PLURIEL
Nominatif. M.F. ex. διχάσχοποι IGMA 6, 12.
Accusatif. M.F. ex. ἐχγόνοις IGMA 5 a 5.
Nom. Acc. Neut. . ὄσσα IGMA 6, 35.
Génitif. ex. ἀμφισδατημένων IGMA 6, 95.
Datif. ou ex. ἐχγόνοισι IGMA 5 a 25.
Nominatif masculin en α. — Même chez les poètes, le nominatif masculin apparaît toujours avec la désinence -ς : ’Apyias Th. 28, 17, "Epuac (ms. Epuarc) Sa. ὅτι, 3. Mais ὁ ᾿Αρχύτα, ὁ ᾽Υδραγόρα, assurément archaïques, sont cités par les grammairiens : Greg. Cor. 603, Schol. Denys Thr. 818, 30. — De semblables archaïsmes se rencontrent en divers pays de la Grèce: ionien épique μητίετα aiyunré etc. (p. 124). — En thessalien, ᾿Ορέστα Mitt. 1896 p. 110, 11 (d'après M. Danielsson, Eranos 1896 p. 143); les génitifs Νιχίας Χείμας SGDI 1329. ὃ. 18, supposent des nominatifs Νικία Χείμα ; la déclinaison de ces noms masculins est restée
an nt. D ne. ot. νυ νυ À
identique à celle des féminins". — En béotien, Εὐγιτονίδα IGS 1 3508, ὀλυμπιονίχα πυθιονίκα SGDI 591 b 10, 9, Μογέα 1133. — À Delphes, ᾿Δριστοχλέα SGDI 2027, 3. — A Mégare, génitifs Φάγας ᾿Αραίας SGDI 3025, 19, 22. — A Leucade, Φιλοχλείδα SGDI 3179. — A Céphallénie, ᾿Εξοίδα (Meister, ZF 1 Anz. p. 200). — Dans Hésychius, posa” μυστηρίων μεταλαδών.
Les doublets ᾿Αρχύτας ᾿Αρχύτα ont pu donner occasion de dire *Xaæpn pour Χάρης. À ce genre de formation analogique se rattachent :
1° L'éolien N#pn: « Alcaeus Νήρη pro Νήρης posuit. » (Priscien VII, 5).
2° Le thessalien *'Irroxpére, dont le génitif ‘Irroxpéreux SGDI 1329, 9 se lit à côté de Nuxixs Χείμας, La déclinaison -& gén. -ex est le décalque de Νικία Νιχίας,
ἊΝ Les béotiens * Μνασ[ῦλ]ε: SGDI 418, 4 (gén. Μνασῶλιος
7), Φράσσει 788, DA 479, 5 (gén. Pos 470, 4), Kuëd-
κῇ 459, etc.
Vocatif des thèmes en 4.— I se présente chez les poètes éoliens, tantôt avec un « long, tantôt avec un x bref, Τα est long dans παρθενία Sa. 109, ᾿Αθαναία Alec. 9, 1, Αἰσιμίδα Alc. 93. La quantité demeure incertaine dans ᾿Λφροδίτα Sa. 1,19, 1, νύμφα Sa. 103; τοῦ, ἄῤδρα Sa. δῦ. Mais l'« est certainement bref dans ὥραννα — ὦ ἔραννα Sa. 88, Δίχα Sa. “ὃ, ἄϊιτα " Alc. 41, 2, ᾿Ερραφίωτ᾽ Alc. 90, δέσποτ᾽ Sa. Schub. III, 8. Comparer νύμφᾶ (Homère), x&pa«(Théocr. XX VIT, 51), att. ποιητά. et χοῦρα (Callim. 3, 52),etc. V. Henry, Précis * p. 213.
1. Il est fort douteux que Νιχίας Χ είμας viennent de Νικίαος ΧΝείμαος (Hoffmann, Gr, Dial. 11 p. 295), malgré le génitif thessalien ««ςχλέαος SGDI 327, 6, qui imite d'ailleurs dans sa flexion les noms en -χλεης, (v. Meister Gr. Dial. 11 p. 272 suiv.).
2. MM. Hoffmann (4. ec. p. 549) et Kretschmer (ΚΖ XXXIII p. 268 suiv.) y voient d'anciens vocatifs, et M. Fick (Fick-Bechtel, Personennamen ? Ῥ. 23) des nominatifs archaiques de thèmes en ὦ.
