Cf. δεύ-τερος
Homère 1 490, Sophocle A7. 356, Eurip. Phén.634. Platon, … Tim. 73, Hippocr. VI 448, Xén. Æcon. 10, 11, le parfait Gédevua Eurip. frg. 430 et ailleurs, l'aoriste passif ἐδεύθην Hippocr. VI 412, Théophr. 4. P. 9, 9, 1. Le verbe δεύω est plutôt panhellénique que spécialement éolien, et ne relève pas à proprement parler de la phonétique éolienne, On le rencontre en éolien dans δευόμενον Th. 30, 32, δεύωνrat IGMA 15 ὃ 14, ἐνδεύη ὁ, 37, δεύηται 18, 16, δεύει 526 à 19, ὃ 26, δευομένοις 243, ὁ. Et avec chute de lu: δέη IGMA 4, 11, δεῖ 926 d 12 ; 529, 6.
Παραύα — att. παρειά, de ἔπαρ-αυσ-ἃ, cf. lat. auris (G. Meyer, Gr. Gr.° p. 169). Il n’est connu que par les textes poétiques et les grammairiens: παραύαις Th. 30, 4 (ms. παραύλαις), παραύα AO 1 343, 18, πάραναι Hérod. II 563, 21, AO ΠΟ 9251, 34, μαλοπάραυος * λευχοπάρειος Hésychius, sans indication de dialecte.
᾿Αχούα = att. ἀχοή, a pour forme primitive ἔαχουσ-ἃ (cf. got. häusjan « entendre », Kretschmer, (2 XXXIIT p. 563 suiv.) : ἄχουαι Sa. 2, 12, mais εὐαχόω IGMA 1017 ; 103; τοῦ ; ὑπαχόω 476, εὐαχόω ΜΕ. 1886 p. 284, 47".
Les autres dialectes « éoliens » n'ont pas conservé la diphtongue :
. Thessalien : ποτεδέετο SGDI 345, 13 ; ναόν 345, 44, 45.
Béotien : ἄα (= att. ἕως. éol. αὔα) Hésychius ; ναῷ BCH 1890 p. 19 n° 10 ὃ 33; ναός REG 1899 p. 91 a 18; []είη, pour δέη subj. ibid. a 26, et δείει a 36 ; δειμένοις — alt. ôcouévois Mitt. 1885 p. 217.
Cypriote : Néw OH, I, 166.
Arcadien : δεῖ SGDI 1222, 0.
GROUPE νσ.
Le groupe primitif vs final, aussi bien que vs venant de wy, de » après assibilation du +, ou de »:5, ont eu des sorts divers dans les divers dialectes grecs.
1. M. Solmsen (ZF VI Anz. p. 154) explique par l'accent éolien le con-
ο΄ traste qui existe entre ἀχούα et εὐάχοος ὑπάχοος ; mais ces derniers, trouvés sur des inscriptions récentes, ont été influencés par la koiné, ,
En Eolien, il est devenu σ᾽, A l'époque des plus anciennes inscriptions, cette transformation était un fait accompli, cf. Μαλοείσιος de "Μαλονέντιος et γράψαις de *ypaψαντς, qui se trouvent sur les documents épigraphiques les plus anciens (du γι" siècle ?).
Elle ἃ atteint un très grand nombre de mots, et c'est elle qui a le plus contribué à donner à Féolien sa physionomie particulière, On la rencontre en effet * :
1°) dans les accusatifs pluriels, par exemple ταὶς ἄρχαις παίσαις ταὶ IGMA 1, 7, 10, θύραις τή, 8, πολίταις, 596 ἃ 15 ; — τοὶς δικασχόποις 6,. 143; ἀλλάλοις 6, 30, δισμυρίοις 5926 a 3, τοὶς βώμοις ib. a 4, ete.
τρῖς Qtrois » IGMA 14, 1 remonte à * pus de ἔτρως.
2") dans les datifs pluriels παῖσι de *raxa Balb. 320, 15, ΠΠαισιχρέοντος IGMA 646 a 5, 15, 34.
3) dans les 3° pers. plur. ἔχοισ IGMA 15, το; SGDI 215, 18, οἰχήσοισι IGMA 6, 29; ἀπαγγέλλοισι 596 a 33; 15 b 3; ἐμμενέοισι 6, 29, [ἀποδ]ίδοισιν 502, 24, ἐπαινέσοισι OH, IL, 136, 2, — προτίθεισι IGMA 15 ὃ 1, φυσι pour φίλεισι Balb. 320, 15; — subjonctifs : γράφωισι IGMA 1, 3, γινώσχωισι 65 a 39; ἀνατεθέωισι OH, 11, 162, 6.
A partir de la fin du rv° siècle, ὧν est ordinairement réduit à ὦ : ζῴωσι IGMA 498, 18, ποιέωσι 529, 15, ete.
