‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 37 sur 107 · SR ΣΝ · texte numérisé non relu

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Dans Sappho et Alcée, on trouve ὅττι Sa. 1 15: 36; Ale. 45, 2; — ὄπποτα Sa. 3, 3; Ale. 39, 4 est une restitution certaine‘ (mss. respectivement ὁπότ ἄν et ὅτι rot 4v).— Puis ὅὄττω Sa. 13, 2, ὄττινας Sa. 12, 1.

D'autre part, ὀτίοισιν Sa. 168 (Bergk), ὅτοισι Oxyrh. Pap. VII, 11, qui rappelle, ainsi que ὄττω. les attiques : ὅτοις Sophocle Trach. 1119, ὅτοισι Antig. 1335 (Kühner-Blass, Gr. αν. Ip. 614).

Chez les grammairiens : ὄττινες C. ΠῚ, 22, ὄπποθεν C III, 29, ὅππως Eust. 20, 4, Tzétzès 7|. 103, 25, ὀππότερος Schol. He

Les poèmes éoliens de Théocrite contiennent ὅττις 70, 25, nécessaire pour le vers, ὄππα 28, 4: 20, 13, ὀππόσ(σγαχιν 30, 27, ὄππως 28, 6.

Mais ὅτι 29, 26, ὅποσον 30, 3; dans ὅπως 29, 33 la quantité de la première syllabe est indifférente pour le vers.

Les formes à simple consonne ὅτι et ὄποσον n'existent que dans Théocrite, mais ὅτοισι et ὀτίοισι de Sappho, que nul mot homérique correspondant n'aurait pu influencer, prouvent que l'initiale ὁτ-, ôr- était encore usitée au

ΟΥ̓ Πὸ siècle en Eolie.

A juger sur les apparences, les Eoliens employaient encore ces doublets ὅττι ὅτι. ὄππως ὅπως à l'époque des inscriptions. Les monuments épigraphiques en effet fournissent :

δύ IGMA x, 16; 93, 5 ; SGDI 215, ὅδ; 312, 14; 318, 17, 29; OH IL, 155 410: 153, 9; 196, 12; CIS I 19, 3, 16°. Ces inscriptions appartiennent au 1v° siècle av. J. Ch. et aux siècles suivants.

: ὅππως IGMA Go, 25; 67, 4; OH, IT 150, 6 (vers le 111"

siècle).

ὅπποι IGMA 14, 11, 12: OH, 11, 160, 6.

1. Les manuscrits ont transmis XUWTL et XOTTL Sa, 1, 15, 17, c'est-à-dire χαὶ ὅττι, que les éditeurs corrigent en χῶττι, 2. Inscription gravée à Mégare, mais contenant un décret rendu par des Eoliens et où le graveur mégarien a respecté certaines formes du dialecte d'origine.

a ὅππα IGMA 645 a 417, 49. | ΕἾ ὅτι dès la fin du 1v° siècle dans IGMA 4, 4: 5926 a 30: ÿ 645 a 30: et 11 fois plus tard ; δίοτι 646 b 17.

ὅπως IGMA 498, 5; 500, 17: 502, 4: 503, 5; SGDI 215, 25, 38, 52; toutes ces inscriptions sont postérieures au ιν siècle,

Les inscriptions les plus anciennes ont ὅττι; ὅτι sans

Ὁ | doute apparaît de bonne heure, sur les inscriptions 4, 4 526, 645, mais si l'on remarque que l'inser, 526 présente : δισχιλίοις, βουλεύσασθαι. χειροτονίας, χρῖναι οἱ l’inser. 645 ἐπιμή-

D 106, mots qui témoignent de l'influence de la langue commune, il est permis de croire que ὅτι n'y est pas purement éolien, Du reste ὅττι, ὄππως continuent à être en usage ‘1 après le 1v° siècle, et ὄπποι (— att. ὅπου), qui n'a pas son correspondant exact dans la langue hellénistique, garde | : toujours son double +.

C En conséquence, après le vu siècle, l'éolien abandonna définitivement ὅτι et ὄπως, Par suite, ὄχαι OM. I, 139 doit si être lu ὄζχ)γχας : l'inscription est archaïque.

