‹ Étude sur le laitChapitre 15 sur 17 · TA · texte numérisé non relu

TA

dans laquelle le nombre 96,5 est, d’après Bouchardat, le poids de l'extrait du lactoserum moyen des laits. On voit par là que pour connaître la quantité d’eau ajoutée frauduleusement à un lait, il suffira de déterminer l'extrait E° de son lactoserum.

Non seulement M. Quesneville est arrivé ainsi à pouvoir constater le mouillage et l’écrémage, à différencier ces deux sortes de falsifications et à les calculer ; mais même à reconnaître, par l'examen du petit-lait, d’autres falsifications telles que : additions de sels ou de petit-lait. Il a démontré, en effet, que la caractéristique du petit-lait normal est constante et voisine de 2,3 et qu’il existe, en outre, une relation immédiate entre le degré saccharimétrique du petit-lait et les chiffres caractéristiques de sa densité.

Il ressort de cet ensemble de recherches :

1° Que lorsqu'on trouvera pour un lait une caractéristique comprise entre 2,65 et 4,0, on sera en droit de soupçonner l’écrémage.

2° Que la diminution de la caractéristique du lactoserum indique l’addition au lait de sels ou de petit-lait.

3° Que le poids de l'extrait du lactoserum, inférieur à 96, indique le mouillage.

Nous ajouterons en terminant cette rapide revue, que M. Quesneville a dressé des tables dans tous les cas possibles et qu’on pourra, en un quart-d’heure, en se reportant à ses

Ce tables, déterminer : le beurre, le mouillage, l'extrait, l’écrémage, par la connaissance seule :

1° De la densité du lait.

2° Du volume de la crême, v.

3° De la densité du lactoserum.

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