‹ Étude sur le Diabète PancréatiqueChapitre 9 sur 20 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Diagnostic

Chez un malade glycosurique, atteint de diabète, seule la constatation du trouble de la fonction de sécrétion externe du pancréas permettra de porter le diagnostic de diabète pancréatique. Le malade devra donc être examiné systématiquement à ce point de vue. Il conviendra de faire l'examen macroscopique des matières fécales et on tirera des renseignements de leur apparence graisseuse. Souvent ce signe fait défaut et l'examen microscopique montrant des globules de graisses neutres et des fibres musculaires non digérées sera un élément extrêmement imporlant du diagnostic. Celui-ci sera vérifié et confirmé par l’analyse chimique des matières fécales, l’épreuve de Schmidt et les diverses épreuves de la digestion des capsules de gluten ou de kératine. L'observation nous semble à ce propos singulièrement instructive. Il s’agit en effet d'un diabétique gras, gros mangeur, chez lequel on pouvait penser à un: diabète ordinaire. Mais l'aspect argileux des matières fécales, la découverte de graisses neutres à l'examen microscopique ont fait penser à un trouble de la digestion pancréatique.L'analyse des selles a montré une absorption des graisses plus défectueuse que celle à laquelle on s'attendait : elle a été de 69 5/0 ; l'absorption des matiè- : res albuminoïdes parallèlement abaissée à 78 o/° et une mauvaise digestion des noyaux ont confirmé le diagnostic d’une manière irréfutable..

Le diagnostic est Gifficile néanmoins et on ne peut se fonder sur un seul symptôme pour l’établir. Quelques-uns nous ont paru avoir une grande valeur : l’amaigrissement dont nous avons déjà parlé et la douleur. Celle-ci doit être différenciée de celle des autres affections abdominales, principalement de la colique hépatique, néphrétique, des douleurs gastriques et entéritiques. Sa recherche attentive par la palpalion, son caractère, sa loca-

lisation, ses irradiations sont bien spéciales. Ilest à noter qu de n est pas. Éénstiaie dans les pancréatites lithiasiques Bien qu'elle doive in à ment orienter vers ce diagnostic. (M. Labbé). "

Loewi avait cru que l'instillation d’une solution d’adrénaline au 00cm dans l'œil, provoquant une dilatation pupillaire permettait d'affirmer que l'on se trouvait en présence d’un diabète pancréatique. M. abbé et Vitry ont montré se celte épreuve n'avait aucune He NE

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