‹ Étude sur le développement et la structure des dents humaines, accompagnée de deux planches gravées sur cuivreChapitre 6 sur 17 · PAROI OU ENVELOPPE DU FOLLICULE DENTAIRE · texte numérisé non relu

PAROI OU ENVELOPPE DU FOLLICULE DENTAIRE

La paroi ou enveloppe du follicule dentaire est constituée par un double sac plongé au fond de la gouttière alvéolaire et contenant tous les éléments formateurs de la dent (pl. i, fig. 1, b). Ce sac

se compose de deux membranes distinctes et facilement séparables à l’époque du début de la production dentaire, mais intimement réunies et confondues ensemble quand la couronne de la dent est formée. La nature de cette enveloppe nous a paru présenter des modifications suivant les différentes phases du développement de l’organe dentaire. Ainsi, avant le début de la dentification, elle n’est constituée que par une masse de fibres cellulaires, lâchement unies autour de la pulpe qui en occupe le centre. Au moment où les germes de l’émail et de l’ivoire ont acquis le volume nécessaire à leurs fonctions et remplissent la cavité du sac, celui-ci peut facilement se séparer en deux membranes, qui se confondent plus tard et contractent une adhérence intime avec le collet de la dent, lorsque la formation de la couronne est achevée. Ges deux membranes, lorsqu’elles sont séparables, ayant chacune une structure particulière et paraissant jouer un rôle différent dans le développement dentaire, nous devons les étudier et les décrire iso^ lément (1).

(1) Suivant Hunter, le follicule dentaire est entouré de deux membranes concentriques, l’externe dépourvue de vaisseaux, l’interne vasculaire ; suivant Blakfr au contraire, l’externe serait vasculaire et l’interne sans vaisseaux. Meckel, E. Weber, Fox, M. Serres, disent les deux membranes vasculaires, et suivant Die- Iricb {Ànleîtungdas aller der P fende zu erkennen, p. 72,1822 ; elles subiraient plustard toutes deux l’ossification.

1® Enveloppe externe, capsule dentaire.

L’enveloppe externe est une membrane blanchâtre et opaque, formant un sac complet adhérant, d’une part, ala face pr'ofSïïdi^e là gencive, avec le tissu de laquelle elle est intimement confondue et se continuant, d’autre part, sur le pédicule vasculaire et nerveux qui la traverse pour se rendre à la pulpe. Sa densité, extrêmement considérable au niveau de la gencive, diminue graduellement à mesure qu’on s’en éloigne et devient très-faible au point opposé.

Sa structure se compose d’une trame cellulaire, qui rappelle beaucoup celle de la muqueuse elle-même, dont elle paraît être un repli ; un grand nombre de capillaires se ramifient dans son intérieur et communiquent directement avec les vaisseaux de la muqueuse buccale. Elle tapisse par sa face externe la paroi de l’alvéole, à laquelle elle est lâchement unie, et plus tard, lorsque le dévèloppementHela denrésTcomplêt^ellè défend sur la racine pour fofméfTé“pértoste—— ïtec^-ci ou la membrane alvéolo-deniaire.

2® Enveloppe interne.

Cette membrane représente, comme la précédente, un sac complet, dont la seule ouverturej correspondant au fond de l’alvéole, donne passage aux vaisseaux et nerfs de la pulpe ; elle est mince, transparente, et de couleur blanchâtre. Sa face externe est en rapport avec la membrane précédente, dôrit elle est facilement séparable jusque vers l’époque de la naissance, tandis que plus tard, elle s’unit intimement à cette dernière, et disparaît bientôt comme membrane distincte. C’est cette union qui a fait croire sans doute à Blake et a M. Oudet qu’elle s’atrophiait complètement, et lui a mérité du pr^' , mier de ces auteurs le nom de membrane caduque.

