‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 65 sur 107 · δεῖ SGDI 1222, 9 ne doit pas entrer en ligne de compte · texte numérisé non relu

δεῖ SGDI 1222, 9 ne doit pas entrer en ligne de compte

qu'ils montrent l'indépendance de bmw vis-a-wis de l'aoriste passif, dont l'infinitif est en τὴν : θυσθῆν OH, [, 29, 23". Les participes actifs aussi sont remarquables pour

leur voyelle brève : -evr-, τοντο,

En cypriote, deux formes seulement peuvent être rattachées avec certitude à l'un des deux types -aw et ps.

ζάει (verbe en -aw) " βινεῖ, χαὶ πνεῖ, Κύπριοι Hésychius.

χυμερῆναι SGDI GS, 4 (verbe néo-athématique).

Ces documents sont insuflisants pour montrer l'extension de la nouvelle conjugaison en cypriote.

EN CYRÉNIEN

Quoiqu'il appartint au groupe dorien, le dialecte de Cyrène posséda néanmoins la conjugaison néo-athématique :

τελεσφορέντες (partic.) SGDI 4835, 4.

EN ÉLÉEN.

Dorien lui aussi, ce dialecte connut la conjugaison néoathématique dans une mesure restreinte.

A Verbes en -w.

Sont thématiques les imparfaits ἀπεμαρτύρεον SGDI 1152, 19, ἐποίη 1109, les optatifs ἀπειθέοι 1151, 2, ἀποξηλέοι 1194, 7, ete., l'infinitif actif θαρρῆν 1152, τ. les participes ἐξαγρέων 1196, 3, θεοχαλέοντα 1173, etc. les optatifs moyens χαδαλέοιτο — att. χαταδηλοῖτο 1140, 8, ποιοῖτο 1154, 2, et sans doute l'infinitif moyen χρηῆσται 1147, 3. 2e à

1. Mais infinitif aoriste actif ἀνθῆναι BCH 1892 p. ὅ44 π΄ 41. 9.

ΕΡν-:: -- 177 — Mais le caractère athématique est évident pour les partiο΄ cipes passifs χαδαλήμενοι — att. χαταδηλούμενος 1149, ὃ, χαζαhe ο΄ λήμενον 1101, 10.

; Æ B GE x ν x ΤῊΝ Verbes en -aw.

Bien que l'existence d'un verbe ἐμπάω «exécuter » soit encore douteuse, il est possible toutefois que les formes 4 suivantes relèvent de la conjugaison en 46: ἐπενπήτω ‘ π΄ 11992, 6, ἐκενκῶι' 1152, 5.

+ M. Meister (Gr. Dial. 11 p. 66) rattache justement au À type τίμαμι les optatifs συλαίη 1153, 6, μαῖτο 1147, 3. hs , u Ὁ ΕΗ Verbes en το.

L L'optatif xt, de χόω, 1156, 4 et peut-être aussi l'impé-

ratif τιμώστων * 1199, 12 sont thématiques.

Sont formés sans voyelle thématique : le participe λατρειώμενον 1149, 7 vraisemblablement et l'infinitif δαμο- stôuev (Jahresh. εἰ. üsterr. arch. Instit. 1 p. 193 1. 3) sans à aucun doute.

ue. La nouvelle conjugaison en -u1 n'existe avec certitude en éléen que dans l'optatif en -ατὴν -aua, l'infinitif en -wuey et le participe en -ἡμένος,

EN PAMPHYLIEN.

Ἔν Les terminaisons athématiques y étaient usitées au parο΄ ticipe présent passif :

; 1. A lire ἐπενπέτω ἐπένποι de ἐ(πι)- πέμπω, selon M. Danielsson, ο΄ Eranos Ip. 31.

__ 2. De τιμόω, εἰ. τετίμωνται 1159, 5.

LA

ῥωλήμενυς' — att, βουλόμενος SGDI 126%, 13, auquel s'opposent les thématiques ἐξαιρῶντες 1269, 5, de

ἐξαιρέοντες, et {ἐμμεν} εῖν 1269, 2, cf. inf. aor, passif χαταλατθήμειν 1260, 8,

EN LOCRIDIEN, PHOCIDIEN, DELPHIEN ET BÉOTIEN’.

Verbes en -o0v.

Type δοχιμόω,

Locridien. — βεδαιούτω 1GS IX, 1, 359, 16; 389, 11.

Phocidien. — ἀνανεοῦται IGS ΠῚ, 1, 97, 14.

Delphien. — febuwoirw SGDI 1695, 8 et très souvent ailleurs, στεφανούτω 1807, 19, etc., βεδαιῶν 2901, 12, μαστιγοῦσα 2216, 50, μαστιγοῦσαι 2324, 13, et d'autres. Sur les inscriptions anciennes, On n'a remarqué que ζαμιόντων 2501, 2», que les éditeurs corrigent avec raison ἦ en ζαμιούντων.

Béotien. — δαμιώνθω — att. ζημιούντων SGDI 500, 6, χαθιαρωμένων BCH 1805 p. 3791. 4: REG 1899 p. σι ἃ 25, 34, βριμώμενοι Corinne 15.

Type δοχιμώω.

