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Je futur dorien : ἐχπραξέω à Delphes SGDI 2507, 5, inscrip-
tion de l'an 380 av. J.-C. — M. Boisacq (Dialectes Doriens, p. 192 οἱ suiv.) a rassemblé une ample collection de semblables formes de futur en -569-, qui ont été trouvées en pays de langue dorienne.
Le dialecte d'Héraclée présente une particularité très remarquable : le futur moyen y est en -ῆται à la 3 personne du singulier mais en -ονται à la 3° personne du pluriel : ἐσσῆται, ἐγδιχαξῆται, οἰχοδομησῆται, χαρπευσῆται. Mais χαρπεύσονται, ἔσσονται, παρέξονται, ἐργάξονται, ἐπιμελήσονται, χρήσονται. Il est illégitime de prétendre! que cette terminaison πονται vient de -covrar où -ἰονται, car sur les Tables d'Héraclée on lit ἐγεηληθίωντι 1, 192, ἐμετριῶμες ΠῚ, 18, 45, 53 et les futurs ἀνανγελίοντι 1, 118, ἀνχοθαρίοντι I 132. Au moyen donc nous trouvons -c&- pour le singulier, -c0- pour le pluriel. Dans ces conditions, il faut écrire à l'actif éroreuset, guresget, ἐξεῖ, xodet, οἴο., en regard de ἀπάξοντι, προσμετρήσοντι, ποτάξοντι. δοχιμάξοντι et du participe rpzxccévraca. D'où vient cette coexistence d'un thème en -σεε-- et d'un thème en -σοdans un même type de conjugaison ? Nous avons à choisir entre deux solutions : ou bien l'héracléen ἃ réduit l'usage de - σεο-. ou bien ce double thème est originel, Mais si le dialecte d'Héraclée a un jour changé ἤἔποταξεοντι en ποτάξοντι, comment se fait-il qu'il ait conservé ἀνανγελίοντι, ἀνχοθχρίοντι ? Evidemment la réduction dans l'emploi de -50 estune hypothèse inadmissible, En conséquence, la con- Jugaison πραξέει πράξοντι est très ancienne. Elle est pandorienne, et les formes telles que le crétois πραξίομεν Cauer Del.* 124, 14 et le théocritéen βασεῦνται IV, 26, sont des extensions du suflixe -σε- du singulier *.
Le futur dorien πραξέει se distingue essentiellement du futur des verbes en 6, uw, vo, po ; les formes héracléennes