La face interne, lisse et polie, donne insertion, par deux de ses

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points directement opposés, auxdeux germes de l’émail et de l’ivoire. Le premier de ces organes adhère par sa partie centrale au point correspondant à l’insertion du folliculeà la gencive, et reçoit par cette voie les capillaires qui le traversent, tandis que le germe de l’ivoire occupe le point opposé correspondant à l’entrée des vaisseaux dentaires. Mais aucun de ces deux organes n’est cependant tapissé, comme on l’a dit, par un repli de la membrane interne qui passe en réalité au-dessous d’eux , et ils n’ont d’ailleurs d’autre limite extérieure que celle de la matière amorphe, au sein de laquelle sont disposés les éléments qui les composent (1). Le reste de cette face est tapissé par un épithélium dont les cellules sont sphériques ou devenues pavimenleuses par pression.réciproque, et contiennent un ou plusieurs noyaux.

La totalité de la cavité circonscrite par la membrane interne varie dans son contenu. Complètement remplie d’abord par les deux germes de l’émail et de la dentine, l’atrophie du premier, jointe à l’augmentation graduelle du diamètre du sac, forme bientôt un vide (planche i, fig. t ,y) que l’on trouve rempli par un liquide rougeâtre et visqueux, dans lequel nagent ordinairement des cellules d’émail en voie de développement, des fragments du germe de l’émail (2), et

(1) Selon Bichat {Anat. génér ., p. 114 ), imité jjar Delabarre {Odontologie , p.lO), et M. Oudet (Dictionnaire en 30vol.,t.X, p. 97), lalame interne du follicule est une véritable membrane séreuse qui, après avoir tapissé la face interne du sac, se replierait sur le bulbe dentaire pour lui fournir une enveloppe propre, décrite plus tard comme la metnbrana prœjonnativaj et à laquelle Purkinje, Raschkow et Huxley, attribuent également la disposition des séreuses.

(2) Huxley ( Quart, journal of microscopical science, avril 1853) et Goodsir Qoc, cit.) disent avoir rencontré à la face interne de cette membrane des espèces de villosités vasculaires formant de véritables prolongements dans l’intérieur du sac, et offrant un aspect analogue à celui que présente une portion de membrane muqueuse intestinale injectée; ces villosités ne sont autre chose sans doute que les débris de l’organe de l’émail encore adhérents au sac, et flottant dans le liquide.

1857. — Magitot. ^

des lambeaux d’épithélium, dont les cellules devenues libres affectent souvent les formes les plus variées et les plus bizarres. Ce liquide analysé par Meissner (1), contiendrait un peu d’albumine, du phosphate de chaux, des chlorures, des sulfates, et de plus, chez l’horamT" un acide libre (lactique), et chez le veau, un alcali libre.

L’enveloppe intefrie du follicule dentaire est compose^d’une trame celluleuse parcourue par un réseau capillaire d’une grande richesse, surtout à la période de formation de l’émail ; car, après l’achèvement de ce travail, elle change de nature et disparaît. Ainsi, tandis que l’existence de la membrane externe est permanente, puisqu’elle forme plus tard le périoste de la racine, l’enveloppe interne n’a qu’une durée temporaire subordonnée à celle du germe de l’émail. Lorsque les fonctions de cet organe ont cessé et que son atrophie s’effectue, les communications vasculaires qui l’unissaient à la membrane interne disparaissent, et celle-ci, qui semblait n’avoir d’autre rôle que de fournir des matériaux de nutrition pendant les phases successives de l’évolution des cellules d’émail, se métamorphose ; ses vaisseaux s’oblitèrent, et le reste de sa substance paraît se confondre avec la membrane externe.

s II.

BULBE DENTAIRE, GERME DENTAIRE, GERME DE LA DENTINE, PULPE OU PAPILLE DENTAIRE.

Le germe de la dentine occupe la partie la plus profonde du sac dentaire; c’est un organe mou, pulpeux, adhérant inti mement à la membrane interne du follicule, avec continuité de substance. La plu^ part des aûtëürs ont admis, comme nous l’avons vu, que la membrane înterne,dusacarrivéeàla base dubulbe, ne passait pas au-dessous

(1) Voy. Mechel’s Archivât, III, p. II4.

deluiet se repliait sur cet organe pour lui former une enveloppe, sans le contenir dans sa cavité, à la manière des membranes séreuses ; mais nous avons souvent constaté chez l’homme, et plus facilement chez le veau, que le bulbe dentaire bien moins riche en fibres que la membrane, pouvait se détacher entièrement de la paroidu follicule, mais non sans déchirure des parties.

