V. — De la Proposition
44. La proposition est l'énoncé d'un acte de l'intelligence ou de la volonté.
On distingue donc des propositions de deux natures :
4° Les propositions déclaratives, qui énoncent un acte de l'intelligence ou jugement; l'acte est réel, irréel, certain, éventuel. Le mode ordinaire est l'indicatif.
2 Les propositions volitives, qui énoncent un acte de la volonté ou volition (délibération, ordre, désir, souhait, etc.). L'acte est éventuel ou possible simplement. La proposition enferme en elle une idée de finalité (5, 6). Les modes ordinaires sont : l'impératif, le subjonctif, l’optatif; l'indicatif futur.
L'acte éventuel est exprimé par la proposition déclarative
et par la proposition volitive. Dans certains cas, un acte éven--
tuel est exprimé soit par l’une soit par l'autre, suivant la manière dont le conçoit celui qui parle.
45. Lorsque la proposition énonce l'acte proprement dit de l'intelligence ou de la volonté, sa forme naturelle est l’a/firmation. Lorsqu'elle exprime l'état d'ignorance de l'intelligence qui s'informe, ou l'état d'incertitude de l'esprit qui délibère, sa forme naturelle est l'inferrogalion.
46. a) La proposition est indépendante ou absolue, quand elle subsiste par elle-même; dépendante quand elle se rattache à une autre proposition.
Dans le dernier cas, la proposition dépendante est dite aussi secondaire ; et celle à laquelle elle se rattache, principale.
La réunion d'une proposition principale et d'une proposition secondaire forme une période grammaticale.
La proposition principale est presque toujours une proposition indépendante.
b) La proposition indépendante marque le temps absolu.
La proposition dépendante (qui n'est pas au style indirect) marque le temps relatif, par rapport au temps de l'acte exprimé dans la proposition principale. Il faut donc toujours comparer le temps marqué dans la proposition dépendante avec le temps inarqué dans la proposition principale.