4°) dans les nominatifs de participes : γράψαις IGMA 268, 1 (archaïque), ἀχούσαις 6, 34: 526 d 13, 23, διαρπάσαις 526 a 12, b 11, Tapdbos 59, 10, πρεσδεύσαις 24, 6; 30, 10, | ἀποχαταστάσαις 20, 3, τελέσσαις 134, 8, συνάνταις SGDI 215, 28 ; | χαστάθεις ΙΌΜΑ 112, 5, στοίχεις SGDI 311, 13, προσμέτρεις, | ibid. 1. 15, εἴς « étant » Eust. 1556, 14 : 1787, 45; — ἐπίγνοις IGMA 258, 2 ; ὄρθοις, χρύσοις, ὕψοις GC. ILE, 80". 5°) dans d'autres nominatifs : μήδεις IGMA 499. 9: το:
1. M.Meillet (ZF X p.65) a fait une pénétrante analyse physiologique de ce changement.
2. On s’est abstenu de citer les fragments poétiques; d’ailleurs la moisson recueillie sur les inscriptions est abondante.
3. On ignore le sort de -VYG-, car ἔνδυς Alc. 156 ‘est aussi bien une > pers. sing. qu'un participe.
à h ὁ, mn un à d FU L :
ἯΙ ἱ À …— 4,10; — Θόαις, μέλαις, τάλαις Hérod. ΠῚ, 266, 13 et autres ο΄ grammairiens.
6°) dans le féminin παίσας IGMA 204, ἡ; 224, 11 et 20 autres fois à divers cas: et dans les participes féminins : προσταξαίσας IGMA 15 D 1, ἀποχατάσταισχν 299, 4, .. ζήσαισαν 401, 1: — χωρισθείσας 23 ὃ G, ὀνσταθείσας 255, 8; — προσήχοισαν 60, 26 (et 3 autres fois), ἐοίσας 27, 4, εὐεργετήχοισαν 516, ἀρμόζοισα τή, 8; 59, 18, ὀφέλλοισαν OH, II, 157, 5, πρεποίσαις SGDI 311, 19, ὑπαρχοίσαις (sic, le x est un hyperéolisme) SGDI 311, 41.
7°) dans les substantifs Μαλοείσιος OH, IT, 164, f (archaïque), μοῖσα Hérod. IT, 1, 30 ; Eust. 413, 9; 1913, 22.
8°) dans εἴχοιστος (p. 36).
9°) dans la préposition εἰς. donnée sous cette forme plus de cent fois, soit seule, soit en composition, par les documents épigraphiques. ’Es ne s'est vu que treize fois sur les inscriptions; il n'était plus éolien à cette époque ; mais le mètre le réclame dans ἐς Th. 28, 15, ἐσάχουσε Balb. 390, 14, ἐσίδων 1b. 6 : existait-il encore au vu siècle ? ".
En thessalien, le sort du groupe vs a été multiple :
A l'intérieur des mots, après voyelle brève, vo s'est maintenu : πάνσα SGDI 326, 3, ἀπελευθερεσθένσα OH, IT, 52 plusieurs fois, λειτορεύσανσα OH, IT, 4, 3. Pourtant ΤΙασιξένοι SGDI 1329 ἃ 29.
A l'intérieur, après voyelle longue, il s'est réduit à 5: [γχοϊῶσα SGDI 324, 2 (archaïque), de *yowvox, venant luimème de *yox0yoa.
A la finale, il a eu deux traitements :
Le premier se trouve dans les accusatifs pluriels τὸς ταγός πολέμος étépos ἀξίος SGDI 345, ywouévos OH, 11. 18, et dans les participes εὐεργετές SGDI 361 D 10, ἀπελευθερεσήές OH, IL, 52 a, το, 14.
s 1. Dans les fragments d'Alcée et de Sappho, εἰς est transmis une fois, ἐς deux; partout on peut écrire εἰς. De plus ἔσω Th, 80, ar. Δεσπόταν IGMA 16,5; δέσποτ᾽ Sa. Schub, IL, S,
Le second dans SGDI 1308, 1!, et aussi dans χατοιχτίζρ)ρας SGDI 324%, 4 : l'inscription étant métrique, la longueur de la dernière syllabe de ce mot est assurée ἦ,
MM. Hoffmann (Gr. Dial, p. 456) et Prellwitz (De dial. thess. p. 32 suiv.) considèrent γοῶσα, ἀπελευθερουθείς et 4 rarouwri<p>pas comme influencés par la langue poétique ou le grec hellénistique.
En béotien, vs se réduit à 5 avec allongement compensatoire : σουγγράφως (acc. pl.) SGDI 489, 7, 18, προυπάρχωσα 1145, 2, ἡρεθεῖσαν — at. αἱρεθεῖσαν REG 1899 p. 91 al. 13, etc.