Avant le quatrième mois de la vie fœtale, le germe dentaire présente le volume d’une grosse tête d’épingle ; sa couleur est rosée et son tissu parcouru déjà par des vaisseaux. Il est entolré de la paroi folliculaire, qui ne présente encore aucune disposition membraneuse et forme comme une atmosphère celluleuse lâche autour de l’organe. Sa constitution à cette époque esttrès-simplè. C’est une masse de matière amorphe finement granuleuse, contenant une grande quantité de noyaux fibro-plastiques (embryoplastiques, Robin). Ces éléments (planche i, fig. 2) sont alors tous ovoïdes ôü sphériques et présentent rarement les prolongements dont nous les verrons pourvus plus tard ; ils offrent enfin la plus complète identité avec les mêmes éléments si abondants chez le fœtus dans les premiers temps de la gestation (1).

(t)OQ donne le nom de noyaux et de cellules embryoplastiques(e[Aêpu(iv, embryon, et wX!x<my.oç, plastique) à une espèce d’élément présentant deux variétés,habituellement coexistantes, caractérisées ; la première, qui est la plus commune, par sa forme de noyaux libres, ovoïdes , rarement sphériques , souvent sans nucléole ; la seconde, par celle de cellules sphéroïdales ou ovoïdes, parfois plus ou moins irrégulières, ayant un noyau semblable au noyau libre. Ce sont ces éléments qui, avec un peu de matière amorphe, constituent à eux seuls, pendant un certain temps, le tissu du corps de l’embryon (d’où le mot embryoplastique), tissu grisâtre ou blanchâtre, mou, friable,pulpeux, demi-transparent, gélatineux, souvent appelé tissu cellulaire ou muqueux primordial embryonnaire par les anciens. Peu à peu, les fibres lamineuses, les fibres musculaires, se développent dans le tissu embryoplastique; celui-ci est remplacé par les précédents. Cependant les aoyaux embryoplastiques ne disparaissent pas, mais restent pendant toute la vie comme éléments accessoires de tissus lamineux, fibreux, musculaires, etc., du premier particulièrement, où ils ont reçu les noms de noyaux et cellules ou glo-

Vers le quatrième mois, le bulbe dentaire commence à subir des modifications importantes ; sa forme se modifie et reproduit exactement celle de la dent future. C’est ainsi qu’il devient prismatique pour les molaires, conique pour les canines, et taille^en^^ dfe flïïte pour lès incisivesT Eh mêmé temps, on obseHë tlanri^*^ noyaTux'^'Hes^^angemên successifs, en vertu desquels ceux-ci deviennent le point de départ des fibres lamineuses (fibres cellulaires), destinées à constituer la trame de la pulpe. Nous allons étüdier avec soin ce phéndînène, qui a été méconnu de la plupart des auteurs qui ont écrit sur le développement des dents, et qui mérite de nous arrêter un instant. '

Sur deux points opposés du noyau, on voit naître un prolongement à contour assez net, mais pâle et délié ; sa forme est celle d’un cône, dont la base correspond au noyau, et dont l’extrémité effilée suit une direction rectiligne, si la matière amorphe qui l’entoure est abondante et les noyaux rares, et qui au contraire suit une direction courbe et irrégulière, si les noyaux sont pressés l’un contre l’autre. Le noyau, compris de cette manière entre deux prolongements coniques, devient fusiforme (corps fusiformes fibro-piasti-

bules et corpuscules du tissu cellulaire, de globules ou noyaux et cellules ovoïdes fibro-plastiques, etc. Il arrive fréquemment que les noyaux émbryoplastiquesqui prédominaient chez l’embryon, et sont devenus accessoires des tissus de l’adulte, sont atteints d’hypergénèse chez ce dernier; ils donnent alors naissance à des tumeurs qui reproduisent, quant à l’aspect extérieur de leur tissu même, les caractères du tissu de l’embryon.

