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retrouve ici absolument semblable, mais moins fréquente. La symptomatologie du cancer du pylore est notée parfois (Maylard, Pétermann). Le voisinage du pylore, et surtout, croyons-nous, avec Peutot (Tixier), la compression du duodénum par une tumeur volu- | mineuse de l’angle droit, peuvent donner des vomis-
sements à type de sténose pylorique.
La FORME BILIAIRE existe aussi au niveau de l’angle droit. Le voisinage immédiat de la vésicule explique qu’on ait pu porter le diagnostic de cholécystite, soit à cause du type des douleurs irradiées dans le dos et dans le bras à droite (Anschütz), soit à cause de la diarrhée que l’on trouve si souvent dans les lésions vésiculaires, soit enfin à cause de la perception d’une tumeur dans la région vésiculaire. On a alors le type de la cholécystite lithiasique. Nous avons noté, dans une observation de Rotter, qu’une de ses malades avait eu des poussées d’ictère. A l'intervention, on trouva un cancer de l’angle droit adhérent à la vésicule, mais il n’est pas remarqué qu'il y eût une adhérence quelconque expliquant l'ictère par lésion de la voie biliaire principale.
Le diagnostic avec la cholécystite sera donc parfois assez délicat. Il semble bien pourtant que si l’on pratique un examen complet, si l’on procède aux recherches de laboratoire, à la radioscopie du tube digestif, et même à celle de la vésicule biliaire (Tuffier, Gosset), on puisse arriver à éliminer la vésicule pour se rattacher à l’angle droit.
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La FORME STÉNOSANTE est moins fréquente qu’au niveau du côlon transverse, et cela s'explique par le fait que les tumeurs de l’angle droit sont plus souvent qu'ailleurs de grosses tumeurs en choux-fleurs, qui n’obstruent pas beaucoup la lumière intestinale. On n’a peut-être pas assez insisté pourtant sur le fait que la forme sténosante est d’une fréquence re- Jative au niveau de l’angle droit. On a trop voulu faire de cette forme l’apanage des cancers du côlon gauche. Nous trouvons fréquemment, dans les observations que nous publions, des crises côliques et aussi la présence de péristaltisme du cæcum, de l’ectasie cæcale douloureuse (Denk, Jaboulay, Santy). | :
Bensaude et-Thibaut ont publié une observation d'ANÉMIE PEBNICIEUSE PROGRESSIVE symptomatique d’un cancer de l’angle droit.
La TUMEUR est un signe capital du cancer de l’angle droit ; on la perçoit dans 50 % des cas (50 fois sur nos 101 observations). Elle est généralement volumineuse, nettement sentie à droite, le plus souvent sous les fausses côtes, parfois difficilement distincte du foie, dont elle est rapprochée ; plus ou moins mobile, mais plus généralement fixe. La situation de cette tumeur dans l’hypocondre droit, où la vésicule et le rein droit peuvent aussi donner des tumeurs, explique que le diagnostic se pose parfois, soit avec une grosse vésicule, soit avec une tumeur du rein (Asshurst), ou même avec un rein flottant,
Les DourEurs sont le plus généralement localisées à droite.
Nous n’avons pas remarqué une fréquence particulière de la diarrhée, qui passe pourtant classiquement pour un excellent symptôme des cancers côliques droits, mais que l’on doit peut-être réserver au cancer du cæcum.
La présence de sang dans les selles n’a été notée que 7 fois ; sans doute, n’avait-elle pas toujours été recherchée. Elle a parfois été d’une abondance considérable, véritable hémorragie intestinale, comme dans l’observation de Jaboulay et Gauthier.
Les COMPLICATIONS DU CANCER DE L'ANGLE DROIT sont les mêmes qu’au niveau du côlon transverse. La proportion de l’occlusion est presque identique : 11 % au lieu de 12 %. Les abcès s’y voient aussi (Jean-L. Faure, Tuffier, Gangolphe), et même les ‘ perforations diastatiques Laquierre, Lévy et Roux- Berger).
CANCER de l'ANGLE GAUCHE
Le cancer de l’angle gauche ne ressemble en rien au cancer de l'angle droit; sans doute, certains signes fonctionnels et physiques leur sont-ils communs et avec une égale fréquence : constipation, diarrhée, sang dans les selles, douleurs. Mais, il est, au niveau de l’angle gauche, une complication tellement fréquente qu’elle devient une véritable forme clinique : c’est l'occlusion intestinale.
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La FORME OCCLUSIVE. — « L’occlusion peut être l’aboutissant d’une longue révolte de l'intestin con- ‘tre l’obstacle qui s'oppose à la circulation des matières. Ce peut être aussi le premier symptôme par lequel se révèle un cancer de lintestin jusque-là latent ou à peine signalé par une légère constipation » (Jouffray). C’est sans cause appréciable que .l’occiusion éclate, et cela particulièrement pour un cancer de l'angle gauche. Cette forme occlusive existe dans 68 de nos observations, donc dans 46 % des cas. |
La FORME GASTRIQUE ne présente pas une fréquence particulière ; nous l’avons trouvée rarement signalée (Quénu, Souligoux, Denk), faisant penser à un néoplasme non orificiel de l'estomac, jusqu'à ce qu'apparût du clapotage cæcal, qui signait la présence d’un obstacle sur le gros intestin.
La FORME STÉNOSANTE est évidemment, avec la forme occlusive vraie, la plus fréquente. Nous ne voulons pas la décrire à nouveau.
Petit et Merle ont publié une observation d’AXÉ- MIE PERNICIEUSE PROGRESSIVE au cours d’un cancer de l’angle gauche.
La TuMEUR est rarement perçue au niveau de l’angle gauche, profondément et haut situé dans l’abdomen. Quand on la sent, c’est généralement une tumeur grosse comme un poing, peu mobile, sous Faro costal gauche, faisant penser parfois à un cancer
au
du rein (Bilton-Pollard). C’est seulement dans 25 de nos observations, c’est-à-dire dans 17,2 1% des cas, que nous tronvons signalée la tumeur comme symp-
tôme d’un cancer de l’angle gauche.
Les DouLEURSs n’ont pas de caractère particulier; elles peuvent égarer le diagnostic vers une crise douloureuse due à un rein flottant, comme dans lobservation de Bilton-Pollard, d'autant que la région rénale était douloureuse et qu’il existait une
tumeur à gauche de l’ombilic.
Les COMPLICATIONS sont les mêmes qu'ailleurs. Les perforations diastatiques sont fréquentes. 10 fois elles étaient au niveau du cæcum, 1 fois au niveau de la dernière anse iléale. Les abcès, au contraire, présentent un caractère particulier. Gangolphe, dans la thèse de Viallet, et plus récemment Pauchet, ont publié des observations où le malade se présentait avec tous les symptômes d’une suppuration de la région lombaire. L’attention est attirée depuis longtemps déjà sur ces phlegmons, qui se font jour dans la fosse lombaire et qui sont si souvent d’origine intestinale. Dans une de nos observations, la symptomatologie de l’abcès périnéoplasique revêtait l’allure d’un abcès sous-phrénique consécutif à une perforation d’ulcère de l'estomac.
Une observation de fistule gastro-côlique a été pu-
bliée par Denk. |