LL. Dans le dialecte épique, ὅτε n'eut jamais qu'un seul τ: Ε. s’il était besoin d'une forme trochaïque, c'est alors εὖτε qui était employé. De même l'éolien épigraphique ne connut É. que ὄτε IGMA 6, 44 (inscription en dialecte pur); ὅτα 645 a À 35 (1v° siècle); 529, 15 (un peu plus tardive). De même + aussi nous trouvons chez les poètes : ὅτα Sa. 43, ὅτ᾽, Sa. Ε, 92; Alc. η3΄. | | Pourtant Balbilla écrivit ὄττ᾽ 320, 8 pour 6774. A-t-elle | imaginé cette forme par imitation de ὄττι, ou bien avaitelle rencontré ὄττα dans quelque poème, à présent perdu, de Sappho ou d’Alcée”?

Construit avec l'indicatif, cet ὄττα est l'équivalent exact Ἢ de ὄτα:

à i 1. Dans Théocrite 044 29, 8, "ἃ ταν 29, 7, c'est-à-dire 074 et XÜTA.

Le dorien, de son côté, posséda une conjonction ὄχχα,

(1 __ que M. Osthoff (Perfekt p. 334) fait venir de * yod + χα,

mais où Ahrens' (Dial. IT p. 383) voyait une sorte de contraction de ὅχα χα, c'est-à-dire 64{a)xz. Dans la première hypothèse, 64x44, synonyme de l'attique ὅτε, doit en avoir la syntaxe; dans la seconde, il a la valeur de ὅταν et régit communément le subjonctif., "Oxxx s'est rencontré chez Aleman et les philosophes pythagoriciens, dans les poèmes doriens de Théocrite et sur une inscription rhodienne.

Dans Aleman (frg. 94), il est suivi de l'optatif, comme le serait ὅτε :

Toutefois ce vers d'Homère (1 525) ἡρώων, ὅτε χέν τιν᾽ ἐπιζάφελος χόλος ἵχοι

montre ὅτε χὲν accompagné du mème mode (Vandaele, L'Optatif grec p. 165).

Sur l'inscription rhodienne SGDI 4118, 15, il gouverne le subjonctif : ôxxx παραγγ[έλλ]ωντι.

Théocrite l'a construit trois fois avec le subjonctif ὄχχα... ἔχῃ ΧΙ 292, ὄχχα ἀνὴ ΧΙ 923, ὄχχ᾽ ἀφίχῃ XV 144. Mais au vers 68 de l'idylle VIII, dans l'expression ὄχχα... φύηται, ὄχχα ἃ son x long, et les manuscrits donnent comme variante ὅχχαν. c'est-à-dire ὄχχα ἄν. Enfin, pour IV 24, la véritable leçon est 644% θύοντι avec l'indicatif.

Les philosophes pythagoriciens ont employé 56x42 avec le subjonctif, par exemple ὅχχα drépyn Archytas de Tarente (Fragmenta philosoph. graec. Ed. Didot, vol. IF, p. τοῦ n° 30). Mais ὄχχαν se rencontre aussi chez eux : ὄχχαν ὧν ἐς τὸ ἕν τὰ τρία ταῦτα μόλῃ Théagès (ibid. p. 18 col. 2), ὄχχαν μὲν

à λογισμὸς ἐπιχρατέῃ id. (p. 19 col. 1).

Sans aucun doute, les Doriens se figurèrent à la longue

1. MM. Meyer (Gr, Gr.3 p. 259) et Brugmann (Gr. ὃν, ἢ p, 135) partagent l'opinion d'Ahrens.

ὄχχα composé de ὅχα et de χα, mais 6x2, aussi bien que ὄχχα θύοντι, prouve qu'à l'origine cette conjonction fut à ba comme ὅττι était à ὅτι, L'érra de Balbilla (— dorien ὄχχα) peut done avoir réellement existé en éolien.

En résumé, au vu siècle, les Eoliens, comme les Ioniens de l'époque homérique, usaient encore des relatifs à consonne simple et des relatifs à consonne double. Plus tard, ils délaissèrent les premiers, tandis que leurs voisins d'Ionie ne gardaient que les seconds. Toutefois, dans ôrrôre xev de Callinus 1 8, survit un mot de l'ancien ionien.

Le thessalien n'a que πόχχι SGDI 345, τὸ de πὸτ χί — att. πρὸς τί (Brugmann, Grundriss * Τρ. 529). En béotien et en arcadien, aux temps des inscriptions, les formes à consonne simple furent seules en usage : Béotien : ὅτι REG 1899 p. 71 a 18, ὅπως tb. α 17, ὁπόττον a “8, 30, etc. — Arcadien : ὅτι SGDI 1222, 5, 52, ὅπως BCH 1892 p. 544 n° 4 1. 9, etc.

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