Les noyaux embryoplastiqu'es sont ovales, rarement sphériques, à bords nets ou un peu denticulés, surtout dans le tissu lamineux normal, où ils sont un peu plus allongés et moins réguliers que dans beaucoup d’autres points de l’économie. Leur longueur varie normalement de 007 à 0““, 010, et leur largeur de 0““, 005 à 0““, 006. Ils sont insolubles dans l’acide acétique ; tous contiennent quelques fines, granulations moléculaires , et souvent un ou deux nucléoles, tantôt foncés, tantôt à centre brillant. i C. Robin, note prise au cours d’anatomie générale.)

/ ques) ; seulement il faut remarquer que ce n’est pas aux dépens de I sa substance que se forment les prolongements, car ceux-ci se pro- I duisent autour du noyau comme centre de génération, comme con- \ dition de formation (planche i, fig. 4).

Bientôt après la naissance des deux prolongements que nous venons de décrire, il s’en produit de nouveaux sur les différents points de la circonférence du noyau, et celui-ci se trouve bientôt entouré de rayons très-nombreux (corps fibro-plasliques étoilés), qui se ramifient, se subdivisent, s’anastomosent réciproquement, et forment ainsi le réseau cellulaire de la pulpe ( planche il, fig. 1) (t). Lorsque l'évolution lamineuse du noyau embryoplastique est complète, celuici s’atrophie et disparaît, en même temps que de nouveaux noyaux naissent au sein de l’organe pour subir à leur tour la même évolution. ,

La formation du réseau cellulaire de la pulpe, que nous envisageons ici d’une façon toute nouvelle, est déjà très-avancée vers le cinquième mois de la vie fœtale, et la constitution de l’organe paraît complète. Il présente alors à peu près le volume d’un pois, et ses caractères physiques sont très-visibles à l’œil nu. C’est une masse molle, rougeâtre, complètement dépourvue de membrane d’enveloppe dîstmH^êrdîsléïïàljtè: t:èr antenTS omHîëpen^ âdmis àütour dû germé dèhtâîre l’existence d’une membrane (2), au-dessous

(1) Purkinje et Raschkow paraissent avoir observé ces derniers phénomènes

quand iis parlent de «granules anguleux réunis par des fils très-déliés de tissu cellulaire. » M. Duvernoy les décrit avec plus de précision epcore : «On voit, dit-il, dans les tranches minces du bulbe dentaire des corps piriformes, ovales, anguleux, ronds, ayant des filets ou dés tubes qui partent en rayonnant de leurs angles ou de leurs parties aiguës quand leur contour en présente et qui se joignent par ces filets à d’autres de ces corps» des musaraignes, p. 85; 1844;. Cest

encore la même disposition constatée par Kolliker, Lent et Hannover, quand ils parient des cellules étoilées de la pulpe (Kolliker, Histologie humaine, f. 199).

(2) Cette membrane a. reçu différents noms : membrane prœformatim (Raseb- Ifow), basement membrane (Bowman, Huxley), persistent capsule (ISasmyth).

de laquelle se formerait la dentine, et l’émail lui-même pour quel, ques anatomistes. Il est nécessaire de bien s’entendre §ur la nature précise de cette membrane. Il n’y a pas en effet autour de la pulpe de membrane visible à l’œil nu et séparable du tissu sous-jacent au moyen du scalpel, seulement la couche la plus superficielle de la matière amorphe qui entre dans la composition du germe présente une densité un peu plus grande. Mais ce qu’il faut bien saisir, c’est qu’il y a continuité absolue dè substance entre cette couche superficielle et la matière amorphe sous-jacente. La macération prolongée parviennent quelquefois à séparer ces deüxparties, et il est alors possible de voir sous le microscope la prétendue membrane détachée du reste de l’organe et flottant dans le liquide en lembeaux membraniforme très-délicats ; résultat qui tient uniquement à la différence de densité des deux parties et à leur inégale résistance au mode de prédaratioû. Quant au rôle qu’on lui fait jouer dans la formation des substances dentaires, nous le croyons nul. INouspensons, avec tous les auteurs, que les cellules deTivoire naissent au-dessous d’elle; mais nous croyons quelle disparaît par atrophie au-dessus des premières lamelles de dentine formées. Nous ne saurions donc admettre avec Huxley que toutes les substances dentaires, ivoire, émail et cément, se forment entre cette membrane et le germe qu’elle recouvre, puisque le germe de l’émail, organe producteur de ce tissu, est tout à fait étranger à celui de la dentine, au-dessus duquel il est placé comme un bonnet, sans lui adhérer. Nous ne saurions non plus accepter l’opinion de Tomes, qui veut que les cellules de l’émail traversent cette membrane pour se placer à sa face profonde en contact avec l’ivoire formé. C’est encore son intervention supposée dans le développement de la dent qui cause tant d’embarras à Kolliker et à Lent, et leur fait émettre sur le développement de l’émail deux hypothèses également inadmissibles, à savoir : que les fibres de ce tissu résultent 1® «soit d’une sécrétion des cellules de la membrane adamantine, secrétion qui traverserait la membrana prcefortnntiva a l’état liquide pour se solidifier et s’ossifier ensuite ; 2“ que les fibres

