‹ Étude Sur Le Cancer Du Colon Transverse Et De Ses AnglesChapitre 43 sur 119 · MES · texte numérisé non relu

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Cette fistule se présenie avec ses trois symptômes cardinaux : la lientérie, les vomissements et les eructations fétides, la cachexie. Les signes radiologiques sont aussi très importants : irrégularité de l'ombre gastrique, surtout au niveau de la grande courbure, remplissage partiel ou nul de l’estomac, remplissage du côlon descendant et de l’anse sigmoide quelques heures après l’ingestion de bismuth, alors que tout l’hémi-côlon droit est vide ; possibilité, à la palpation, de faire passer le bismuth dans le côlon et vice-versa, et enfin présence de bismuth dans l'estomac après lavement opaque.

Ces fistules gastro-côliques sont une complication redoutable. « Le malade vomit dans son côlon ». suivant l’expression de Bouveret, et l’on conçoit ainsi que son amaigrissement soit très rapide et considérable. Leur traitement chirurgical est très décevant et, sur toutes nos observations, nous n’avons pas noté un seul succès opératoire.

A côté de ces fistules gastro-côliques, nous noterons la possibilité de la communication du côlon transverse avec une anse grêle. Timbal et Belloc ont publié une observation de fistule jéjuno-côlique.

L’INVAGINATION est une rareté; nous ne l’avons trouvée signalée que dans l'observation de Back et Edwards, observation très curieuse d’ailleurs. Un homme de 45 ans est opéré pour une invagination du côlon transverse dans le côlon descendant. On ne découvre pas la cause de cette invagination. Cinq mois après, le malade revient avec de la diarrhée

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et du péristaltisme ; l'intervention montre une tumeur de la partie moyenne du côlon transverse que l’on n'avait pas sentie lors de la première opération.

Le cancer du côlon transverse évolue donc avec une certaine lenteur. Il se révèle tantôt par des symptômes intestinaux, tantôt, au contraire, par des signes gastriques qu’il faut bien connaître. Son évolution, fatale comme celle de tout cancer abandonné à lui-même, est parfois hâtée par des complications : occlusion, abcès, perforation, fistule gastro-côlique. D’autres fois, c’est l’apparition d’une métastase qui viendra accélérer la marche du cancer, métastase le plus souvent hépatique. Desqueyroux a cité le cas d’un malade entré à l'hôpital pour un cancer du foie et chez lequel, seule, l’autopsie montra un cancer du côlon transverse. Pallasse et Lesbroc ont publié l’observation d’un malade qu'ils avaient soigné pour une cirrhose et chez qui on trouva un cancer du côlon transverse et un cancer secondaire du foie.

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