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sont en usage: dotpépern (— ἀναστρέφεται) IGS 1 2849, 7; ἀγγράφψη tb. τή; ἄνθεσιν SGDI 405 ; 406 n 14, 19; — ἀναγραψάνθω BGDlrré5, 15, etc.
Arcadien : également ἀν et ἀνὰ; ὁν est tombé en désuétude : ἀγχαρυσ[σόν]τω 56 Ὁ], 1222, 19, ἀναλώμασιν ἰδ. 41, etc. Cypriote: ôv (et aussi dv) et ἀνὰ: ὀνέθηχε 6 fois : ὑνέθηχε SGDI 45; ἀνέθηχε trois fois, ἀνέθηχαν une fois (v. Hoffmann
Gr. Dial. IX, p. 154).
Donc ὀν n'est pas commun à tous les dialectes dits éoliens ; ensuite il n’est pas sorti phonétiquement de ἀνὰ' puisqu'il a existé en même temps que lui.
Β. — στροτός (éol. στρότος) — att. στρατός.
Eolien : La forme en o ne se rencontre que dans στρόταγος — att. στρατηγός, dans στροτάγημι et dans στρότος. Nous lisons στρόταγοι IGMA 6, 7, στροτάγοις tb. 13, στροτίάyou] 645 a 7 et en 11 autres endroits, à différents cas : στροταγήσαντα IGMA 243, 3 (époque impér.); στρότος " n'est connu que par C. ΠῚ 1, EM 958, 44, AO I, 394, 13. En regard, les Eoliens employaient στρατ- dans στρατάγιον, στραrela, στράτιος et dans les noms propres : στρατάγιον OH, IT, 197, 19; στρατείας IGMA 645 a 15; στρατιωτέροις Alc. 29: ᾿Αγησίστρατος ᾿Αγησιστράτειος IGMA 646 a 24, 25, Στράτωνι 1b. a ho, Στρα[τό]χ[λειον] ἰδ. ο 45, Στράτωνος gén. ἐϑ. ὁ 6o, [KE] 6στρά[ϊτω] OH, IL, 111, 1, ᾽Ηροστράτω OH, IL, 157, 16, 18, puis d’autres plus récents: Περιστράτω IGMA 487, Στρατίππω 291, Στράτωνος gén. SGDI 311, 60. Les doublets στροτ- et στρατfaisaient bien partie intégrante du dialecte, car sur l'inscription IGMA 645, qui date du 1v° siècle, sont gravés στροτ[άγοισι] a 7 et στρατείας a 15.
Béotien : On y retrouve στροτ- et στρατ-- ; mais leur répartition est absolument contraire aux habitudes éoliennes : στρατ-- forme στραταγίω. tandis que στροτ- est réservé à στρο-
1. Ni de ἀν. car l'arcadien dit ἀν et le cypriote ὃν, Δ. στρατόν Alc. 66, τ est hellénistique par son accent et sans doute aussi É a L ASP ù par son vocalisme, Στράταγος, influencé par la langue commune, ne paraît sur les inscriptions qu'après le rve siècle av. J.-Ch.
τιώτας el aux noms propres : στραταγίοντες SGDI 430, 2 Give siècle); — στροτιώτης dat, pl. SGDI 512, 8, 15; Πολύστροτος IGS 1 2921, 2, Μενεστ(ρ)ότιος BCH 1897, p. 552, τή, [omovotpôrw BCH 1899 p. 195, [Σ]τρότων ib. p. 198 n° 7, l. τὸ et beaucoup d'autres, Un certain nombre de noms de personnes ont στρατ-, par exemple Στράτωνος gén. BCH 1890 p. 19 n° 10 1. 35.
Thessalien el Arcadien: στροτ- y est absolument inconnu. Thess. Στρατίπποι SGDI 1329, 6, Στράτουν 345, 54, Σούστρατος 345, 56, etc. — Arcad. στραταγοί SGDI 1222, 9: 1230, 1; ᾿Αμφιστράτω 1246 © 4, Δαμόστρατος 1231. 33, 55. Νικόστρατος 1248, 12, etc.
De ces longues énumérations, il ressort que, pas plus que ôv, στροτ- ne fut commun à tous les dialectes dits éoliens. Comme 6 et στροτ- ne se trouvent pas en usage dans les mêmes contrées’, c’est donc à tort qu'on les rapproche l’un de l’autre. Apparemment, 6» est une antique préposition différente de ἀνὰ; στροτ-- semble plus récent. D'autre part, puisque les inscriptions éoliennes repoussent tout o populaire mis en la place d'un x, tandis qu'elles accueillent στροτ-- sans difliculté, celui-ci réclame une toute autre explication que πτόρμος. χόλαισι, etc. Une seule hypothèse reste possible : alors que l'x primitif persistait dans στρατεία et les mots semblables, il s'assimila à lo accentué subséquent dans στροτός (cf. J. Schmidt ΚΖ XXXIL, p. 350 suiv.; Hoffmann, Gr. Dial. 11 p. 361). Or l'assimilation vocalique est un phénomène panhellénique, et peut-être la création de στροτός précéda-t-elle l'indépendance des dialectes. |
O pour À hors de l’éolien.
1° Dès l'abord, le changement de ἐρατός en ἐροτός (Hoffmann /. €. p. 359) exige une étude particulière. Voici les faits :
1. ὧν est éolien, thessalien et cypriote ; στροτ-- éolien et béotien.