‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 18 sur 107 · ES ἘΣ · texte numérisé non relu

ES ἘΣ

che à παλύνω (Hoffmann Le, p. 245), Mais M. Lagercrantz (Zur gr. Laulg. p. 66) réunit παλύνω à πόλτος et au latin puls. Du reste l'origine éolienne de πόλυντρα est une pure hypothèse,

11. — σπόλεισα — σταλεῖσα Hésychius, sans indication de dialecte, Cependant στόλεις est transmis C. ΠῚ, τ et σπάλεις C. III, 14. Par conséquent les Eoliens prononçaient bien σπόλεις.

1. --- ὀνία — att. ἀνία, est assuré par les leçons ὀνίαισι Sa. 1,3; ὀνίαις Alc. 88: ὀνίαρον Alc. 98. Par suite le changement de ἀνίαις en ὀνίαις Th, 29, 9 s'impose.

07. — γνόφαλλον — att. yvégahhov ! Alc. 34, 7. Mot d'origine obscure.

Λ΄. — ôpohyur (mss. ὁμολογῶ): ζοφῷ Hésychius, répond exactement à l'homérique ἀμολγῷ.

Les mots suivants sont pour le moins douteux.

L. — ἐστόροται — ἔστρωται. Les mss. de C. IIL, 52 donnent, les uns ἐστόροται. les autres ἐστόρηται. Comme le premier, avec ses deux o, ne peut s'expliquer par la phonétique éolienne, M. Hoffmann ({. c. p. 585) accorde justement la préférence à ἐστόρηται. Ce parfait est à l'aoriste ἐστόρεσα. comme χεχόρημαι est à ἐχορέσατο. Cf. encore homér. βεδολημένος. |

M. — χρονέοισι IGMA 30, 3 répondrait, selon M. Hoffmann (/. 6. p. 360), à l’attique χρανοῦσι futur de xpzivw. Mais l'inscription est si mutilée que ses pauvres restes n'offrent aucun sens. M. Paton (ad loc.) lit äxpoy ἔοιυσι.

N.— τομίας Alc. 85 manque jusqu'à présent d'une base

solide : le ms. porte 7o.uas. et les inscr. ont 8 fois ταμίας : ταμίας IGMA 5 ἃ 15; τάμιαι ὅ ὃ 49; ταμίαν 15 ὃ 55: 527, 49; OH IX 153, 5, ὅ; ταμία IGMA 527, 41; ταμίαις 645 a 45. Ὁ. — ὀλόχω --- ἀλόχου Th. 58, 9 est donné par un ms. copié sur un autre plus ancien dont la leçon est ἀλόχω. Du reste Balbilla écrit ἄλοχον 391, ὃ: 322, ὃ.

P. — λόχον — ἔλαχον Balb. 327, 19. Comme on lit ἔλαχον

1, L’orthographe de ce mot est incertaine,

D | Vs:

sur l'inscription excellente IGMA τ. 18, et que la valeur de son témoignage est encore renforcée par λαχοίην Sa. 0, 2, λαχόντων Alc. 13 a, λαχοίην Choer. IT, 259, 29, EM 558, 31 et λαχόης Hér. IT, 280, οὔ; 821, 12, il est à présumer que Balbilla s’est laissé induire en erreur par le parfait λέλογχε Sa. 79, 2.

Ο. — ὀΐουσα == αἴουσα Balb. 322, το. Si l'on en croit la tradition des manuscrits: ἐπᾶϊον Alc. 45 a, ἀΐοισα Sa. 1, 6, εἰσαΐων Sa. Oxyrh. Pap. VII, 13, ἀΐω ne subit aucune altération en éolien. ’Oiw y était-il synonyme de diw (cf. L. Meyer, Griech. Etym. 1 p. 496), ou Balbilla a-t-elle forgé un éolisme de sa façon ?

R, — γρόππατα Balb. 320, 14, γρόπτα tb. 3591, 20. Encore une fois, Balbilla se trouve en contradiction flagrante avec les inscriptions, où γραμμάτευς et γράπτα se lisent chacun cinq fois, où l'on peut également noter γεγράμμενον IGMA 5926 d 32 et d'autres encore. Pourtant, à cause de γρόφων, ἀνεπιγρόφως, γροφεύς. etc., qui se rencontrent à Mélos, à Héraclée, en Elide (G. Meyer, Gr. αν." p. 58), on hésiterait à taxer Balbilla d'erreur plus ou moins volontaire, si les deux 7 de son γρόππατα n'étaient pas certainement

fautifs (cf. J. Schmidt, Pluralb. p. 409).

