M. Schulze (QE p. 37) donne une autre explication
he CL
ΚΚλεύου OH, IE, 48 0, dans l'arcadien Φαυίδας SGDI 1246 € 17, pour ‘Epyarrou Kierrov arr, nous avons un doublement hypocoristique (Brugmann, Gr, Gr.’ p.40 Anm.). — Les béotiens ᾿ΔΛρχενανίδας SGDI 413, 10, βουνῶν βούεσσι SGDI 489, 45, 38, “Apeva Corinne frg. 11, ont subi l'influence des nominatifs ναῦς ὕοῦς Apeuc. Enfin les épiques εὔαδε αὐερύειν χαυάξαις ' ἀχονή remontent à “écrase *éyrepuem ἤχατεαξαις *érovoa (Schulze, QE p.52 suiv.). Par conséquent, M. Künstler (Gemeins. p.21) a eu tort d'admettre une vocalisation phonétique spéciale aux dialectes dits éoliens.
L'éolien.a conservé la diphtongue produite par l'assimilation des anciens groupes -v5 -σε-- en -FF-, c'est-à-dire VF, -U-,
Ναῦος de *vacros « temple » (Brugmann Gr. Gr.° p. 44): γαύω Alc. 9. 3; ναύοις IGMA 6, 43, ναύω Go, 27, ναῦον OH, 11,153, 13, συνναύων ἐν. 1. 8, ναύω SGDI 311, 16. De plus ναῦος est cité ἃ, ΠΙ, 2, Hérod. II, 640, 4, Apoll. 149, 19, etc.
ΔΑὔως — att. ἕως et αὔα « aurore » viennent de *dusôs *äusà ou de *ausôs *ausû (Henry, Précis * p. 142): αὔως Sa. 18; 95 ; 153; Balb. 321, 3; αὔα Sa. 152, αὐοιτέλεας" ΒΑ 1885 II p. 95 1. 4. Les grammairiens font aussi connaître le mot αὔως: C. II, 2, Hérod. II, 471, 14 ; 640, το, EM 174, 12, AO ΠΙ, 237, 1, Eust. 161, 16, etc.
Δεύω, qui est à la fois éolien et homérique, et se rencontre aussi dans Aristophane frg. 267, Hippocrate VI 208, 420, 422, VIII 386, aurait, selon M.Schulze(QE p. 62), devo- pour racine. Maïs dev- est plus probable *, et l'on expliquera la persistance de la diphtongue, comme celle de βασιλεύω. par l'influence du futur et de l'aoriste. Sappho ἃ le futur ᾿πιδεύσην 2, 15; on lit l'aoriste ἔδευσα dans
τ. « Dans *xatFaËas, χαυάξαις, dit M. Meillet (MSL IX p. 49), le groupe ' TE subit une assimilation d'ailleurs sans exemple, » Le changement de 4 ἀν-- en &F- dans αὐερύειν est de même ordre. |
2, αὖον est le locatif de αὔως. et le mot entier signifie -« tôt terminés »
(Meister, Philol. Wochenschr. 17 avril 1886).