ἔσφαλε Th. 30, 3 doit être changé en ἔσφαλλε
3. Selon M. Schulze (GGA 1897, p. 833), il faudrait écrire ᾿Ελλύμνιος pour ᾿Ελύμνιος, épithète éolienne de Poseidon connue par Hésychius> à cause de l'eubéen Εἰλυμνιεύς.
CT
λ ae a RO. RS. ns. À
Μέλλιχος = att. μείλιχος, gramm. Μελλιχόμειδε Sappho.
Les grammairiens parlent en outre des éolismes ἔλλαθι (cf. Mare Callim. frg. 121; hom. nt), ὥλαος (hom. ὕλαος), ἀπέλλειν (att. ἀπεύλειν, ἀπειλεῖν), ὄμυλλος (att. ὅμιλος), πέδιλλον (αἰι. πέδιλον).
Remarque. — Des trois formes ὠτέλλα (Hérod. 1, 323, 1, AO, IX, xxx, 17, etc.) ὀτελή (C. III, 18) ὀτελλά (C. 11, το), la première seule peut se recommander d'une origine véritablement éolienne.
L'o des deux autres ἃ pour cause un διπλασιασμός éolien mal appliqué ἡ : ὀτειλή est mis au lieu de ὀττειλή comme ὅρα, cité dans la même phrase du Compendium, l'est pour ὅρρα. Ces barbarismes ὀττειλή et ὅρρα vinrent d'eux-mêmes sous la plume d'un rédacteur à court de paradigmes, parce que ὠτέλλα servait ailleurs d'exemple pour le doublement éolien, et ὦρα d'exemple pour le nominatif en x bref (C. III, 20). Après avoir écrit ὀτειλή au paragraphe 18, le rédacteur ou le copiste fut tout naturellement porté à introduire ὀτελλάς dans le paragraphe suivant.
Présents ἀέρρει Alc. 78, 2, ἀέρρω ἀγέρρω ἐγέρρω ἱμέρρω xéppu σπέρρω τέρρω φθέρρω οἰχτίρρω ὀλοφύρρω, connus par les gram mairiens. |
Aoristes : déppare Sa. 91, 3, συνέρραισα Sa. 78, 2, ἐτέρρατο * ἐξηράνθη Hésych. sans dialecte.
Χέρρας (ace. plur. de χῆρ « main ») Th. 28, 9, nom. plur. χέρρες selon les grammairiens.
᾿Ἐρραφίωτ᾽ (vocat.) Alc. 90. Cf. nominatif ionien Eipzφιώτης.
Les grammairiens citent encore πέρρα οἱ χέρρων (— att. πεῖρα, χείρων ( pire ») *.
1. Par exemple χαλλινός pour χάλιννος AO, IL, 256, 15, σελλάνα pour σελάννα C. I, 22, φίλεμμι pour φίλημι Eust, 1408, τ, etc,
2. θόρραχες Alec. 15, 5 est un hyperéolisme (Hoffmann l, 6. Ὁ. 360.
Les Eoliens semblent avoir dit μάγειρος comme les Athéniens : μᾶγείρω IGMA 646 a 6 On soupçonnera donc que μάγερρος, μάγιρος. μάγουρος (Meister, L. €. p. 146) ont été imaginés par les grammairiens pour les besoins de leurs discussions orthographiques,
te:
Remarque. — ΠῚ faut écrire ἄγχυρραι Ale. 18, 9, comme le fait remarquer M. Schulze (GGA 1897, p. 903).
Présents : μεγαλύν(νγ)εο Sa. 35 est une correction légitime. Les grammairiens font connaître χρίννω χτέννω σίννομαι ὀρίννω χλίννω.
Aoristes, ἔχριννε IGMA 958, 1 puis ἐπέχριννε χρίνναι ; γέννατο | Ale. 5, 3; ἐγέννατο χτένναι grammaticaux. |
«Ῥανναγόρα (gén.) BCH 1886 p. 515, REG 1901 p, 296, 3 | est-il formé sur le thème de l'aoriste? En tous cas le | double » de Θεο(φ)άνν(η) IGMA 23%; 5 provient d'un dou- | blement hypocoristique, cf. Θεοφάνη Mitt. 1884 p. 85. |
᾿Αμυνναμένω OH, IT, 145, 3 de μύννα, gramm. |
᾿Αμεννάμενος OH, Il, 144, 6, est tiré du comparatif | Ἰἀμέννων — att. ἀμείνων (Kühner-Blass, Gr. Gr.° I, 565: | Schulze GGA 1897 p. 894). |
Μῆννος gén. — att. μηνός, IGMA 59, 18 ; 500, Ι, etc. ) |
ΙΚράννα — att. χρήνη, IGMA 103. |
Δίννα gramm. ; Διννομάχω IGMA 240, 6, Διννομένη: Alc. 52; 94, 1, Διννύχα Pottier-Reinach, Myrina, 1, 113, n° 2, δίννω | gramm., δίννηντες Sa. 1, 11. L’: en est long; cf. sk. diyati « 1] vole » (Hirt, Ablaut, p. 99).
Σελάννα Sa. 52, 1.
"Eparos poètes et gramm. : ἐράνναν Sa. 85, 3; Th. 28, 21.
Les grammairiens y ajoutent les adjectifs ἄργεννος ἐρέ-ὄεννος χελάδεννος πόθεννος ὄρεννος φάεννος.