Phocidien. — χλαρώειν SGDI 1539 a 33 (n° siècle). Delphien. — στεφανωέτω 1775, 20 : 1801, 5, μαστιγώων 2267,

1. Cf. ionien de Téos βουλέωνται Mitt. XVI p. 291}. τοίνυν. Wackernagel, ἃ Mitt. XVII p. 144). — Le rapprochement du pamphylien ἀγλέσθω SGDI | 1267, 15 avec *ayoerchw (Bezzenberger, Sammiung 1 p.369) est très douteux.

2. Pour la clarté de l'exposition, il a paru bon de réunir ces quatre dialectes qui, sous le rapport de la conjugaison, ont eu bien des points communs, et d'intervertir l'ordre dans lequel les divers types de verbes seront présentés, | | ξ

3. Cf.. sur la même inscription, τὸ 1. 8 pour τοῦ. Λατος 1.8 pour Λατοῦς, εἰς. τς NI

δ ant Ὁ

— 15, δουλώη 2092, 10, ἀπαλλοτριωοίη 1718, 13, ἀπαλλοτριώουσα 1684, 8, tous postérieurs à l'an 200.

(he Béotien. — δαμιωέμεν — att. ζημιοῦν BCH 1805 p. 161 1.5,

ὴΝ δαμιώοντες SGDI 497: 498; 499; 499 a; 500: 501; BCH < - ᾿ ᾿ . . 2 2 2

2895 p. 157 L. 4 : toutes ces inscriptions furent rédigées #4 au plus tôt dans la seconde moitié du nie siècle avant

# J.-Chr.

Ce genre de conjugaison est de création récente. M. Brugmann (Gr. Gr. p. 306) l'explique par l'influence des verbes primaires en -uw, tels que ζώω, et des temps non présents. Il faut y ajouter celle du subjonctif de δίδωμι et de *£wy, qui fut décisive : le béotien, le delphien et le phocidien sont les seuls dialectes qui aient maintenu l'hiatus dans ces subjonctifs'; ce sont aussi les seuls où δοχιμώω ait existé. Bien que géographiquement contigus, À ils ont pu se donner indépendamment l'un de l'autre cette | nouvelle conjugaison.

ἅ C'est ainsi que le locridien ne dit que βεδαιούτω, non βεδαιωέτω, mais aussi il contracte διδῶς SGDI 1458, 43. ; Phocidien : ζῴη SGDI 1532 € 3: IGS HE, τ΄ τοῦ, 3, | σώοντι pour ζώωντι SGDI 1523, 21; — mais ζῶντι 1545, 7. Delphien : ἀποδώη, de ἀποδίδωμι. 1717, 9, Sént, Con, ζώωσι, ζώοντος, ζώουσα, etc. : le présent ζώω. à diverses formes, se 1 lit près de cent fois, βιώη 1851, 7: 1992, 4; τοῦτ, 10: — mais, avec contraction, δῶντι 2642, δῦ, ἀποδιδῶντι 20/42, 50, ζῶντι quatre fois, βιοῖ 1852, 14, βιούσας 1798. 16 et quelques autres.

Béotien : ἀποδώει « rendre, payer » SGDI 488, 55, δώει « vivre » 425, 14; IGS I, 1798, τ, ζώει SGDI 389, 10 ; 391,4; 4ox, 4: 406 d 3; 406 n τ: BCH 1805 p. 157, 3, ζῴωνθι SGDI 385, 4; 402, 6; — mais ζῶνθι SGDI 305, 6.

Comme δοχιμόω avait son futur en -wcw, aussi bien que δίδωμι et Low, on créa un subjonctif δοχιμώω. modelé sur ww et ζώω, puis toute une conjugaison nouvelle, Les

τ, On ignore le subjonctif thessalien de δίδωμι et de “Édwy.

formes contractées, telles que ζῶντι, se rencontrent assez rarement; sont-elles phonétiques”?

L'importance du subjonctif dans cette question apparaitra clairement, si l'on considère le participe delphien éronahorréores SGDT 2050, 20 : il doit son existence à un subjonctif ἱστάνε, qu'il est permis d'inférer! de ἀντιπριάηται 1917, 10, χρηάηται 2183, 12.

D'un autre côté, sur le modèle de δοχιμοῦσθαι en regard de δοχιμώει, les Delphiens firent l'infinitif ἀποδοῦσθαι — att. ἀποδόσθα. 2988, 24, en regard de ἀποδώει. Allant plus loin encore dans la voie de l'analogie, ils formérent, sur l'infinitif συλῆν, le participe συλήοντες.

Enfin, le caractère composite et récent de cette conjugaison en -ww se montre en évidence dans le bizarre optaüf delphien ἀπαλλοτριωοίη. qui n'est que ἀπαλλοτριοίη où un w fut, pour ainsi dire, inséré postérieurement,

Type δοχίμωμι,

Phocidien. — ᾿Δσδολῴμενοι, nom d'une famille de Phocide (Plutarque, Cim. 1).

B Verbes en -aw.

Locridien*. — νυκὴῆν SGDI 1459, 18, συλῶντα 1479. 3. [ἐπιτήμέων IGS IX, 1, 389, 13. Subjonctif ἀπελάωντι 1458, 8.

Phocidien. — ay IGS ΠΙ. 1, 120, 10, προτιμεόντοις ib. 103, 6, ἐπιτειμέοντες SGDI 1523, 20.

Page 1