En arcadien, vs subsiste à l'intérieur, même après voyelle longue : ἱερομνάμονσι OH, I, 29, 22, 26, χελεύωνσι SGDI 1922, 15, μάχωνσι dat. pl. ΕΑ 1898 col. 249 suiv. 1. 16, etc.
A la finale il se réduit à σ sans allongement, Du moins c'est ce que l’on voit dans τὸς ἐπισυνισταμένος SGDI 12929, 51 : cette inscription est en caractères loniens.
PE ee
Il est vraiment digne de remarque que vs reçut quatre traitements différents dans ces quatre dialectes dits éoliens.
ASSIBILATION DU τ DEVANT £.
Ce phénomène a eu en éolien la même extension qu'en ionien-attique. Ont un σ provenant d’un τ:
les noms de nombre εἴχοσι, διαχοσίοις, τριαχοσίοις. ὀχταχόσιοι (Ρ. 36).
les troisièmes personnes du singulier ἦ ἧσι Sa. 97, φασί IGMA 268 (archaïque).
lestroisièmes personnes plurielles : ἐμμενέοισι. γράφωισι. ἫΝ (.115).
puis ἀπόδοσις, θέσις, ἀνάθεσις, διάθεσις, ὑπόθεσις, στάσις. μετάσ--
δ md out ἀνλδα De oi ant dd ni 4.5... Δ. Α,
1. Toute l'inscription paraît rédigée en dialecte pur. 2. [Πᾶς δὲ χ]ατοιχτίζργρας ἄνδρα ἀγαθὸν παρίτω.
πασίς, διάλυσις, σύλλυσις, χτῆσις, ἔγχτησις, ἀπόφασις, χλῆσις, χρίσις, σίτησις, ὄνασις, ἀνάρρησις, κατίρωσις, προαίρεσις, διοίχεσις, διοίχησις, "ἔνδειξις, ἀπόλαμψις, διάλαμψις, τάξις, διάταξις ' — χασίγνητος, πόσις — χρήσιμος — γυμνάσιον --- Μαλοείσιος — δαμόσιος. ρρύσιον, ἐχχλησία, θυσία, συμποσία, χαρχήσιον, ἀμδροσία, πλάσιος, προαροσία, Θεοδαισία, προσονυμασία ᾿Ε ρημήσιος — ἀγυσίεργος, τανυσίπτερος — Πατησίων", Τιμασιχρέων, Αχεσις, Φρασισθένειος, 1 Γνωσάνωρ, Μνασιαχτίας, Μνασιδίχα, ᾿Αγήσερμος, ᾿ΑΥγησιμένης, ᾿Αγησίστρατος, ᾿᾿᾿Αγασίστρατος, ᾿Αρτεμισία, ᾿Ερμησίδειος, Εὐρυσῶλαος, Κτησίδιος, Σωσίας, Σωσίδαμος, Σωσίχλης, Λυσαγόρας, ᾿Ονάσιμος, Αἰσιμίδας, Θεμίσων (cf. Brugmann, Berichte d. sächs. Gesellsch. 1800 p. 207 suiv.). — Et aussi dans l'adverbe πέρρυσιν Th. 29, 26 (— dorien πέρυτις Hérod. I, 509, 1].
Parmi les mots où le + a subsisté, on citera : ἐστί (p. 95), Θεμιστίω SGDI 215, 2; ἔτι, ἀρτίως, ἀντί: αἴτιος, ἀναίτιος, αἰτιάμενος, ἐσχάτιος, ᾿Δριστίαος, ᾿Ελλύτιος (surnom de Poseidon, Hésychius), ἔροτις (ΞΞ att. ἑορτή), δαμοχρατία, στρατιώτερος: puis Μυτιλήνα, τίμα, αὔτιχα, etc.
Pour les autres dialectes dits éoliens, on s'en tiendra aux désinences verbales et aux noms de nombre :
Thessalien. — xarowelouvh OH, IT, 17, 3, 3° pl. sub)j. (Schulze GGA 1893 p. 881).
Béotien. — ἀντίθειτι, ἀντίθεντι l'un et l'autre fréquent, χαλέονθι SGDI, 1145, 7; etc., είχατι. διαχατίης (p. 35).
Arcadien. — χελεύωνσι, χρίνωνσι, παρετάξωνσι SGDI, 1222 ; εἴκοσι, tpuaxéauot (p. 37).
Cypriote. — φρονέωϊ, de φρονέωσι, SGDI 68, 4, etc.
En établissant les conditions de l'assimilation, M. Kretschmer (ÆZ XXXIIT p. 565 suiv.) a montré que l'éolien et l'arcado-cypriote lui avaient donné la même extension