de l’émail résultent d’un plasma exsudé à travers les canalicules dentaires » (1).

La pulpe dentaire reçoit des vaisseaux et des nerfs. Les vaisseaux sont extrêmement nombreux, surtout vers le début de la denlification, c’est-à-dire du cinquième au sixième mois de la vie intrautérine. Ils proviennent du pédicule de la pulpe et se divisent en un grand nombre de capillaires très-déliés, qui se terminent en anses vers le milieu de l’organe, sans arriver jusqu’à sa surface. Les mailles sont extrêmement serrées et constituent un réseau vasculaire d’une grande richesse. Les nerfs, également très-nombreux, se développent beaucoup plus tard que les vaisseaux. Leur mode de terminaison, encore peu étudié, paraît se faire, d’après M. Ch. Robin, par des extrémités libres et non par anses comme les capillaires. Cette extrémité, dépourvue de coi’puscules du tact chi de Pacini, serait conique ou légèrement renflée en boulon.

Vers le début de la production de la dentine, le bulbe devient le siège de particularités intéressantes, qui n’ont pas encore été signalées. On voit se produire dans la masse de l’organe de petits amas de subitâuce càTcairè ,'"13ê forme ordinairement sphéroïdale et.d’un volume qui pêutÜîteindre 0™™,Ô5 de diamètre. Ces petites sphères sont tres-brillàntes et possèdent un indice de réfraction qui se rapproche de celui des go'uttés d’huile. Leur nombre est surtout trèsconsidérable au moment de la naissance, c’est-à-dire en plein travail de dentification. Elles sont tout à fait insolubles dans l’alcool, l’éther et le sulfure de carbone ; mais l’acide chlorhydrique, sans les dissoudre complètement, les pâlit et les rend granuleuses, réaction chimique qui, jointe aux caractères physiques qu elles présentent, démontre suffisamment qu’elles sont constituées par du phosp hat e de chaux combiné déjà avec de la matière azotée, qui s oppose à leur dissMution cdmpëtê dâhs’fâcidê chiorhydrique.

(1) Kolliker, loc. cit., p. 432.

Cetteproductioncurieusedemassescalcaires,quenousavons retrouvée dans la pulpe dentaire desruminants et des rongeurs, cesse lorsque la dent a acquis son entier développement, bien qu’à cette époque la dentine continue de se produire sur les parois de la cavitédentaire. Il paraît dès lors très-logique de conclure que cette productionestdue à une exagération du mouvement organique dont la pulpe devient le siège pendant les premiers temps de la dentification, à un afflux considérable de matériaux calcaires dont une partie, dépassant les besoins de la formation dentaire, se dépose dans l’épaisseur, des germes sous forme de massés amorphes. Cette explication paraît d’autant plus vraisemblable que, conjointement à l’existence de ces amas calcaires, on rencontre dans le germe des dépôts d’hématoïdine soit amorphe et infiltrée, soit cristallisée en houppes ou aiguilles (planche i, fig. 5,e, e). Cette nouvelle circonstance s’explique encore par une exagération du mouvement organique et un afflux sanguin très-considérable. Ces deux phénomènes se sont souvent présentés à notre observation et nous paraissent sinon constants, dlu moins très-fréquents, dans la période où le travail de la dentification est en pleine vigueur. (Pour le complément de cette description , voyez l’explication de la fig. 5, pl. 1^®.

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