‹ Étude sur le Diabète PancréatiqueChapitre 18 sur 20 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Sous le nom de diabète pancréatique, nous comprenons avec M. Marcel Labhé une forme de diabète liée à de grosses lésions du pancréas, qui équivalent à une destruction totale ou partielle de l’organe. à

Au point de vue clinique, le diabète pancréatique est caractérisé par un trouble glycorégulateur, associé à un trouble de la sécrétion pancréatique externe. $

Le trouble glycorégulateur est d'intensité variable suivant les cas, tantôt léger, glycosurie transitoire et minime ; tantôt grave et permanent avec glycosurie provenant non seulement des hydrates de carbone de l’alimentation, mais de la transformation des albuminoïdes et des graisses de Palimentation et des tissus. Il peut être ou non accompagné de dénutrition azotée. Il peut être ou non compliqué d’acidose. En général il s’agit d’un diabète qui évolue, s'aggrave progressivement, se complique de dénutrition et d’acidose, et tue par cachexie, par coma, par tuberculose pulmonaire. ;

Les troubles de la sécrétion pancréatique externe se traduisent par un défaut de digestion et d'absorption des graisses, des albuminoïdes, des hy drates de carbone.

Le défaut de digestion des graisses est plus ou moins profond, le cœfficient d'absorption varie suivant les cas de 0 à 90 p. 100 ; au dessous de 90 pour cent on doit soupconner une déficience pancréatique. Le cœfficient de non absorption des graisses neutres est encore plus caractéristique. Tandis qu’à l’état normal il ne dépense pas 0,3 pour cent, dans le diabète pancréatique il s'élève de 1 à 9 pour cent. Quant au dédoublement des graisses des fèces, il est peu influencé.

Le défaut de digestion des albuminoïdes est aussi d'intensité variable ; au lieu de 90 à 95 p. 100 à l’état normal, il tombe à 42 p. 100. Il est ordi-

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nairement plus marqué que le défaut de digestion des graisses. Il peut être mis en évidence par des épreuves diverses (capsule de gluten) de kératine. L'épreuve de la digestion des noyaux est plus typique. :

Le défaut de digestion des hydrates de carbone est moins caractéristique. Il se complète par la constatation du défaut d’amylase dans les selles.

Le diagnostic du diabète pancréatique ne repose pas sur la constatation au trouble glycorégulateur, sur son degré, ni sur l’aspect amaigri du sujet comme l'avait cru Lancereaux, mais exclusivement sur lassociation du trouble glycorégulateur avec un gros défaut de la digestion pancréatique. Cette conception est corroborée par les découvertes d’autopsie qui dans les cas de ce genre montrent toujours une grosse lésion du pancréas, sclerose, lithiase, cancer ou syphilis.

Le traitement du diabète pancréatique comprend deux parties :

4° le traitement du trouble glycorégulateur qui n’a rien de spécial ;

2 le traitement de l'insuffisance digestive du pancréas au moyen des extraits pancréatiques qui donne souvent des résultats très médiocres.

Vu : Le doyen de la faculté de médecine : Vu le président de la thèse : ROGER + M. LABBÉ

Vu et permis d'imprimer : d Le Recteur de l'Académie de Paris :

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