Σ RÉSUMÉ
mènes phonétiques tout à fait récents, tels que la réduction éolienne de -w10- à -αο- : Μυτιλήναος pour Murdvauns, la transformation de en & dans αἴμισυς, la chute de 1": | dans les diphtongues 1, ἅτ 11, tel aussi par exemple le changement tardif de οἱ en v en béotien : ils se sont certainement produits en un temps où les Eoliens étaient déjà établis en Asie-Mineure, et ne témoignent ni pour ni contre la parenté des dialectes, De même les faits isolés comme la dissimilation effectuée dans léolien Τάρμιτον pour βάρῥιτον, l'adoucissement du groupe 7e dans σαδράπας (σαδράπαν g. pl. IGMA 645 a 18, éolisme) n'ont ici aucune importance. On pense avoir énuméré toutes les particularités sur lesquelles peut et doit s'appuyer la comparaison des dialectes entre eux.
Les unes constituent des innovations, les autres sont des restes d’un état linguistique antérieur. Selon les principes de la méthode, personne ne conclura en faveur d'une parenté toute spéciale entre des dialectes, du fait qu'ils ont conservé des formes anciennes. Cette conclusion au contraire s'imposerait, si ces dialectes possédaient en commun quelques nouvelles créations, qui leur fussent absolument propres.
Ê À Dans l'étude précédente, on n'a pas parlé des phéno- |
L'éolien d'Asie a effectué les changements qui suivent :
a) — Il a donné à l’u primitif le timbre à#, comme le : thessalien et l'arcado-cypriote, mais aussi comme l'ionien, l'attique et la plus grande partie des dialectes doriens.
Inversement, le béotien a gardé l'ancienne prononciation.
b) — Il a ouvert, comme l'arcadien, l'éléen et le CYrénien, les ὃ et les 6 fermés récents pour les confondre définitivement avec les ὃ et les 6 anciens. Le processus et le résultat de cette confusion en thessalien et en béotien furent tout à fait différents.
c) — Seul! il ἃ fait passer l’x à o et l'o à v en syllabe initiale, — ὁν ἀπὺ et peut-être aussi στροτός, lequel résulte d'une assimilation vocalique, sont des formes très anciennes, qui manquent à certains dialectes « éoliens » comme à l'ionien-attique et au dorien.
ὄνυμα appartient à toute la Grèce.
d) — Il ἃ transformé οι en ep avec métathèse ; le thessalien s'est contenté de prononcer ἢν plus ouvert en présence d'un p. Le béotien et l'arcado-cypriote n'ont rien connu de semblable.
e) — Il ἃ laissé tomber le r plus tôt que les autres dialectes dits éoliens, et peu après l'ionien.
7) — Son traitement du groupe vs ne se retrouve qu'en éléen. |
£) Il a donné à l'assibilation du + la mème extension que l’arcadien, mais aussi que l'ionien-attique. Le thessalien et le béotien se sont comportés comme le dorien.
ἢ) — Il ἃ reculé l'accent d'une façon générale. Le béotien, tout au moins, ne l'a pas imité.
D'un autre côté :
i)— Souvent le thessalien ἃ changé l': en consonne, l'éolien jamais.
ἢ) — Nulle part ne s'est produite la vocalisation phonétique d’un simple digamma devant voyelle.
k)— Le traitement des gutturales labialisées primitives fut le même dans toute la Grèce.
Non seulement donc sur aucun point les dialectes « éoliens » réunis ne s'accordent dans l'innovation, mais
1. Si l’on excepte peut-être le cypriote χορζία — éolien χαρδία χάρζα,
.. Δ΄ = tout changement phonétique que l'on constate dans l'un d'entre eux, ou bien lui est absolument propre, ou bien se retrouve soit en dorien, soit en ionien-attique.
De formes anciennes conservées, il n'y en a pas non plus qui leur soit commune à tous et ne se trouve pas en dehors d'eux :
a) — Ni év, ni ἀπὺ ne sont béotiens, mais ἀν et ἀπὸ,
b) — στροτός est inconnu au thessalien et à l'arcadien, qui disent στρατός, :
6) — θερσ- et χρετ- sont plus ou moins panhelléniques.
d) — ναῦος αὗως n'existent qu'en éolien.
e) — Les consonnes géminées δὰ puy w pp ont laissé des traces en vieil-ionien et en dorien.
7) — Les éoliens ὅττι ὄππως ne correspondent qu'aux homériques ὅττι ὅππως,
8) — Les types ὅσσος ὅσσος, ἐδίχασσα, ἐτέλεσσα se rencontrent dans diverses parties de la Grèce. |
h) — L'à primitif est resté partout, sauf en ionien-att.
En conséquence, la considération des faits phonétiques invite à rejeter l'hypothèse d'une parenté spéciale entre l'éolien, le thessalien, le béotien, l'arcadien et le cypriote. Il n'est pas même légitime de constituer, avec l'éolien et le thessalien, un groupe dont l'unique caractéristique serait la conservation de λὰ uy w pp, qui ne leur est pas particulière.
L'ionien et l’attique diffèrent essentiellement de tous les autres parlers grecs par la transformation de l'x long primitif en ἡ. C'est là toutefois le seul trait qui leur donne une physionomie propre, puisque la distinction permanente des deux sortes d’ê et d'6 se constate dans la majorité des dialectes.
Mais ils ont en commun avec l’éolien et l'arcadien :
a) — Le τ assibilé dans une large mesure.
b) — L'introduction d'un ο dans les noms de nombre εἴκοσι διαχόσιοι. L'éolien et l’arcadien sont seulement allés plus loin qu'eux dans cette voie.
2 oh
Outre ces innovations, ces quatre dialectes, avec le thessalien', opposent un certain nombre d': à des α ο΄ doriens.
À Il en résulte que la phonétique elle-même établit un rapprochement entre l'ionien, l’attique, l'éolien * et l'arcaἔρ: dien. Sans doute le lien qui les unit, si réel qu'il soit, ἘΠ encore assez faible. La morphologie fournira peut-
être quelques faits qui le fortifieront.
1. Eolien, (v. p. 3a suiv.). — Thessalien: "A ρτεμις OH, IL, 4; 4 a, ete, “ee et Pc Ve (Hoffmann, Gr. Dial. IL p. 272), χε SGDI 345, 13. — Arcadien : ᾿Αρτεμισίοι OH, I, 24, 9, ἱερόν SGDI 122, 39, etc, [χε eypriote SGDI 60, 10, etc., ὅτε cypriote 60, 1] et même εἴ χ᾽ ἄν — att ἐάν SGDI το», 2, etc. — Le béotien montre le vocalisme dorien : * A ρτάμιδι SGDI 377, ete., ἱαρόν 425, ete., χα passim.
2. En faveur d'une opposition possible entre les dialectes doriens et les dialectes non-doriens, on pourrait faire valoir aussi les faits d'accentuation étudiés p. 122 suiv,
PIRE EU NI CES ET OU Re AT RP Le τ τὲ ἡ νῶν τον. 4 + 4