‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 63 sur 107 · AORISTE SECOND · texte numérisé non relu

AORISTE SECOND

Indicatif: 17° sg. äré6av Th. 30, 10 ; 1" plur. écraue Alec. 15, 7: la quantité de l'& y est indécise. |

Impératif : στᾶθι Sa. 29, 1.

Subjonctif: πρίαται OH, II, 156, τὸ; sans doute avec 3.

Optatif : βαίην Th. 29, 38.

Infinitif: πρόσταν SGDI 215, 35, 43; l'a long est vraisemblable.

Participe : rapibax IGMA 59, 10; προστάντων (gén. pl.) SGDI 215, 30 (probablement à).

Les anciens verbes athématiques ont done conservé l'x bref au participe moyen ἐρᾶμενος, tandis que les nouveaux y ont l'« long: αἰτιᾶμενος. Mais l'influence du type τίμαιμι sur ἴσταμι (ἴσταιμι) se montre dans les infinitifs xépyav, πρόσ--

τᾶν (cf. θέμεναι). Les formes contradictoires ἔσταιμι ἴστα ou ᾿ ἔσται, φασί φαισί s'expliquent sans grande difficulté : à l'épo- que de l’ancienne inscription IGMA 9268, φασί était resté

KA hors de la sphère d'attraction de τίμαις ; mais plus tard, les

Eoliens dirent φαισί, comme auparavant ils avaient déjà formé ἴσταιμι. sur le modèle de τίμαιμι, et ἴστα ou ἔσται sur τίμαι (cf. for et τίθη).

Verbes en -οω.

Nous possédons peu de documents concernant cette conjugaison.

Type δοχιμόω.

On n'a rencontré aucune forme non contracte.

Type δοχιμώω.

Les grammairiens, aussi bien que les textes, l'ignorent absolument ; toutes les formes connues se rattachent au type δοχίμωμι.

Inversement, le verbe ζώω est toujours resté thématique : |

ζώωσι (subj.) IGMA 498, 18, Lors (infin.) IGMA 29, 4, ζόης Th. 29, 20.

Si jamais les Eoliens avaient dit δοχιμώω et δοχίμωμι, 115 auraient vraisemblablement créé “ou à côté de {wo ; donc, selon toute probabilité, δοχιμώω n'a pas existé. Ἢ résulte aussi, avec toute évidence cette fois, que δοχίμωμι n'est pas sorti d'un *àoxyow, car fatalement ζώω se serait transformé en ἤζωμι,

Type δοχίμωμι.

ACTIF

Indicatif présent : doxiyou Balb. 321, 13, δοχίμωμι ἐλευθέρωμι Hérod. II, 825, 3: Choer. 11, 321, 1 ; AO, IV, 340, 6.

Mais δοχίμοιμι Sa, 69, 1 ; δοχεῖ μοι Sa. 7 est peut-être à lire δοχίμοιμ᾽ ".

χαύνοις Alec, 57, 4.

στεφάνοι IGMA 18, 11: 498, 20 ; 500, τα; 503, τα; Ga, 30 SGDI ὅτι, 25, 47: 318, 18, 23, Peut-être δοχίμοι Th, 30, 25, 26 pour δοχεῖ μοι,

3 pl. στεφάνοισι OM, II, 151, 2; Mitt, 1886 p. 283, 53.

Impératif : μύρω EM Go8, 52: στεφανγώτω IGMA 645 a 56.

Infinitif : στεφάνων SGDI 311, 29, [στεφάνων IGMA 50», 12 ; χατείρων (— att. χαθιεροῦν) SGDI 311, 6.

Participe : ὄρθοις. ὕψοις et χρύσοις C. III, 39.

MÉDIO-PASSIF.

Impératif : ζαμιώσθω IGMA τ, 15, [τρ]απεζώσθω * 72,1 Infinitif : στεφάνωσθαι IGMA 5 a 9; 502, 10; ἀπαιδοίωσθαι « être châtré » Pollux II, 156.

Conjugaison des anciens verbes athématiques.

ACTIF

Indicatif présent : δίδουμι δίδοις δίδοισθα Hérod. II, 111, 17: Schol. Il. T 250. Mais δίδως δίδω Hérod. II, 832, 36: Choer. IT, 330, 35.