Le temps est venu de récapituler. Un ἃ s’est changé phonétique:nent en o dans βροχέως, ὄρπετον, πτόρμος. θροσέως, — χόλαισι. μόλσος. σπόλεισα. πόλυντρα (2), — via, γνόφαλλον (?), — ὀμόλγων. Il s'est donc assourdi seulement en syllabe initiale, et au contact d'une des continues pAvu. Ce sont là sans doute deux conditions de la loi de ce changement. Toutefois beaucoup de mots éoliens ont conservé leur x, bien qu'il fût dans la même situation, par exemple ἄρχει IGMA x, 19, ἄρχαις tb. 1. 8, το, γράφωισι ἰδ. 1. 3, puis xpéτίστος, dpayuæ, ἀργύριον, "Apres, ἄλλος, χάλημι, ᾿Αμεννάμενος. ᾿Αμαλώιος, οἴο., et en particulier le lieu-dit L'padavopéecot

1. Τραδανόρεα hodiernum esse 1 αδαρανήφορον (asinorum ascensus) coniecit vir amicus Xenophon Gkiorziotis (Paton ad loc.).

(dat, pL) IGMA 54,5 sur lequel la langue commune n'avait pas de prise. À vrai dire, les inscriptions ignorent cette altération. S'est-elle produite dans la bouche des gens du peuple, et cantonnée dans le langage familier ?

Quatrième groupe.

A. — ὁν synonyme de ἀνὰ.

Eolien : ὁν et ἀνὰ ont coexisté. Témoignages des inscriptions : ὀνέθηχε OH, IT, 158, 1 (archaïque). — Au 1v° siècle : ὀναλίσχοντας IGMA 5, 4: ὀγχαρυσσέτω 645 à 37. Mais ἀνα-- précède trois fois une consonne, par exemple ἀναγράψαντας 6, 49, et trois fois &- est suivi d'une voyelle ‘.— Un peu plus tard : ὀνχ[αρύσσην] IGMA 527, 35, en regard de ἀνάλωμα] tb. 93, ὀντε[θή]χοντες τοῦ, 9, et aussi dix fois ἀνα- devant consonne et ἀν- sept fois devant voyelle. — A l’époque impériale : ὀνσταθείσας IGMA 255, 8, ὀντέθην. ὄνθεντα. ὀνθέμεναι tous trois sur l'inscription SGDI 371; en outre plusieurs ἀνα-. Telles sont les données fournies par les documents épigraphiques ; à proprement parler, deux prépositions étaient en concurrence: l’une, 6, monosyllabique, l'autre, moins familière peut-être, ἀνὰ. Les fragments poétiques nous font encore connaître ὀνεχρέμασαν Alc. 32, 2, ὀμνάσθην — ἀναμνησθῆναι Th. 29, 26, ὀμμιμνασχομένω Th. 30, 22. Les éditeurs modernes y remplacent, à bon droit sans doute, ἀν par ὁν dans ὀμπέτασον Sa. 28, dv Alc. 18, 3, ὀμμένομεν Alc. 4x, 1. Enfin ὁν n'est cité qu'une fois dans la littérature grammaticale : ὀνέληται. ὀνεχώρησαν. ὄνω C. ΠΙ, 1; le dernier est en contradiction avec ἄνω IGMA τά, 8, ἐπάνω 67, 10; 7h, 14.

Thessalien: ὁν et ἀνὰ : ὀνγραφεῖ SGDI 361 a τι: ὃ 24; ὀνάλουμα (— ἀνάλωμα) 361 α 13; ὀνγράψειν 345, 21 et d'autres cas. Mais ἀνεθείκαιν 395 ; ἀνέθηχε 329, 335, 336.

Béotien : à» ne se rencontre nulle part ; ἀν et ἀνὰ seuls

1. D'après M. Paton l'inscription IGMA 596 a 2 porte [ἀ]νοιχοδόμ[η] σε au lieu de οἰνομό(λη)σε que M. Hoffmann y lisait. Le verbe οἰνομόλημι est donc à effacer du vocabulaire éolien.

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