‹ Étude sur le Diabète PancréatiqueChapitre 8 sur 20 · RECU |; (ESS · texte numérisé non relu

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Les malades atteints de diabète pancréatique sont dans un état d’affaiblissement profond. Tous se plaignent d'abattement, de fatigue, d’impossibilité de travailler. Il n’y a pas de troubles de la température sauf dans le cas de complications infectieuses.

Tels sont les signes que nous avons pu dégager de l’ensemble des observations. Il faut reconnaître que chacun pris isolément n’a pas de valeur absolue, aucun n’est pathognomonique. Dans leur ensemble ils RFA de caractériser suffisamment une insuffisance pancréalique.

Formes cliniques.

Le type clinique du diabète pancréatique tel que nous l'avons décrit ne se présente pas toujours d’une manière aussi nette. Il existe des cas intermédiaires dans lesquels les symptômes sont atténués ou ne se trouvent pas tous. Dans ce cas rentrerait la malade de l’observation x11 qui était atteinte. d’un diabète grave à évolution rapide et se traduisant par un amaigrissement considérable, une glycosurie de 60 grammes environ avec une tolérance encore élevée, glycosurie qu’on n'arrive pas à réduire complètement. Le diagnostic de diabète pancréatique avait été suggéré par ce fait que la malade accusait des douléurs de caractère spécial pouvant être rattachées à une pancréatite probablement d'origine lithiasique. Un jour, sans écart alimentaire, sans augmentation de l’ingestion de matières grasses la malade a présenté des selles que surnageait un liquide onctueux analogue à de l'huile ; l'exzmen microscopique a montré dans les fèces de nombreux globules de graisses neutres. Auparavant les fêces avaient été recueillis pendant trois jours et analysées : il y avait une absorption des graisses normales : 97 0), une absorption des matières azotées diminuée 85,45 0/0 ; le coefficient de dédoublement des graisses (Henri Labbé) était de 1,2 0/0. En résumé fonction de secrétion pancréatique externe douteuse avec coliques pancréatiques chez une diabétique, permettant de caractériser une forme légère, intermittente, partielle.

Il est donc possible, ainsi que le pense M. Marcel Labbé de déceler upe insuffisance pancréatique incomplète, en rapport avec une lésion incomplète de la glande. Mais dans les cas de cette sorte on ne doit porter le diagnostic de diabète pancréatique que s’il y a des troubles de la digestion pancréatique évidents et indubitables.

Complications

Les complications du diabète pancréatique sont les mêmes que celles du diabète ordinaire ; la tuberculose n'y est pas plus fréquente que dans les diabètes avec dénatrilion. Nous l’avons notée trois fois dans l’ensemble des observations rapportées dans ce travail. Il en est de même des complications nerveuses et du coma diabétique.

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Evolution

L'évolution du diabète pancréatique est assez rapide : deux à trois ans. D’autres fois elle est plus longue, mais cependant continue et progressive. Son pronostic est donc fatal. Il se termine par la mort dans un état de faiblesse ou de cachéxie ou du fait d’une complication (tuberculose, coma). On comprend l'importance du rôle que joue dans le pronostic le facteur dénutrition. Il y a lieu cependant de faire une réserve pour certains cas de lithiase : on voit survenir une amélioration de longue durée (xn) et même

la guérison (1v).

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