‹ Etude sur le grec du Nouveau TestamentChapitre 4 sur 101 · E. Sorxocces, loc. cit · texte numérisé non relu

E. Sorxocces, loc. cit

XII INTRODUCTION

velle Rome et de Constantinople. Les Grecs commencèrent alors à perdre le sentiment de leur nationalité; on les appelait Romains, parfois Romains de l'Est, pour les distinguer des Romains occidentaux ou véritables Romains.

« Malgré les changements qu'elle subit, la langue grecque conserva son caractère original jusqu'au vire siècle; c'était toujours, à proprement parler, l'ancien grec; mais elle employait beaucoup de mots et de tours qu'évitaient en général les bons écrivains, comme saint Jean Chrysostome.….

« Du commencement du vue siècle à la fin du xi1°, la langue perdit beaucoup de son caractère original, par suite de l'ignorance générale de ceux qui la parlaient et de l'introduction d'éléments étrangers. Les flexions grammaticales restaient pour la plupart celles de l’attique; mais une foule de mots nouveaux, d'expressions nouvelles, de sens nouveaux donnés aux mots anciens, envahissaient chaque jour la langue. La syntaxe, de son côté, subissait des changements importants, »

Il faut distinguer soigneusement dans le grec byzantin la langue parlée ou familière de la langue littéraire. Jusqu'au vie siècle, les deux langues ne diffèrent pas essentiellement l’une de l’autre. Du vu au xi° siècle, la langue parlée, très corrompue, s'écarte beaucoup de la langue littéraire. C'est la première qui sert de lien entre le grec ancien, qui avait persisté tant bien que mal jusqu'au vr° siècle, et le grec moderne, seul employé et compris par la masse à partir du ΧΙ siècle. (Voy. d’ailleurs SoPxocLes et MULLACH, 0pp. citt.)

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