3° plur. [ἀποὸ]ίδοισιν IGMA 502, 24.

Impératif: δίδω EM 698, 52.

Infinitif : δίδων IGMA 498, 15 ; Th. 29, 9.

MÉDIO-PASSIF.

Indicatif : δίδοται IGMA 528, το.

Infinitif : δίδωσθαι IGMA 5, τα: 527, 40 : par son ὦ il contraste avec le parfait δέδοσθαι IGMA 529, 15 : 645 a 29, 32 ; SGDI 312, 4 ; 313, 3, ἀπυδέδοσθαι SGDI 311, 24.

1. δοχίμωμι (ms. δοχιμῶμαι). δοχῶ χαὶ οἴομαι. Hésychius. 2, La lecture de M. Hoffmann (1. €. p. 68) ἀπεζώσθω est SARL moins bonne σ. Paton IGMA ad Loc.).

31e — 173 — AORISTE SECOND.

Indicatif actif: ἔγνω IGMA 596 a 33, d 96; SGDI 015, 1. Impératif: πῶ Ale. 54 a, σύμπωθι Ale. 54 b, πῶθι EM 698, ba; d[6re Sa. Oxyrh. Pap. VII, ».

Subjonctif : 1° sg. χατάγνω IGMA 596 ς 18.

n TT ΟΥ̓Δ k

-- Infinitif! : δόμεναι IGMA 95 ὃ 29, ἀπυδόμεναι Ὁ, 45 ; ἀποδό-

μεναι OH, IE, 157, 0. ἐπιδόμεναι SGDI 215, 42. Participe : ἐπίγνοις IGMA 258, 2, δοῖσαι Sa. 10, 9. Indicatif moyen : ἐπέδοντο OH, I, 156, ὁ.

Observations. — D'après la tradition, il aurait existé les trois types suivants :

1° δοχίμωμι δοχίμοις δοχίμοι et Ἐδίδωμι δίδοις δίδοι.

3 δίδωμι δίδως δίδω, sans correspondants dans les néoathématiques.

Ἐδοχιμόεις, s'étant contracté en δοχιμοῖς, a fait naître διδοῖς (cf. hom. διδοῖς διδοῖσθα), d'où δοχίμοις et δίδοις. Par suite, δίδωμι, δίδοις ont causé naturellement l'apparition de δοχίμωμι. Puis δίδοις, δοχίμοις réagirent sur les premières personnes et les transformèrent en δίδοιμι, δοχίμοιμι (ef. γέλαιμι, ἴσταιμι). Enfin par une opération inverse δίδωμι a donné occasion de créer δίδω d'après la proportion δίδω : δίδωμι — ἠ δίδοι: δίδοιμι.

Tandis que l'aoriste de δίδωμι restait à l'abri de l'influence de δοχίμωμι. parce qu'à tous ses modes il conservait la forme faible de sa racine, le présent, au contraire, eut les infinitifs δίδων et δίδωσθαι, par l'effet du rayonnement analogique de δοχίμων et δοχίμωσθαι.

En résumé, l’éolien a maintenu le type φιλέω en usage jusque dans les derniers temps; — il conserva des traces de τιμᾶω ; — il semble n'avoir gardé aucune forme non

1. M. Paton lit γίνῶ]ναι IGMA 596 d at (— SGDI 981 € a1) où ses prédécesseurs avaient vu 2[pt]va. ινῶναι ne paraît pas être d’un éolien pur,

contractée de δοχιμόω, mais, dans les textes qui nous sont parvenus, les verbes en τῶμι sont eux-mêmes relativement

rares,

Le type φήω fut poétique et accidentel; — aucun témoignage n'autorise à supposer l'existence de τιμᾶω ni de δοχιμώω ; bien mieux, ζώω défend d'admettre δοχιμώω,

Dès l'époque des poètes Alcée et Sappho, φῦημι, τίμαιμι et δοχίμωμι étaient les plus usités, Leur conjugaison différait de celle de τίθημι, ἴσταιμι, δίδωμι surtout par l'extension des voyelles longues. Ils exercérent enfin une sérieuse influence sur les anciens verbes athématiques.

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