‹ Étude sur le diagnostic et le traitement chirurgical des étranglements internesChapitre 5 sur 23 · III. — Paralysies nerueuscs · texte numérisé non relu

III. — Paralysies nerueuscs

Elles procèdent tantôt d’affections cérébrales (méningit hystérie, hypochondrie), tantôt simplement d’une préoccu pation vive de l’intelligence; nous ne pouvons sur ce de nier point résister au désir de citer les lignes suivantes d notre illustre compatriote Tissot (1) :

« L’ardeur du travail portée à l’excès, qui ne permet p de prendre le temps d(; manger et boire, entraîne u

(1) Tissot, De la santé des gens de lettres, Ed. de Lausani 1783, t. YIII, p. 97.

autre imprudence qui a aussi des suites lâcheuses et que je compte pour la huitième cause des maladies des gens de lettres, c’est la mauvaise habitude de retenir longtemps les urines et de différer d’aller à la selle : les excréments, trop longtemps retenus, se corrompent, irritent les intestins ou la vessie, en altèrent la substance muqueuse et y causent souveut de cruelles maladies. Les petits vaisseaux dont toutes les cavités du corps sont remplies, pompent des particules putrides qui passent dans le sang, le corrompent, et, ce qui est peut-être plus funeste encore, les nerfs cessent, après un certain temps, d’obéir à l’aiguillon du besoin, souvent même l’extrême tension les rend paralytiques ; alors la vessie et les intestins n’ont plus la force de chasser l’urine et les excréments, et l’art est obligé de les provo • quer. »

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