3. D'après Fick-Bechtel (Personenn?. p. 351). ἔδειτας est formé sur la même racine que l'épique ἐν-ηἡ ζ« de bonne volonté » et que l'élément -AFWY de Ἑρμάων Ποσειδάων ete.
Génitif singulier des masculins en τας, — La seule terminaison que connaissent les inscriptions et les fragments poétiques est 4, contracté de 40 : Kpovlèx Ale. 48, 1, "Aa Sa. 68, 3 (transinis à tort ᾿Α(δαο) ; réa! IGMA 54, 20, 'Ayla 336, [ΑἸπολλωνίδα 299 ; 646 a 923, ᾿Ατείδα 316, Διαγόρα 30, Lotrra 134, 6, ᾿Η ραχλεί[]α 259, ['H}potèz 8x, 8, ᾽Ηρωΐδα 86, 9, ᾿Ιεροίτα 150, ᾿Γροίτα 646 a 37, Katida 353, Ματρίφα 646 a 19, Μελάντα 554, 1, Νιχαγόρα 352, Νιχία 646 5. 22, 5x, Ξαναρέδα 74, 10, Πυθία “οὔ, Χαιρέα 5 a 21; 646 a 16, [Χα]ρία 646 b 5, et d'autres encore. Les grammairiens enseignent un génitif éolien en -40 (Hérod, 11, 313, 7, EM 30, 1, EG 156, 4, etc.). Si véritablement ils en rencontraient quelques exemples dans les poèmes d'Alcée et de Sappho, c'étaient des archaïsmes. Le génitif en ἄο a été panhellénique : homérique ᾿Λτρείδαο, nouvel-ionien ‘Arpelèew, attique Acvχοφίδω de Λευχοφίδεω CIA 358 (v° siècle), béotien Εὐαγόραο, arcadien ᾿Λπολλωνίδαυ. pamphylien ‘Yèpauobav, phocidien Φειδίαο. forme isolée *, IGS I, EL, 69, 3; — thessalien Φιλοξενίδα OH, II 4, 2, dorien ἸΠασιάδα SGDI 3003, 1 à Mégare, etc.
Génilif singulier des thèmes en τος, — Qu'il ait eu en prégrec les terminaisons -010 (de -0sy70) et -00 (de -os0), la chose est fort possible (cf. Hirt ZÆ II p. 130 suiv.). Il n'est pas même certain que l'homérique θεοῦ remonte à θεοῖο. car l'existence dans la poésie épique de la forme | intermédiaire 6:60 cesse d'être sûre, si l’on admet qu'un | groupe ot puisse y valoir un pyrrhique*. | Ἵ La terminaison -o10- ne survécut dans les dialectes
1, τάλας « pressoir ». M. Paton (ad loc.) dit: « τηλία nescio an cognatum sit ».
2. M. Dittenberger, ad loc., le regarde comme une forme béotienne. Pourtant ef. ThaciaFo à Corcyre SGDI 3188, τ; Πασιάδαξο 4245 à Géla, faussement archaïques, sans doute, mais prouvant un génitif dorien poétique en -&o. :
3. Par exemple οἷος N 275, et ailleurs, compte pour deux syllabes brèves ; v. van Leeuwen, Enchir. p. 83 suiv.
à l'époque historique que comme archaïsme fort goûté en poésie : éolien ἐρχομένοιο Ale, 45, 1 ; en outre ἀνήτοιο Sa. 78, 2 est réclamé par le vers. On ne trouve dans les poèmes éoliens de Théocrite que des génitifs en -w ; Balbilla a ὅ fois -w et 3 fois τοῖο: χάλχοιο 320, 10, Τιθώνοιο 391, 3, ᾿Α δριζάνοιο] 322, 9. Les poètes tragiques d'Athènes ont également fait usage du génitif en -010 dans les parties lyriques de leurs œuvres: εὐρυπόροιο Eschyle Pers. 108, ἀελίοιο Eurip. Or. 822, etc. (Kühner-Blass Gr. αν. 1 p. 400). Pindare emploie concurremment τοὺ et -01 (ib. p. 394) ; on lit dans Corinne (frg. 21) Ilwôdpow, et sur des inscriptions métriques doriennes : xacryrrow SGDI 3188, 6, ᾿Αράθθοιο 3189, 2, toutes deux de Corcyre, μεγάλοιο 1GS II, 1 649, τ, de Céphallénie (archaïque), et même 607 sur une inscription attique du vi: siècle, CIG 22.
