commune. Le seul fait qui importe dans l'étude histopathologique des tumeurs de l'intestin, est le suivant : certaines cellules conservent d’une façon plus ou moins parfaite leurs aptitudes fonctionnelles et conservent un type cellulaire presque normal ou plus ou moins voisin de la normale ; ce sont des cellules qui gardent leur type cylindrique plus ou moins différencié et, à cette variété, s'oppose au contraire une variété tumorale constituée par des éléments abso-

Les

lument indifférenciés, ne conservant ni la forme ni les fonctions de la cellule intestinale dont elles dérivent : ce sont des tumeurs tout à fait atypiques. qui ne rappellent en rien le tissu dont elles sont nées.

Nous. distinguerons donc deux formes principales d’épithéliomas intestinaux :

L’épithélioma à cellules cylindriques ; L’épithélioma atypique.

Page 1