"Evwr imparfait, An. 52. |
Σέλιννον χάλιννος — att. σέλινον χαλινός, gramm. Sur ce modèle, Balbilla éolisa le nom de son impératrice Sabina, en l'appelant Σαόδίννα 355. 4 ; 393, 3. |
Ἴννος « petit mulet ». Sur ce mot peut-être éolien et issu de *5-vo-, v. Meister ΚΖ XXXII, p. 143 suiv. |
Au lieu de γέλανα transmis par les grammairiens, nous devrions lire γέλαννα (Hoffmann, ἰ. c. p. 485).
Διόνυσος et Ζόννυσος sont deux mots différents. La forme Διόνυσος fut de beaucoup la plus usitée en éolien : Διονύσω IGMA 478, Διονύσιος 74, 17 et 9 autres fois, Διονυσίοισι 15 D
De
17 et 12 fois encore ; Διονυσόδωρος 127, 9 el en deux autres endroits ; Διονυσίχλη (gén.) 117, 1, Διονυσίας (gén.) 394. — Mais Ζοννύσω 69 a 5, b 3; 50, 5.
Aoriste : ἐνέμματο grammairiens.
Ἔμμί Sa. 2, 15 ; 92. Infinitif ἔμμεναι fréquent.
"Aupec, ἄμμε ἀμμέων ἄμμι ἄμμιν ἄμμεσιν, ἄμμος ἀμμέτερος. — ὕμμες ὕμμε ὑμμέων ὕμμι ὕμμιν, ὕμμος se rencontrent soit sur les inscriptions, soit dans les fragments des poètes, soit dans les textes grammaticaux.
Par les grammairiens, nous avons aussi appris à connaître χρῖμμα ἔμμα (— all. εἶμα) ἔμμενος « vêtu ». Les mots ἄεμμα et πέμμα (yeuux) « vêtement » sont cités par Hésychius sans indication de dialecte ἡ,
Le mot « épaule » se disait-il en éolien ὄμμος ou ὦμος Au vers Th. 29, 29, un manuscrit donne ἐπ᾿ ομμασίαις. d'où les éditeurs ont tiré ἐπομμαδίαις. mais quatre autres ἐπωμαδίας, D'un autre côté on lit ὠμοπλάτα[ν] IGMA 52, 2: en outre le frg. 7 de Sappho contient le mot ὦμος, selon l'interprétation de M. Jurenka (Wiener Sludien XIX, Zur Klärung der Sappho-Frage) :
ἔπιδ᾽ ὦμον reproduisant l'touoy du manuscrit.
Où se cache la vérité dans ces documents contradictoires ? Comme érouuaôius est isolé et suspect d'hyperéolisme, la véritable forme éolienne pourrait bien avoir sonné ὦμος.
ΠΠάμμα, synonyme des att. χτῆμα, χρῆμα, serait éolien d'après Eust. 494, 2, Schol. IL. Δ 433. Mais Pollux 1 5/ assure que ἐστιοπάμων appartient à la fois au dorien et à l'éolien. En réalité, πάμμα n'a servi, chez les grammairiens, qu'à expliquer la graphie πολυπάμμων Il. A 433, comme
ται Remarque. — Depuis Ahrens, ζώματα Ale 15, 6 est corrigé en ζώμ.ματα. mais M. Hirt (2F XII p. 223) maintient l'orthographe traditionnelle. 4. ἔπιδ᾽ — ἔπιδε. impératif, « vois ».
as DD On
on peut en juger d'après cette glose d'Hésychins : πολυπάμ.-μων" πλούσιος... πάμματα γὰρ τὰ χρήματα, Le double y du mot homérique fut peut-être une imitation fautive du doublement hypocoristique de Iéyywy © 250 (voir aussi Brugmann, Gr. Gr.° p. 131).
En thessalien.
Présents : χρεννέμεν (— att. χρίνειν) βέλλειτει βελλομένου.
Aoristes : ἀπυστέλλαντος συνμεννάντουν. — ΚΚατοιχτίρας SGDI 321, ἡ peut être lu χατοιχτί(ρ)ρας. puisque l'inscription est archaïque.
μειννός gén. (— att. μηνός) ὑστερομειννία,
Φαλανναῖοι de ἔφαλασ-να-. Prellwitz, Dial. thess. p. 30.
Διοννύσοι SGDI 1329, IT a 11, 32; mais Διονύσιος SGDI 331, 12, Διονυσίου OH, 11, 15 ὃ.
ἀμμέ ἀμμέουν (ΞΞ att. ἡμεῖς. ἡμῶν).
μναμμεῖον de μνᾶ-σμ.-- (Prellwitz ἰ. €. p. 31).
Πάναμμος (— ion. Πάνημος).
Δαμμάτρειος a sans doute un doublement hypocoristique (Prellwitz, L. €, p. 35). Selon M. Hoffmann (Gr. Dial. I, 484), dauux- viendrait de das-ua-. |
ὄττι ὄππως ÉOLIENS.
Des deux groupes homériques ὅττι ὅππως ὁππότε. ὅτι ὅπως ὁπότε. l'un sortit phonétiquement de la réunion de *y0d avec les mots τὶ πὼς πότε, le second, antérieur aussi à l'indépendance des dialectes, a comme premier terme de composition le pronom relatif neutre ὁ sous sa forme récente (Wackernagel, ΚΖ XX VIII p. 89 suiv.).
Le dialecte éolien conservat-il les doublets primitifs 677: ὅτι (accentués à l’éolienne), ou renonça-t-il à l'emploi de ὄτι ἢ | |