En thessalien, deux génitifs étaient en présence, l'un en ποι, l'autre en -ov (de -w). Dans le nord de la Thessalie, les deux terminaisons se rencontrent parfois sur la même inscription, p. ex. SGDI 1329 Φιλίπποι 1. 2, Τηλέφου 1. 2 (cf. Hoffmann, Gr. Dial. 11 p. 532; Audouin, Déclinaison p. 204). M. Schulze (GGA 1893 p. 882) a contesté cette manière de voir; mais s'il est permis de prendre Τηλέφου, qui vient d'être cité, pour un datif, l'inscription Mitt. 1896 p. 110 ne laisse plus place au doute: à la ligne 2 on lit les génitifs Σωταίροι rot Κορινθίοι. et à la ligne 10 ἐς Βελφαίω (ΞΞ ëx “Achgaiou). Peut-être la coexistence des terminaisons -οι et -ov explique-t-elle l'étrange génitif pluriel" ἸΚραννούvoty EA 1900 col. 53 n° 2 1. 1 ; τοῖν serait une seconde forme récente donnée à la désinence -ov sur le modèle du doublet -ot : του du génitif singulier.
Depuis Ebel (ΑΖ XIII p. 446), on regarde ordinairement le -o4 thessalien comme une terminaison de locatif. Selon M. Audouin (ἰ. δ. p. 25 et 194), -oy et -0s7°0 ont, dès l'époque indo-européenne, rempli tous les deux, au moins
1. Ce pourrait être toutefois une faute du graveur, la forme ordinaire sonne Kpzyvouviouy.
dans certains cas, la fonction du génitif' ; le thessalien n'a donc fait que conserver un usage très antique, De son côté, M. Hoffmann (Le. p. 533) a repris l'explication d'Abrens (Dial. T, 222), d'après laquelle τὸς serait une réduction de τοῦ, Cette hypothèse pèche par la base, puisque nulle part en grec une voyelle ne tombe en syllabe finale”. Sans doute, dans le génitif singulier eypriote ᾿Αμηνίνα SGDI 60, 18, en regard de ᾿Λριστίναυ SGDI 20, 1, un L final est disparu, Mais, dans ce cas, ce qui a cessé de se prononcer, c'est l'élément consonnantique d'une diphtongue à voyelle longue. Les faits de même genre sont fréquents dans toute la Grèce : ef, eypriote τὰ ᾿Δθάνα, pour τᾶν ᾿Αθάναι, SGDI 62; attique tardif ἑᾶτοῦ pour éävr00 (Wackernagel, ΑΖ XXXIII p. 2 suiv.). /*
Sans même en excepter le thessalien, tous les dialectes grecs firent usage du génitif en -w, τοῦ: ionien-attique πολέμου ; béotien ᾿Ονασίμω SGDI 485, 1 ; arcadien τῶ ἔργω 1229, 14, 37; cypriote Φιλοτίμω 142: éléen πολέμω 1149. 5; épirote Δοχίμου 1339, 3: étolien Τιμαίου 1409, τ ; locridien χἠδάμω — χαὶ ἐκ δήμου 1478, 4; delphien Εὐδώρου 1684, τ; achéen βουλάρχου 1612; mégarien Εὐπαλίνου 3091. ἦ : argien τοῦ συνεδρίου 3577. 4 ; héracléen Ζωπυρίσχω 4629, I, 3; cyrénien Ζευξιμάχω 48/0, 3 etc., etc.
Datif singulier. — En éolien, il fut respectivement pour les deux déclinaisons en 4 et ὧι, La longueur de l« dans la terminaison & est assurée par la réduction de la diphtongue, qui s'effectua vers la fin du 1v° siècle avant J.-Chr. En voici quelques exemples : θανάτω: IGMA 7, τή. τῶι δάμωι 4, 8, αὔτωι 6, D, τῷ δάμω 15 ὦ 8, συμπεδίω 54, 6, Αἰχέρω 74, 10, χωρίω 74, 14, μεγάλω 74, τ ; — Μυτιλήναι 1. 7,